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Romane et les plaisirs solitaires (ch. 2)

Romane et les plaisirs solitaires (ch. 2)



Chapitre 2

On finissait de dîner.
– Je peux te demander un truc ?
– Bien sûr. Vas-y !
– Ce matin, quand tu l’as eu ouverte la clef, que tu t’es rendu compte de ce qu’il y avait dedans, ça a quand même dû te faire vachement drôle.
– Un peu…
– T’as ? Oh, et puis non, dis rien ! Dis rien ! Je préfère pas savoir, tout compte fait. En douce que qu’est-ce tu dois penser de moi maintenant !
J’ai éclaté de rire.
– On n’est plus au Moyen-Âge, attends ! Une nana qui se donne du plaisir, il y a vraiment pas de quoi en faire tout un plat.
– Tout le monde pense pas comme ça.
– Oh, quand même ! Au jour d’aujourd’hui…
– Oui, oh, ben alors là détrompe-toi ! Pour la plupart des types, une nana qui se caresse, c’est qu’elle est en manque. Qu’il lui faut une queue.
– Mais ça n’a rien à voir enfin !
– Heureuse de te l’entendre dire.
– C’est évident. Et pareil pour nous, les mecs. Quand tu te donnes du plaisir, c’est une affaire entre toi et toi. Entre toi et ton imaginaire, tes fantasmes, tes souvenirs. L’autre, quand tu t’occupes de toi, il te dérange plutôt qu’autre chose.
– Ah, ça, c’est sûr !
Elle a souri.
– Tu sais que je voulais pas y venir en colocation, ici, avec toi ? Si Ludovic avait pas insisté et insisté. « Mais il y a que des avantages enfin ! », jamais je me serais décidée. Et tu sais pourquoi je voulais pas ? Parce que je me connais. Quand je suis dans mon délire, souvent je maîtrise plus rien. Je me mets à beugler comme une possédée. Alors je me disais qu’un jour ou l’autre, forcément, tu finirais par t’en apercevoir, surtout dormant dans la chambre juste à côté, et que, ce jour-là, c’en serait fini de ma tranquillité. Tu voudrais absolument me sauter. Si j’avais su…
– Si t’avais su quoi ?
– Ce que tu viens de me dire. Comment t’es. Ce que tu penses. Parce que depuis que je suis ici, j’arrête pas de me retenir et de me frustrer.
– T’as plus la moindre raison de le faire.
– Je vois bien. Oh, mais je vais me ratt****r. Et ça va pas faire semblant.

On ne s’est pas attardés bien longtemps à table. Elle était pressée de regagner sa chambre après cette petite conversation, et moi, d’aller m’installer à l’ordi. Où j’ai mis les écouteurs et ouvert au hasard l’une des vidéos que j’avais copiées. La douze… Allez, la douze ! On y voyait un canapé, en gros plan, adossé à une fenêtre. Elle y était agenouillée, de dos, vêtue d’une veste et d’un pantalon de jogging, et regardait quelque chose, au-dehors, avec infiniment d’attention. Quoi ? Impossible de s’en faire la moindre idée. Dans la chambre, à côté, elle s’est mise à haleter. J’ai intérieurement souri : elle perdait vraiment pas de temps. Sur l’écran, elle a glissé une main – la droite – dans son pantalon. Le coude s’est imperceptiblement mis à bouger. Le rythme s’est, très vite, accéléré. Le spectacle devait être, pour elle, particulièrement excitant. Elle a poussé un grognement sourd, de fond de gorge. Un autre. Toute une sarabande de grondements qui ont pris du volume, de l’ampleur dans les écouteurs. D’autres sont presque aussitôt venus, d’à côté, s’y superposer, sur un registre plus débridé. Échevelé. Elle jouissait. Je l’ai laissée finir. Sur l’écran comme dans la chambre. Et j’ai relancé la vidéo. Je l’ai reprise du tout début. Avec des arrêts sur l’image. Des retours en arrière. Je me suis imprégné du moindre détail. J’ai ressuscité son plaisir. Deux fois. Trois fois. Et finalement répandu le mien. Sans jamais quitter le sien des yeux.

J’ai fort mal dormi. D’un sommeil de surface. Au moindre bruit, je me réveillais en sursaut et je tendais l’oreille, le cœur battant : est-ce que, par hasard, elle était en train de « remettre ça » ? J’écoutais. Non, elle dormait. Je m’assoupissais à mon tour. Des rêves venaient m’assaillir. Elle était agenouillée sur son canapé devant la fenêtre. Je la regardais regarder. Elle se retournait brusquement, découvrait ma présence et me lançait, furieuse : « Tu me paieras ça, espèce de petit salopard… Tu me paieras ça. » Ou bien je me trouvais devant une multitude de clefs USB. Des centaines. Des milliers. Au milieu desquelles il fallait absolument que je retrouve « la bonne ». Je fouillais. Je fouillais désespérément. C’était mission impossible. Je me réveillais en nage.

Quand j’ai émergé, sur le coup de dix heures, elle a éclaté de rire.
– Oh, cette tête ! Non, mais cette tête de crevé ! Heureusement que c’est samedi. Que t’as pas cours.
Elle, elle était en pleine forme. Maquillée. Reposée. Toute pimpante.
– Moi ? J’ai dormi comme un bébé. C’est comme ça que ça se passe, en général, quand j’ai pu me lâcher.
On a déjeuné ensemble. Face à face.
– Ça me rappelle…
Elle a souri. Semblé contempler quelque chose très loin.
– Ça me rappelle… Il y a deux ans, j’ai passé quelques mois chez Domitille, une copine. Elle en était, elle aussi, de la comédie. Au moins autant que moi. Tous les soirs, on se le faisait. Chacune de son côté. Et le lendemain matin, au petit déjeuner, quand on était comme ça, en face à face, on se racontait. Tout. Si ça avait été bien. Comment on s’y était prises. Si on avait utilisé seulement les doigts. Ou bien autre chose. Et quoi. On entrait dans les détails. On adorait ça. On se disait même les images qu’on avait fait venir pour s’exciter…
– Chiche !
– Chiche que quoi ? Que je te raconte à quoi je pensais cette nuit pendant ? Tu crois que j’en suis pas capable ?
– Eh ben, vas-y !
– J’étais à la fac, dans les toilettes. Sur le coup de onze heures. Au moment où ça s’agite le plus. Enfermée dans ma cabine, la culotte sur les chevilles, je me laissais bercer par les voix des filles qui, devant les glaces, retouchaient leurs maquillages. Elles parlaient. De leurs mecs. De ceux des autres. Des profs. Des cours. De sapes. Je n’écoutais pas vraiment. C’était un fond sonore sur lequel je m’effleurais avec délectation. Je me suis faite plus précise, plus intrusive. Ça s’est mis à exiger. C’est devenu complètement incontrôlable. Et juste au moment où l’orgasme a surgi, la porte, que j’avais malencontreusement oublié de verrouiller, s’est ouverte. Je me suis trouvée nez à nez avec une petite brune qui s’est époumonnée… « Oh, la vache ! Il y en a une qui se branle là-dedans ! » On s’est précipité de toutes parts et c’est devant cinq filles hilares que j’ai pris mon pied. Et je peux te dire que ça y allait les commentaires.
– Tu l’as déjà fait en vrai ?
– Me masturber dans les toilettes ? Oh, ben oui, attends ! Ça coupe bien une journée. Mais je ferme la porte. Faut être raisonnable. Même si je serais bien tentée des fois. Bon, mais et toi ?
– Moi ?
– Ben oui, toi ! Tu me feras pas croire que, cette nuit, t’es resté les bras sagement croisés sur les draps.
– J’étais à l’ordi.
– C’est bien ce qu’il m’avait semblé. Et alors ?
– Je t’ai regardée regarder dehors, agenouillée sur un canapé.
– Ce qui veut dire que tu m’as piraté ma clef. J’en étais sûre.
– Tu m’en veux ?
– Non. T’es un mec. Et même… Pour être tout à fait sincère, ça me déplaît pas vraiment.
– Et c’est quoi que tu regardes comme ça ?
– Une nana à sa toilette. Une nana qui se doute pas qu’on peut la voir.
(à suivre)

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