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Les chroniques de la Comtesse

Les chroniques de la Comtesse



— Boum, Boum ! Une attaque des fell !

Je plongeai de mon lit à la recherche de mon flingue !

— Toc ! Toc ! Bougre de feignant ! T’es pas encore levé ? T’as vu l’heure qu’c’est ?

Ce n’était que mon père qui tambourinait comme un marteau à la porte de ma chambre. Je ne risquais plus rien ; la guerre, enfin ma guerre, était finie. J’avais été démobilisé depuis une quinzaine de jours et j’avais quitté le Bled pour regagner mon bled de la Chaux sur Main.

— Mais tu vas sortir de ton pageot ! Mais qu’est-ce qui m’a foutu un fils pareil ! T’es ben le portrait de ta garce de mère ! Toujours à rien foutre !

Mon réveil me dit qu’il était sept heures ! Presque l’heure du casse-croûte pour mon vieux. Après une nuit de cauchemar éveillé, cela faisait à peine deux heures que je roupillais.

— Et pourquoi faudrait que je me lève, hein ? Tu veux pas que j’ t’aide aux champs !
— Un gominé de ton espèce ! Tu serais bon qu’à att****r des ampoules !

Mon vieux m’en voulait parce qu’avant de partir « servir la France » en Algérie, j’avais fait des études ! Enfin j’avais réussi le concours de l’Ecole Normale et j’étais bachelier ! Il ne voulait surtout pas que son fils qu’était « instructionné » soit vu en train de piocher les vignes.

— Bon, alors pourquoi tu veux que je me lève ! C’est dimanche, tu crois quand même pas que j’vais aller à la messe !
— Non ! Mais j’ai rencontré Monsieur l’abbé ! I’s’en revenait de chez M’dame la Comtesse !

Marie Angélique de Burnecreuse, Baronne de Saint Vit, Comtesse de La Chaux de Main, 21ème du nom… Tout un poème ! Une légende même ! Son ombre tutélaire planait au-dessus du village. Tout le monde en parlait avec déférence, mais je ne l’avais jamais aperçue. La seule chose que je connaissais : sa Mercedes – la même qu’Hitler, paraît-il – qui traversait le village tous chevaux dehors, mais toutes vitres fermées.

— Qu’est-ce que tu veux que ça me foute !
— I lui a parlé de toi.
— Ça m’fait une belle jambe ! J’en ai rien à foutre de cette vieille peau !
— D’abord tu ferais ben d’être poli en parlant de Madame la Comtesse et ensuite, elle a besoin d’un secrétaire !
— Un secrétaire ? Et alors ?
— Alors faut qu’tu t’présentes au château à neuf heures.
— Mais chuis pas…

Et mon vieux de m’expliquer que « Madame la Comtesse » ne cherchait pas un vulgaire secrétaire, mais un secrétaire particulier (!) pour l’aider à écrire ses mémoires.

J’avais été libéré en mai; j’devais poireauter jusqu’en septembre pour rejoindre l’Ecole Normale. Ce pouvait être intéressant – en tout cas, ça me changerait les idées – de côtoyer cette ancêtre, dernier bastion de résistance d’une société en voie de disparition. Je me rendis donc aux arguments de mon paternel. À huit heures et demi, j’enfourchai mon vélo et pédalai en direction du château.

**************

La grille du château de La Chaux de Main, que de fois ne l’avais-je longée ! L’exactitude étant la politesse des grands, à neuf heures moins cinq, je désenfourchai mon vélo que j’appuyai contre le mur d’enceinte. Je poussai la porte de service – j’allais quand même pas passer par le grand portail, d’ailleurs j’aurais été en peine car il était toujours fermé à double tour – et pénétrai dans l’antre de la Noblesse (avec un N majuscule). Bon, je vous décrirai pas le parc, ni ne vous donnerai la marque des arbres qui bordaient l’avenue permettant d’accéder au château. Sachez simplement que tout était magnifique.

Le péquenaud servile que j’étais dans ma ford intérieur submergea l’étudiant contestataire. Aussi c’est d’une démarche empruntée, timide que j’enfilai l’allée qui jouxtait le chemin principal. J’étais profondément dans mes pensées lorsque j’entendis un grand cri – féminin apparemment – sur ma droite. Cri suivi du bruit sourd d’un objet lourd qui tombe. Je me précipitai. Au milieu d’une pelouse plus ou moins entretenue, se dressait un grand cerisier chargé de fruits.

A ses pieds, un grand escabeau de bois renversé. Je compris tout de suite ce qui s’était passé. Quelqu’une ramasse des cerises, un geste malencontreux et hop! l’escabeau se fait la malle. Comme il n’y avait personne par terre, la personne qui avait crié devait encore être dans l’arbre. Je m’approchai et levai les yeux.

Spectacle des plus intéressants à un mètre environ au-dessus de ma tête ! C’était bien une femme ! Elle embrassait une grosse branche des bras et des jambes. Ce faisant, sa robe ample et légère était remontée sur son ventre. Le pan arrière pendouillant m’offrait une vision délirante sur sa culotte. Délirante parce que des culottes comme ça j’en avais jamais vu ! Je n’étais pas très calé sur la lingerie féminine – mes seules connaissances venaient de mes virées au B.M.C. (pour les ignares Bordel Militaire de Campagne) – mais en comparaison celles que ma mère achetait chez Madame Isabelle, la mercière du bourg voisin, semblaient modernes.

Imaginez une espèce de bermuda arrivant à mi-cuisses, jambes terminées par un liseré en dentelle de quelques centimètres. Je suis sûr que vous avez déjà vu ça dans des écomusées. Pas vraiment érotique me direz-vous. Certes non, mais cette culotte découvrait des cuisses aux muscles harmonieux. Muscles tendus sous les efforts que devaient faire la femme pour ne pas tomber. Muscles dont la netteté du trait, l’impression de solidité révélaient la sportive. Déjà ces jambes qui disparaissaient sous la rude étoffe blanche avaient de quoi réveiller le cochon qui sommeille en vous.

Mais ce n’était que mise en bouche ! La culotte de la jeune femme – le maintien et l’aspect général de ses cuisses indiquaient sa jeunesse – dans sa chute s’était sans doute accrochée à une quelconque branche ou sous le choc l’antédiluvien sous-vêtement avait-il rendu l’âme. Il en résultait une déchirure longitudinale. Déchirure providentielle qui me permit de constater qu’elle avait la fesse – du moins la gauche – charnue, bien dessinée, que sa toison broussailleuse grisonnait déjà un tant soit peu. Situation d’autant plus bandante que dans les mouvements désordonnés et inefficaces qu’elle faisait pour essayer de monter sur la branche, son petit cul se crispait, faisant ressortir la rondeur de la fesse, soulignant sa fermeté; la culotte malmenée, tour à tour découvrait ou cachait des parties de son intimité. Le plaisir d’attendre l’apparition d’un bout de lèvre, d’une touffe de poils…

Dans mon pantalon de tergal bien repassé que j’avais enfilé pour l’occasion, y’avait réunion au sommet. D’ailleurs, Popaul était tellement au sommet qu’il cognait contre la ceinture pour qu’elle le libère. Je ne sais pas combien de temps je serais resté à contempler ce joli cul si une voix encolérée ne m’avait pas tiré de ma béatitude :

— Jeune homme ! Serait-ce un effet de votre bonté que d’arrêter de baver devant mon entrejambe et de me tirer de ce mauvais pas.

Voix autoritaire de quelqu’un qui a l’habitude d’être obéi. M’dame la Comtesse avait peut-être une petite fille, à moins que ce soit une de ces dames de compagnie qui lèchent le cul à Madame, mais se montrent méprisante envers le bas peuple.

— Justement, M ’dame, répondis-je effrontément, j’réfléchissais au moyen d’vous sortir de là.
— Et c’est pour ça que vous bandez comme un Turc, je suppose !

Elle avait pas les yeux dans sa poche et manquait pas de sang-froid. Je ne sus que répondre. Aussi enchaîna-t-elle :

— Voilà ce que nous allons faire. Avancez encore de deux pas et n’en profitez pas ! Vous avez assez regardé et vous allez avoir besoin de toute votre tête ! Voilà ! Maintenant, je vais poser mes pieds sur vos épaules ! Lorsque je serai stabilisée, je laisserai glisser mes jambes jusqu’à ce que je sois en appui sur vos épaules. Ensuite, il vous suffira de me descendre le long de votre corps !

Je ne pus retenir un ricanement.

— Cessez donc de glapir ! Concentrez-vous ! Et att****z mes chevilles !

Elle dégagea d’abord sa jambe droite. J’attrapai sa cheville, ne pouvant ignorer au passage la finesse de l’attache, l’élasticité et la douceur de la peau. J’étais très loin des putes sur le retour que nous consommions au Bled. Je l’aidai à poser son pied chaussé d’une légère sandale sur mon épaule gauche. Nous procédâmes de façon analogue avec la jambe gauche.

Elle se retrouva alors, pieds campés sur mes épaules, jambes pliées entrouvertes, fesses en arrière, bras tendus, mains crispées sur la branche, dans une position acrobatique. J’essayai de me concentrer comme elle me l’avait demandé, mais il aurait fallu que je garde les yeux baissés. Or pour l’aider efficacement, fallait que je regarde vers le haut.

Et vers le haut !! Comment ne pas voir à travers la déchirure de la cotonnade, d’autres fêlures, congénitales celles-là, comme le chantera plus tard Brassens. La végétation pourtant luxuriante ne parvenait plus entièrement à masquer l’entrée de cette déchirure verticale. Je devinai plus que je ne voyais ces grandes lèvres encadrant sa vulve entrebâillée. Cette même végétation, en touffe de boucles brunes/grises, fléchait la raie culière l’air de dire « pour l’anus suivez les flèches ». Et surtout, surtout, ces odeurs grisantes : la robe s’étant rabattue sur la face externe des cuisses ramenait vers moi des effluves odorantes que son corps avait libérées durant son combat contre l’arbre. Nouveau retour à la réalité !

— Au lieu de rester béat, avancez donc que je puisse me laisser glisser !

Ainsi fut fait ! Ses cuisses glissèrent sur mes épaules, sa robe étant stoppée par ma tête. Contact caressant de cette peau dénudée à travers l’étoffe frustre de ma chemise. Ma bite, de frustration, tressautait dans sa prison. Quelques secondes plus tard, ce fut la sarabande. Un instant, je crus que j’allais éjaculer dans mon slip quand son minou passa à la hauteur de mes yeux. Je n’en avais jamais vu un de si près. Circonstance aggravante, la substance luisante qui en maculait les poils semblait prouver que la dame avait apprécié de s’être montrée.

S’il me restait quelque doute, la manière « fortuite », dont elle vint coller son sexe contre ma bouche les leva. J’étais totalement puceau en la matière, mais j’avais des lettres, en tout cas j’avais eu entre les mains suffisamment de revues pornos pour savoir qu’il y avait quelque chose à faire. Tenant toujours sa branche, elle avait placé ses pieds contre mon ventre. Je lui agrippai les hanches pour soulager l’effort de ses bras. Et je me lançai bravement ma langue à l’assaut.

Ayant joué les débroussailleuses, elle pénétra le vagin effectivement très lubrifié. Inexpérimenté, je remuais ma langue à l’intérieur de cette brûlante cavité mais très vite, j’eus l’impression que malgré l’inconfort de sa position, c’est son sexe qui jouait avec ma langue. Les poils de sa chatte qui bougeait sans cesse m’agaçaient le menton. Un truc ferme se frottait contre le bout de mon nez. J’essayai d’adapter le rythme de mes lècheries à ses mouvements de bassin. Je devais pas trop mal m’y prendre car au-dessus de moi, je l’entendais râler et sa respiration s’emballait.

Mes mains avaient délaissé ses hanches pour soutenir son cul dans ses contorsions. Cul aussi ferme que je l’avais pensé. Je le malaxai sans retenue tout en lui imprimant les impulsions nécessaires à mon minoutage. Devant ses réactions très positives, je prenais de l’assurance. Mon nez jouait avec ce que j’avais compris être son clitounet. Petits frottements, douces pressions. Je le remontais, tournais autour, lui racontais des histoires inuits. Mon nez était tout baveux de sa mouille. Ma langue s’aventurait plus profondément en elle, nettoyant avec une application passionnée jusqu’au dernier repli. Combat perdu d’avance, car plus je nettoyais, plus les parois se couvraient de cyprine. Ma cavalière s’agitait de plus en plus. Soudain, d’une voix limite hystérie, elle déclama :

— Wouui !… Mon ami ! Oh Wouui ! Fouissez-moi ! Léchez-moi ! Buvez-moi ! Attaquez-vous à ce temple que nul, hormis ma main et quelques cucurbitacées, n’a visité depuis la mort de mon défunt mari. Paix à son âme.

Ouille ! Ouille ! Elle perdait les pédales. Bizarrement, cela me fit retomber sur terre. J’étais venu pour voir M’dame la Comtesse et j’étais en train de faire minette à sa petite-fille, sa gouvernante ou peut-être sa cuisinière ! Si la mère de La Chaux de Main s’amenait, y’allait avoir du sport. Ces pensées parasites me firent perdre un peu le fil. Mon hôtesse du dessus me rappela à mes devoirs en frictionnant fortement son connet poisseux contre mon visage…

— Mon ami ! Vous avez ouvert la voie ! Il ne serait pas séant de me laisser ainsi sur ma faim ! N’ayez point peur d’y mettre votre langue au plus profond ! Faites-moi vibrer ! Enfoncez votre langue jusqu’au tabernacle ! Buvez au calice de ma féminité ! N’ayez crainte, j’ai fait mes ablutions du matin !

Complètement jetée, c’tte bonne femme ! Mais n’empêche ! Continuer de parler comme dans un salon alors que son cul ne tenait plus en place, chapeau ! Ce devait être une parente pauvre de la Comtesse. Elle parlait trop bien pour être une domestique. Je triquais de plus en plus, ma queue se trouvait de plus en plus étranglée dans mon slip. Mais bon, à la guerre comme à la guerre.
Foin de toute timidité, de toute retenue ! Ma langue reprit ses pérégrinations, ma partenaire ses soupirs et ses délires. Je lui bouffais la chatte comme un malade. Un instant, j’abandonnai son intérieur si confortable pour m’occuper de son clitounet d’amour. Petite tige perdue au milieu d’un buisson détrempé ! Lorsque mes lèvres se refermèrent sur son bourgeon, un frisson nerveux parcourut tout son corps.

— Mon Dieu ! Jésus ! Marie ! Joseph ! Et tous les saints du Paradis ! Vous me faitttttes… Oh oui mon ami ! Je défaillllle ! Tétez ce bourgeon d’infamie ! Peu importttte l’enfer ! Je veux bien y brûler ! Mais tétez, tétez ! N’ayez pas peur d’y mettttttttre les dents, je ne suis pas en porcelainnnne !

Je n’écoutai plus trop ses délires. Il fallait que je l’amène au plaisir avant qu’elle ne se casse sa belle gueule d’aristocrate; avant que la Comtesse alertée par le bruit ne se pointe – heureusement, elle n’avait sans doute pas branché son sonotone ; et surtout avant que je ne me vide dans mon futal.
Je continuais de sucer avec application son bourgeon, à l’occasion le mordillais. À chaque mordillement, frissonnement de la dame de plus en plus prononcé jusqu’à devenir secousse. Peur de la voir tomber ! Pour assurer ma prise, je cramponnai ses fesses; dans ce geste mes index appuyèrent contre son anus. Que n’avais-je fait ! Les secousses grimpèrent de plusieurs degrés sur l’échelle de son cul.

— Ne craignnnez point ! Ouvrez cette portttte de vos doigts agiles ! J’ai traversssé une guerre mondiale ! Que dianttttre ! Ne m’épargnez point ! Enfoncez vos doigts ! N’ayez aucune craintttte… Les Allemands sont passés par là ! Et où la Panzzzzer division est passée…

De telles invites ne pouvaient être ignorées ! J’appuyais de mes deux index joints contre cette porte de service qui s’ouvrit sans aucune difficulté. Mes doigts s’y enfoncèrent comme dans du camembert bien fait.

— Enfoncez- les autttttant qu’il vous est possible !… Remontttttez jusqu’au tréfonds de… Voilà ! Ce n’est pas si difficilllle !

Ce n’était pas si difficile ! Je la ramonais avec force tout en continuant de malaxer ses petites fesses, de sucer/mordiller/lécher son clito. À chaque coup de piston, mon menton s’insérait un peu plus entre ses grandes lèvres démesurément ouvertes, fourbissant l’entrée du vagin. Son souffle s’accélérait. Ses propos n’étaient plus que mots sans suite remplis de tttttttttttt. Son cul s’empalait de plus en plus férocement sur mes doigts. Dans la tourmente j’avais perdu son clito. Mon visage n’était plus qu’un frottoir dévolu à son plaisir. J’étais barbouillé de ses sécrétions.
Soudain, au faîte de son accélération, elle se cabra, pressa puissamment, violemment sa vulve contre mon menton comme si elle voulait qu’il la baise. Elle resta quelques secondes totalement immobile, embrochée sur mes doigts, encastrée dans mon menton. Un silence libératoire remplaça sa logorrhée incohérente. Son corps se décontracta. Sans autre forme de procès, avec une agilité de gymnase, accompagnée par mes mains serviables, elle se laissa glisser jusqu’au sol. Alors que je la tenais encore embrassé, un rien présomptueux je lâchai :

— Alors, t’as aimé ?

Oup’s ! J’avais dû dire un truc qui fallait pas ! Elle me repoussa brutalement, s’écarta. D’une voix froide, elle me tança :

— Mon jeune ami ! Que vous m’ayez réjoui le corps est une chose ! Cependant, mon mari – qu’il repose en paix – et mes amants, même au plus fort de la passion ne m’ont jamais tutoyée… Même ce général américain, pourtant un rustre, lorsqu’il me sodomisait, ne se le serait pas permis ! Pourtant avec ce que j’avais à me faire pardonner à la Libération, s’il l’avait osé, je n’au… enfin ! Brisons-là ! Je ne suis pas arrivée à mon âge pour qu’un jeune godelureau, aussi charmant soit-il, se le permette !

Devant mon air piteux et ahuri, elle poursuivit :

— Je veux bien vous excuser pour le plaisir que vous m’avez prodigué ! Mettre sur le compte de la jeunesse, cet enthousiasme prolétaire ! Mais de grâce, évitez d’être discourtois ! Et maintenant qui êtes-vous et que faites-vous sur ma propriété ?

Ma propriété ! Ma propriété ! Cette femme qui était devant moi, c’était Marie Angélique de Burnecreuse, Baronne de Saint Vit, Comtesse de La Chaux de Main ! Je venais de faire prendre son pied à m’dame la Comtesse ! Non, c’est pas possible, ce devait être sa fille ! Elle était beaucoup moins jeune que je l’avais pensé, même nettement moins. Ces propos délirants me l’avaient fait comprendre. Mais j’avais devant moi une grande femme, mince, cheveux bruns coupés à la garçonne, pas de seins visibles, pas de hanches – mais ça, je l’avais déjà vu ! Cinquante, cinquante-cinq maximum ! Pas une douairière de quatre-vingts piges !
Devant mon air constipé, consterné, elle éclata de rire :

— Ben vous avez perdu votre langue, pourtant tout à l’heure vous sembliez plutôt l’avoir très agile. Je répète, reprit-elle, retrouvant son sérieux, qui êtes-vous et que faites-vous sur ma propriété ?
— Hue ! Je… Je suis… Je suis Armand Drin, le fils de Clément le vigneron. Et j’ai rendez-vous avec votre mère.

Nouvel éclat de rire.

— Avec ma mère ? Vous êtes sacrément en retard ! Elle est décédée sans doute avant votre naissance ! Je suis très flattée que vous me preniez pour ma fille ! Mais je suis Marie Angélique de Burnecreuse ! C’est avec moi que vous avez rendez-vous ! M. l’abbé Tadeudeau m’a fait grand compliment de vous, malgré votre athéisme affligeant.
— Mais… bêlai-je.

Je me sentais complètement stupide ! Avec mes remarques à la con, j’avais tout foutu en l’air ! Adieu le boulot tranquille ! Et surtout, j’allais pouvoir aller me palucher. M’étonnerait que M’dame la Comtesse ait envie de côtoyer un tel idiot !

— Bon Armand ! Quittez votre air de chien battu ! Vous avez brillamment réussi la première épreuve pratique – bien que je ne l’imaginais pas ainsi. Avant de passer à la seconde partie pratique, il serait souhaitable de théoriser un brin et de voir de quoi vous êtes capable dans des travaux plus intellectuels. Suivez-moi !

Grand soupir intérieur ! Malgré ses grands airs, elle me plaisait bien Marie Angélique. Il fallait que je montre à la hauteur pour qu’elle m’engage. J’espérais bien qu’au travail s’ajouteraient quelques autres plaisirs… Je la suivis.

Elle marchait d’un bon pas. Je la laissai me devancer d’un mètre ou deux afin de la détailler à mon aise. J’ai toujours aimé marcher derrière une femme. Une démarche est toujours très révélatrice. Marie-Angélique de Burnecreuse, bien que noble, n’échappait pas à la règle commune. Elle avait le déhanchement très expressif. Son petit cul qui tanguait à chaque pas, entraînant la robe dans un balancement suggestif donnait l’envie irrésistible d’y porter les mains, d’en goûter la fermeté. Sauf que c’était Madame la Comtesse ! Que je ne me sentais pas de me comporter avec elle comme avec mes « fleurts » du samedi soir. Ma bite, ignorante des us et coutumes du Grand Monde, se blessait à nouveau contre ma ceinture tant elle se redressait.

Lorsqu’on ne voyait ni ses mains tachetées, ni son visage ridé, on ne lui donnait guère plus de trente ans. Une silhouette svelte, élancée, de longues jambes aux attaches fines. Point de varices ou autre veine éclatée, une peau fraîche que l’outrage des ans avait épargnée. Une taille marquée malgré des hanches étroites. Un buste longiligne prolongé par un cou gracile.

La robe sans manches découvrait des épaules délicates presque frêles contrastant avec des bras tout aussi fins, mais dotés d’une musculature aiguisée. Grande, pas loin du mètre soixante-dix, elle ne me rendait que quatre ou cinq centimètres. Quelque mauvaise langue aurait pu lui appliquer le qualificatif d’échalas, mais sous ce soleil matinal, dans cette robe froissée, je trouvais Marie-Angélique de Burnecreuse très bai…, très désirable.

Elle grimpa quatre à quatre les trois marches du perron qui conduisait à l’entrée principale, ouvrit la porte et entra. Au seuil de cette demeure historique dans laquelle si peu de gueux avaient posé le pied, j’eus un instant d’hésitation. M’dame la Comtesse se retourna, impatiente :

— Qu’attendez-vous mon jeune ami ? Entrez ! Nous n’allons pas…

A ce moment ses yeux découvrirent la bosse conséquente qui déformait mon pantalon.

— Est-ce moi qui vous fait cet effet là, jeune homme ? Ou plus probablement, n’avez vous pas honoré de drôlesse depuis des lustres ! Il n’est pas possible qu’une femme de mon âge, quoique noble, puisse vous émouvoir ainsi ?

Et moi le frondeur, moi le bravache, moi qui venais de me battre pendant deux ans contre le F.L.N., moi de répondre, obséquieux, les yeux dans les chaussures, redevenu le bouseux du village que je n’avais cessé d’être – il me manquait juste la casquette à triturer dans mes mains tremblantes :

— C’est vous, Madame la Comtesse, qui me mettez dans cet état. Vous voir marcher devant moi fut un délicieux supplice. Mon cœur bat la chamade (et ma bite bat la mesure !! mais ça je ne lui ai pas dit).
— Mais il avait raison l’abbé Tadeudeau. Vous vous exprimez très bien pour un petit paysan.

Petit paysan ! M’dame la Comtesse, elle avait de la chance qu’à cette minute précise mon cerveau était dans mon slip, sinon je lui aurais rappelé ce qu’on en avait fait des aristos dans son genre ! Mais vu la trique que je me trimballais, le « petit paysan » avala la couleuvre avec le bocal …

Mais l’autre, fine mouche, s’était bien aperçue que je tordais le nez. Elle lança sa main, m’attrapa Popaul, m’attira à elle, colla son corps contre le mien. Ses seins n’étaient pas conséquents pourtant, je sentis deux mamelons durcis se presser contre ma poitrine. Elle me roula une pelle façon Comtesse : brève, mais profonde. Ses lèvres s’écrasèrent contre les miennes ; une longue langue pointue força le passage, s’engagea entre mes dents, s’empara de ma langue qu’elle affola. Le temps que je réagisse, l’assaillant avait battu en retraite. Elle me repoussa gentiment, lâcha mon sexe.

— Ne soyez pas vexé, Armand, mon jeune ami ! C’était un compliment !

Compliment ou pas, j’en restai les jambes flageolantes, la bite meurtrie et un goût d’inachevé aux lèvres… d’accord ailleurs aussi. Elle continuait :

— Un peu de sérieux ! Que diantre ! Avant que d’aller plus loin, nous devons savoir si votre plume sera aussi pénétrante sur le papier que vos doigts sous le cerisier.

Nous traversâmes rapidement un vaste hall où rouillaient quelques vieilles armures décrépies dont les probables propriétaires tout aussi décrépis « s’éternalisaient » dans de mauvaises croûtes accrochées sur chaque mur.

— Je déteste cette pièce. Elle est sinistre, me confia Marie-Angélique, mais c’est mon défunt époux qui l’a voulu ainsi…

********************

Elle m’introduisit dans une pièce de taille plus humaine meublée d’une unique bibliothèque qui couvrait trois pans de murs. Le quatrième laissant passer le jour par deux fenêtres ouvragées dont l’état laissait à désirer. Au milieu de la pièce, deux fauteuils d’époque – ne me demandez pas laquelle – qui avaient l’air aussi inconfortables l’un que l’autre et une table basse encombrée de bouquins.

— Prenez place, me dit la Comtesse en me désignant le plus mal en point des sièges, celui qui n’avait même pas d’accoudoirs.

Elle s’installa dans l’autre, jambes haut croisées. Elle le faisait exprès, c’tte garce. Elle m’offrait, avec une impudeur calculée, la vision toujours aussi appétissante de sa culotte médiévale et déchirée. Culotte qui dissimulait à mes regards concupiscents le haut de ses cuisses dont je n’ignorais pourtant plus grand-chose.

Mais cette non vue aiguisait mon appétit et gonflait ma queue encore plus sûrement que si elle avait été complètement à poil. Entre les points de dentelles qui ornaient la lisière, de petites parcelles de chair apparaissaient, m’attirant comme un aimant. Je voyais bien dans son œil brillant que ces agaceries étaient volontaires et que ma réaction la satisfaisait pleinement.

— Cette bibliothèque servait de bureau à mon défunt époux, me confia-t-elle sur le ton de la conversation, tandis qu’elle croisait et décroisait les jambes de plus en plus haut.

Des petits bouts de sa peau satinée se dévoilaient ou se cachaient au gré de ses mouvements. Toujours plus haut. Si haut que quelques poils échappés d’on ne sait où… Maintenant, elle ouvrait carrément les jambes. Ce n’était plus « que quelques poils », mais des touffes entières. Elle allait me rendre chèvre… enfin plutôt bouc.

— Je l’ai transformé en boudoir, car elle est la plus éclairée du château, continuait-elle imperturbable. Alors j’ai… Je perdis le fil de son discours occupé que j’étais à essayer à ne rater aucune miette de peau, à attendre l’apparition de sa vulve.

Un claquement de doigt !

— Armand, vous me semblez avoir quelque difficulté pour vous concentrer. Vous n’écoutez pas ce que je vous dis ! C’est de mauvais augure pour…

Et merde ! Baronne, Comtesse ou Reine de Prusse, ça suffisait ! Elle m’allumait comme une malade et elle se plaignait que je ne l’écoute pas ! J’allais lui montrer que je savais aussi parler « noble » après elle me foutrait dehors si elle voulait. Ras le bol de ses manières d’aristo. Surtout que l’aristo, sur ce que j’avais vu, elle ne devait pas dormir sur une pile de pièces d’or.

— Madame la Comtesse, je suis désolé de ne point vous écouter. Vos lèvres prononcent des mots et votre corps m’en dit d’autres, bien plus prenants – ça faisait du bien de se lâcher mais fallait que je garde mon sérieux jusqu’à la fin de ma tirade. Vous avez allumé un tel feu en moi, et vous l’entretenez si bien que je ne peux qu’écouter les mots de votre corps qui me brûlent à chaque seconde un peu plus. En clair et en langage prolétaire, M’dame la Comtesse, si vous n’arrêtez pas de m’allumer avec vos guiboles qui s’ouvrent et se ferment en foutant mon entresol en émoi, je ne pourrai pas vous écouter.
— Mon ami, mon ami ! Comme vous y allez ! se récria-t-elle. Et quel langage ! C’est donc cela qu’on vous apprend dans les écoles de la République. Ne seriez-vous pas communiste par hasard ? Pire marxiste ! Me parler ainsi à mon âge ! A votre âge !

Elle protestait, mais je voyais bien que mes propos l’excitaient. Plus calmement :

— Encore une fois, eue égard à votre jeunesse et au désir irrépressible que je semble avoir fait naître en vous, je vous excuse. Mais c’est la dernière fois. Puisqu’il en est ainsi, afin de ne pas provoquer de nouvelles montées… d’adrénaline …

Provocante, elle serra ses jambes l’une contre l’autre, descendit autant qu’elle put sa robe, jusqu’à ce qu’elle couvre ses genoux.

— Suis-je assez respectable, convenable ainsi ? Allez-vous enfin détacher votre regard lubrique de mes jambes pour me prêter une oreille attentive.

Marie-Angélique de Burnecreuse, Baronne de Saint Vit, Comtesse de La Chaux de Main m’expliqua alors ce qu’elle attendait de moi.

Elle voulait écrire ses mémoires, mais doutait des ses capacités. Il lui fallait quelqu’un qui puisse mettre en forme ce qu’elle raconterait. Tout en l’écoutant, je m’intéressai pour la première fois à son visage. Visage sans maquillage qui n’avait rien de particulier. Traits fins, réguliers. Joues émaciées aux pommettes saillantes, nez légèrement en trompette. Front parcouru de minuscules rides. Bouches aux lèvres fines s’ouvrant pour des sourires dévastateurs. Ce qui rendait son visage si attrayant, c’étaient ses yeux : sombres, mobiles, brillants, brûlants, qui dégageaient une intensité de vie….

Pour me mettre l’eau à la bouche, elle m’exposa ce qu’elle avait en tête : déjà, laisser de côté son enfance, ennuyeuse au possible, débuter sa bio en 1921, l’année de ses 18 ans. Et pourquoi pas entamer son récit par « l’offrande de sa virginité » au Marquis de Braquemart, un ami de son père. Passage obligé, les vicissitudes de la deuxième guerre mondiale, puis ses années dans les colonies et pour finir… pourquoi ne pas évoquer son aventure avec un élève instituteur rentrant de la guerre d’Algérie.

Une biographie trop réaliste, austère ne l’intéressait pas. Elle voulait présenter sa vie comme un roman. Nous devrions sans doute changer certains noms, certains lieux afin de préserver l’anonymat et la sérénité de certaines familles encore influentes à l’époque.

Après que je lui eusse affirmé, fort imprudemment, que ce travail était tout à fait dans mes cordes, que l’histoire de sa vie semblait passionnante, que travailler à ses côtés serait un réel plaisir – en tout cas, je comptais bien lui en donner et en prendre-, Madame de Burnecreuse aborda le problème de mes émoluments.

Et c’était vraiment LE problème.

J’avais déjà compris à l’état de délabrement du hall et de son boudoir que M’dame la Comtesse appartenait à ces nobles dont la seule et ultime richesse était leur titre. Evoquant sa demeure, elle m’avoua avec une franchise ingénue qu’elle en était à la fois la propriétaire, l’unique locataire et tout le personnel.

— Nous ne pourrons malheureusement point rémunérer votre labeur en Louis sonnants et trébuchants, mon jeune ami. Mais nous nous prendrons rendez-vous chez mon notaire qui établira contrat par lequel nous vous associerons aux bénéfices provenant de la vente de mon livre.

Je me retins de lui rire au nez. J’avais perdu ma naïveté dans le désert : d’un, je doutais fort que son bouquin, si elle le publiait un jour, eût une quelconque audience; de deux, je pensais que son histoire de contrat, c’était du bidon. Mais nous n’en étions point là ; en fait, j’en avais rien à faire de son fric. Les premiers versements en nature me laissaient espérer d’autres défraiements bien plus « enrichissants».

— Par contre, je vous offre gîte et couvert durant le temps nécessaire à la rédaction de notre ouvrage.

Le gîte ! Les nuits risquaient d’être piquantes ! Quant au couvert, on risquait de le remettre cent fois sur l’ouvrage ! Imperméable à mes pensées grivoises, Madame la Comtesse poursuivait :

— Cela nous permettra d’œuvrer au gré de notre inspiration sans avoir de carcan horaire, poétisa-t-elle. Si vous en êtes d’accord, bien évidemment.

Œuvrer … Inspiration… L’avait de ces mots … Pour œuvrer, tu parles si j’étais d’accord. Elle m’inspirait beaucoup, Madame la Comtesse. Sûr que j’allais lui écrire son histoire… Je plongerais ma plume dans son encrier autant de fois qu’il le faudrait… peut-être pas avec le stylo auquel elle pensait… m’enfin…

— Vous avez raison Madame la Comtesse. Comme ça je serai tout à votre disposition.

Peut-être que ça manquait de finesse, mais ça voulait bien dire ce que ça voulait dire et M’dame la Comtesse reçut le message cinq sur cinq.

— Quel charmant garçon vous faites, Armand. Quelle riche idée a eu l’abbé Tadeudeau ! Si cela vous sied, vous pourriez-vous installer dès ce soir…

********************

L’empressement qu’avait la Comtesse à me recevoir sous son toit était de bon augure. D’ailleurs depuis quelques minutes, elle avait renoué avec ses manigances. Ses jambes, qu’elle avait tenues chastement jointes tout au long de son exposé, avaient retrouvé une vie propre.

Comme par hasard, la robe avait reflué haut sur ses cuisses, m’invitant une nouvelle fois à admirer cette peau à la blancheur diaphane. Peau qui se perdait sous la culotte. Culotte toujours déchirée… Mêmes causes, mêmes effets. Popaul qui s’était assoupi dans sa tanière se réveilla promptement. Le même renflement vint déformer mon pantalon.

Lorsque, enfin Marie-Angélique en termina, ma queue était raide comme le bâton d’un gardien de paix un soir de manif, alors que ses yeux brillaient d’un étrange éclat. Le silence s’installa. Un silence traversé par des escadrons de bites au garde à vous et de foufounes en pleurs.

Non contente d’intensifier ses jeux de jambes, M’dame la Comtesse avait posé sa dextre à plat sur son sein gauche qu’elle caressait à travers la fine étoffe de sa robe. Son regard semblait hypnotisé par ma queue qui avait de plus en plus de mal à tenir en place. Elle soulevait convulsivement le tergal de mon futal. Certains boutons de la braguette avaient déjà cédé sous ces charges répétées.

Madame la Comtesse pressait son sein avec de plus en plus d’insistance. Lorsqu’elle écartait largement ses cuisses, la déchirure de sa culotte s’ouvrait sur une chatte au pelage luisant de cyprine.

Son excitation montait, mais c’était à mon tour de l’allumer. Elle allait devoir faire le premier pas. Négligemment, du moins dans le geste, je décoinçai ma bite pour la mettre dans une position qui lui donnait encore plus de volume. Je la flattais de la main tout en essayant d’att****r le regard de Marie-Angélique. J’eus du mal, car elle fixait obstinément mon bas ventre. J’y parvins enfin. Je plantai mes yeux dans les siens, tout en continuant mes caresses.

— Mon pauvre ami Armand ! Mais dans quel état vous vous mettez ! hypocrisa-t-elle une fois de plus. Et tout cela par ma faute ! Je ne puis vous laisser partir ainsi ! Il est de mon devoir de vous soulager.

Tout en parlant, la fourbe se leva pour venir s’agenouiller à mes pieds. Avec avidité, elle déboucla ma ceinture, dégrafa mon futal et sortit Popaul de mon slip quelque peu souillé par ses précédentes agaceries.

— Soulevez-vous, Armand, mon jeune ami, que je vous débarrasse de ce pantalon qui entrave vos mouvements !

Tu parles ! Il entravait surtout ses initiatives ! En tout cas, en deux temps, trois mouvements, elle se débrouilla pour éliminer cet indésirable. Heureusement que je portais des espèces d’espadrilles car, trop impatiente, elle omit de les ôter.

Je me retrouvai assis, la queue à l’air, et en l’air, avec Marie-Angélique de Burnecreuse, Baronne de saint Vit, Comtesse de La Chaux de Main agenouillée entre mes jambes grandes ouvertes. La Noblesse entre les jambes du Tiers-état ! Et dans quel état il était le tiers !

Et pas feignante, M’dame la Comtesse. Sa main gauche avait déjà empoigné mes couilles, alors que du bout de l’index droit, elle parcourait négligemment ma queue. Le tout accompagné de commentaires.

— Bel aiguillon par ma foi ! Bien équilibré ! Ni trop long, ni trop court ! Juste la bonne longueur ! Et ce gland ! Quelle belle couleur rouge !

J’avais l’impression d’avoir à faire à un maquignon. Pour mon bonheur, ses gestes étaient plus excitants que ses propos. Sa main gauche ne lâchait plus mes boules qu’elle frottait délicatement l’une contre l’autre. La sensation était exquise. Sensation encore aggravée par un index coquin qui se permettait des privautés, plongeant entre mes fesses.

De l’autre main, doigts en anneaux, elle avait entamé des va-et-vient sur ma bite. Pas des va-et-vient frustes à la va-comme-je-te-pousse. Aristocrate jusqu’au bout des ongles. Ses doigts effleuraient à peine la peau échauffée, me maintenant dans une excitation extrême sans pour autant m’amener au bord de la jouissance. Et elle continuait de parler. Sa voix n’était que ronron qui participait à mon bien être. Je n’écoutais pas vraiment ce qu’elle disait, je saisissais un mot par-ci par-là.

— … la rigidité de la jeunesse… ces bourses si pleines … y’avait si longtemps… et ces fesses, vous verrez… belle fente… s’enfoncer en moi …

Ses doigts en anneaux poursuivaient leur tendre masturbation mais en plus, elle en avait détaché deux qui, au gré de ses déambulations me massaient le gland, de la base jusqu’au méat… douce béatitude… Les mains posées sur mes cuisses, en brave pèquenaud que j’étais, je me laissais savamment tripoter par Madame la Comtesse sans oser la toucher, alors qu’une heure auparavant, j’avais deux doigts dans son cul. Mais…

— … peau douce… pas beaucoup de poils … duvet … quelle délicieuse fracture …

Son index gauche, long et effilé, s’insinuait de plus en plus profondément entre mes fesses, me chatouillait l’anus. J’sais pas trop ce que c’était que c’tte histoire. J’étais pas P.D…Une autre m’aurait fait ça, je ne l’aurais pas laissée faire.

Mais ces subtiles pressions circulaires contre ma rondelle, entraînant un étirement de mes boules, étaient prodiguées de si divine manière qu’elles généraient des frissons de plaisir tout au long de ma mœlle épinière. J’allais pas protester.

— … appréciez … ce gland si harmonieux … ces perles qui en sourdent … j’en ai très envie… trop envie …

Baissant sa tête vers ma bite, elle lécha, dans un geste plein d’élégance, les premières manifestations de mon plaisir. Si elle garda la bouche ouverte, l’occupation à laquelle elle se livrait ne lui permettait plus de parler.

Pendant un court instant, ses mains lâchèrent mes parties génitales. Dans un geste inattendu, elle les passa derrière mes genoux et m’attira fougueusement à elle. Ma bite s’enfonça entièrement dans sa bouche obligeante, comme dans un vagin bien huilé. Mon gland frappa sa luette avec v******e.

Ma première pipe ! C’était la première fois qu’on me pompait le dard ! Au B.M.C., loin de tout raffinement, on avait tout juste dix minutes pour se satisfaire entre les cuisses passives de la pute de service. Au village, à part quelques coups rapides dans un grangeon (patois bugiste, petit cabanon dans un jardin ou dans une vigne) avec Claudette, normalienne en goguette. Les jeunes filles des années 60 n’étaient pas si faciles qu’on le prétendait. Ou alors, j’étais pas doué ! La fellation, si elle faisait partie de mes lectures, n’appartenait pas à mes pratiques.

Alors la bouche, en plus celle d’une Comtesse, absorbant ma bite, je crus que mon heure était venue. Mais Marie-Angélique, soucieuse de son plaisir, avait déjà retrouvé mes couilles qu’elle serra fortement. La douleur fit refluer mes spermatozoïdes froussards.

En véritable experte de l’amour, elle avait remonté mes boules sur ma hampe et me comprimait la base de la queue. Ainsi entama-t-elle une lente fellation, tout en contrôlant mes réactions. Quand quelque chose de dur appuya énergiquement contre ma rondelle, je compris pourquoi la gueuse m’avait attiré à elle : mon cul lui était beaucoup plus accessible. Cette fois, son doigt ne se contenta pas de tourner autour du pot, il en força l’entrée. Sans trop de peine, il faut dire. Madame la Comtesse avait le doigt fin. La sensation d’humidité que je ressentis lors de la pénétration me fit penser qu’en plus, elle l’avait lubrifié auparavant.

La bouche de la Comtesse allait et venait sur ma queue raide tandis que son index, dans le même tempo, allait et venait dans mon cul. Je n’étais pas chaud pour ce genre de truc, mais au bout de quelques secondes de cette pratique, je jetai aux orties tous mes préjugés. C’était trop bon. Ce jour, j’ai appris que la prostate ne servait pas seulement à avoir des cancers. Ce bout d’index qui me la massait pendant que sa bouche me pompait. Indicible ! Vainquant mon inertie paysanne, je posai les mains sur ses cheveux et les lui caressais doucement, tendrement. Pas pour l’inciter à… elle se débrouillait très bien toute seule. Seulement pour l’encourager, pour montrer mon approbation…

Tant de plaisir ! Trop de plaisir ! Je ne pouvais résister ! Popaul se mit à danser la danse de Saint-Guy dans la noble bouche. Madame la Comtesse eut beau serrer, serrer ma bite à la base, mes petits spermatos se précipitaient vers la sortie. Comprenant qu’elle ne pourrait les contenir, elle se releva, souleva sa robe juste ce qu’il fallait et s’empala sur ma bite qui commençait à cracher sa semence.

Empalage d’une précision exemplaire ! Faut dire que le degré de lubrification de son vagin et la rigidité de mon vit lui facilitèrent la tâche. Avec la même fermeté qu’il avait frappé sa luette, mon gland toqua l’extrémité du col de l’utérus. Ma cavalière entama alors une chevauchée fantastique. Parti comme j’étais, il n’était plus question que je reste passif; je l’empoignai aux hanches, rythmai sa course folle au gré de mes décharges, jetant mon pubis contre le sien. Le pauvre vieux fauteuil tressautait sous nos assauts.

Aussitôt sa bouche libérée, ma camarade de trot délira :

— Prennnnnez-moi Armand ! Mon jeunnnne ami Armand ! Mon jeunnnnne Armand ami ! Fornnnnnnnnniquons ! Fornnnnnnnniquons ! Mon amant mammmmmmman Armand ! Mon Armand amant ammmmi ! wouuuui ! C’est cela ! Commmmmmmmmmme vous êtes fort !

Complètement foutraque ! Cela ne l’empêchait pas, pieds bien calés au sol, mains crispées sur mes épaules, de continuer sa (dé)charge de cavalerie! Au rythme dément et brutal où ils se cognaient, nos pubis allaient garder souvenir de l’aventure durant quelques jours.

J’avais fini de décharger depuis longtemps, mais je ne débandais pas. Mon envie de la baiser n’était pas tombée.

Bien au contraire.

M’dame la Comtesse avait cessé ses délires verbaux. Parler ou respirer, il lui avait fallu choisir ! Nous ahanions tous deux comme des bûcherons. Mes doigts cramponnaient ses hanches pour mieux la soulever, la reposer, la soulever, la reposer, la soul … Le fauteuil ne devait plus nous servir à grand-chose. Nous planions complètement. Plus que deux bassins en action qui s’entrechoquaient durement. Je/nous n’avais/n’avions plus conscience de rien, sinon de ma bite qui coulissait dans son vagin/sinon de son vagin qui se contractait sur ma bite.

Soudain ! Instant magique ! Trop rare ! En la même seconde ! Ses ongles s’enfoncèrent dans mes omoplates ! Mes doigts étreignirent ses hanches plaquant son bas-ventre contre mon bas-ventre ! Je me relevai ! Je la soulevai, la transportai ! J’éjaculai, une seconde fois, à longues giclées ! Elle se vidait dans une longue jouissance ! Son vagin se crispait spasmodiquement, ajoutant encore à mon/notre plaisir !

Je ne sais combien de temps cela dura, mais j’avais touché à l’éternité. Puis, graduellement, la jouissance reflua. Les vagues du plaisir, telles des répliques sismiques s’atténuèrent, s’espacèrent. Nous restâmes un long moment enlacés, laissant nos respirations, nos cœurs, nos corps s’apaiser. Me repoussant dans un geste affectueux, elle me déclara d’une voix cassée :

— Armand mon ami, vous fûtes parfait ! J’ai craint un instant que votre jeunesse ne vous trahisse ! Mais vous avez parfaitement géré. Quel coup de rein ! Quel sens de l’improvisation ! Quelle générosité dans le finish ! Je pressens que notre collaboration se révèlera des plus fécondes.

Qu’est-ce que vous vouliez que je réponde à ça ! C’était la première fois que je faisais vraiment l’amour avec une femme. Et quelle femme ! Ca avait été génial ! J’avais envie de lui dire… des mots d’amour. Elle me traitait comme un jockey lambda qui venait de gagner le prix de l’Arc de Triomphe. Alors je lui ai répondu :

— Merci ! Madame la Comtesse ! Vous êtes trop indulgente !

Et je me suis assis, connement.

Et je me suis retrouvé, tout aussi connement, sur le cul, les quatre fers en l’air, car ce résidu de fauteuil n’avait pas résisté.

La bouille de la Comtesse ! Sa réaction ! Croyez-vous qu’elle m’ait demandé si je m’étais fait mal ? Que nenni !

— Le fauteuil ! Il est dans la famille depuis trois siècles ! s’énerva-t-elle. Apprenez mon jeune ami que Louis XIV y a posé son auguste séant ! Et le Maréchal aussi ! Mon Dieu qu’avons-nous fait ? Comment réparer cela ? Père ! Père ! Ce sont mes sens qui m’ont trahie une fois de plus ! Je ne suis qu’une catin ! … (sanglots)

La crise de nerfs n’était pas loin ! Je me relevai, la pris fermement aux épaules et la secouai :

— Madame la Comtesse ! Marie-Angélique ! Bordel, Arrêtez votre cirque ! Bon, votre fauteuil, il est foutu. Mais, entre nous, il était déjà foutu avant qu’on baise.
— Eh bien ! Comme vous me parlez, Armand ! Comme vous me parlez ! hoqueta-t-elle.
— Votre fauteuil, je m’assois dessus. Votre fauteuil, c’est le passé, Marie-Angélique. Il faut oublier. Tout peut s’oublier. Surtout un vieux fauteuil vermoulu. Marie-Angélique, bien que vous ne soyez que Comtesse, vous baisez comme une Reine ! Ma Reine ! Et je vous aime !
— Mais vous êtes fou, Armand !

Ca c’est sûr que pour dire une connerie pareille, fallait que je le sois, mais le but était atteint : elle avait oublié son fauteuil.

— Mon jeune ami, je pourrais être votre mère.
— Les sentiments n’ont pas d’âge et…

Je ne pus terminer, car Marie-Angélique me roulait sa pelle façon Comtesse. Autant vous avouer tout de suite que, un quart d’heure… bon d’accord, une demi-heure après, on remettait les pendules à l’heure. Enfin surtout la grande aiguille… Sans plus nous déshabiller, en chemise, mais sans pantalon pour moi, robe troussée et culotte décousue pour M’dame la Comtesse, nous baisâmes à même le plancher ,car il ne restait qu’un fauteuil et je préférais ne pas savoir qui s’était assis dessus…

********************

Alors que les cloches de l’église sonnait midi, je réenfourchai mon vélo les jambes molles (Popaul aussi). J’étais verni, car jusqu’au village, la route descendait. Tout en me laissant aller à la pente, je revivais les derniers instants passés au château. Marie-Angélique de Burnecreuse, sitôt sa robe recouvrant sa chatte dévastée, avait retrouvé la morgue de sa caste. Lorsqu’elle me reconduisit, elle était redevenue – n’avait-elle jamais cessé de l’être ?- Marie-Angélique de Burnecreuse, Baronne de Saint Vit, Comtesse de La Chaux de Main, dont les ancêtres avaient servi le Roy de France pendant les croisades et moi Armand Drin, fils de vigneron, dont les ancêtres avaient servi comme valets au château.

Il n’empêche que Madame la Comtesse, non contente que je couche au château, m’avait « convié (ordonné !!) de partager sa maigre collation du soir » … Je ne pouvais qu’obéir…

C’est ainsi que le soir aux environs de 20 heures, le sac tyrolien contenant mon barda dans le dos, je frappai avec vigueur le heurtoir de bronze en forme « de main tenant le monde » contre la porte en chêne massif. Le père m’avait conduit jusqu’au château avec son Massey Fergusson, pour pas que je transpire dans mes habits du dimanche.

Faut dire que la mère avait repassé cravate et chemise blanche et même mon plus beau costume – le seul que j’avais d’ailleurs- à la patte mouille. Mes chaussures noires, pompes de parade, souvenir de mes deux ans outre-mer, brillaient au soleil tellement j’avais dû les frotter sous l’insistance maternelle. Le fils allait manger au château, l’événement de la décennie bien plus important que le « Je vous ai compris !» du Général en 58.

C’était donc une vraie gravure de mode – enfin gravure à la mode de la Chaux sur Main en 1960 – qui se présenta à la porte du château. Porte qui s’ouvrit presque aussitôt, preuve que M’dame la Comtesse m’attendait avec une impatience certaine.

Instant d’une grande intensité poétique. On n’avait pas encore inventé l’heure d’été : aussi, en ce joli mois de mai, le soleil allait bientôt s’éteindre à l’horizon. Ses derniers rayons rougeoyants rasants nimbaient Marie-Angélique de Burnecreuse d’une aura irréelle. Ses cheveux grisonnants flamboyants, sa robe noire constellée de mille reflets chatoyants, sa taille élancée, lui donnaient l’air d’une de ces fées qui habitaient mes livres de contes.

Encore une fois, je restai con, stupide, regardant d’un air hébété cette femme de la haute société qui m’éblouissait – littéralement pour lors – malgré son âge avancé. Vu qu’elle avait 18 ans en 1921 que nous étions en 1960, cela lui faisait… Si ça vous intéresse vraiment, vous n’avez qu’à faire le calcul.

— Entrez, mon jeune ami, entrez ! Ne restez pas ainsi pétrifié ! Débarrassez-vous de votre bagage et escortez-moi jusqu’à ma pauvre cuisine.

J’entrai. Elle sortit… du halo de lumière. Quelle élégance ! Rien à voir avec ce matin ! J’étais terriblement fier qu’elle ait fait l’effort de passer une tenue de soirée pour « partager sa maigre collation du soir » avec moi. En comparaison, dans mon costume pour mariage de campagne, j’avais vraiment l’air du plouc endimanché. D’ailleurs :

— Mais mon jeune ami, il ne fallait pas vous habiller comme pour une cérémonie ! dit-elle, d’un ton dont elle ne put dissimuler totalement la raillerie. Ce n’est qu’une petite dînette en tête-à-tête.

J’étais vexé comme un pou de sa remarque moqueuse. Je devins rouge comme une tomate.

— Mon jeune ami ! Mon jeune ami ! Je suis d’une maladresse impardonnable ! Cette constante solitude… mais je vous ai encore blessé !
— Mais non ! répondis-je, d’une voix pas très convaincante.
— Suis-je donc stupide ! Je me faisais une telle fête de notre tête-à-tête.

En prononçant ces derniers mots, Marie-Angélique prit mon visage entre ses mains, baisa doucement mes lèvres. Boudeur, je tentai de garder celles-ci closes mais comment résister à ses doigts délicats sur mon visage, à cette petite langue pointue toctoquant contre l’émail de mes incisives serrées ? Mes lèvres cédèrent sous cet assaut délicieux. Sa langue s’infiltra dans l’étroite ouverture pour échanger avec la mienne quelques brèves confidences.

— Me pardonnez-vous ma méchanceté, mon doux amant ? interrogea-t-elle en se détachant de moi.

Mon sourire lui suffit comme réponse.
Elle me précéda. Encore une fois, je pus la contempler à mon aise. Une robe longue, sans manches, probablement au top de la mode dans les années 20, épousait son corps élancé, soulignant la cambrure de ses reins, la rondeur délicieuse de la fesse. Un décolleté avantageux dénudait très bas son dos. La peau en était aussi éclatante, aussi parfaite que celle de ses jambes.

Elle avait chaussé des escarpins qui rendaient sa démarche encore plus chaloupée, plus voluptueuse. Huumm ! Ses petites fesses d’adolescente ! Ce petit cul qui se tortillait devant moi. Un coup à gauche ! Un coup à droite ! Malgré ses deux décharges matinales, Popaul regrimpait déjà au rideau. Comme si ça ne suffisait pas, la robe, fendue sur les côtés, révélait le port de bas couleur chair, à couture, probablement en nylon…

Elle s’arrêta à ce que je supposai être la porte de la cuisine et se retourna.

— Armand, mon ami ! J’ai bien peur de vous donner une très pauvre idée de ce qu’est l’hospitalité des de La Chaux de Main. Mais à quoi bon simuler, vous vous en aperçûtes tantôt, nous n’avons plus les moyens de tenir notre rang. Je suis obligée de vous recevoir dans l’office car c’est là…

Pendant qu’elle me parlait ainsi, je pouvais, après m’être repu du côté pile, savourer le côté face. Le décolleté en était aussi impressionnant. Je découvrais avec ravissement l’entame de sa poitrine. Deux petites colombes que la coupe ajustée du bustier avantageaient, leur donnant une ampleur que je n’avais pas constatée le matin ; transformant la vallée peu profonde qui les séparaient en un étroit et profond défilé. La robe se montrait si moulante que l’absence totale d’embonpoint laissait apparaître en proéminence son Mont de Vénus.

— Une fois encore Armand, vous ne m’écoutez pas. Ne me regardez pas comme ainsi ! Il n’y avait donc pas de femmes en Algérie ?

Sûr que j’étais plus « intéressé » par son anatomie que par ses discours !

— Si, Madame la Comtesse ! Mais pas belles comme vous ! Pas aussi élégantes ! marmonnai-je.
— Vous allez me faire rougir, garnement ! Même si vous n’en pensez pas un mot, c’est très galant de votre part.
— Vous êtes très belle ! Et si… repris-je, en balayant son corps d’un regard sans équivoque.
— Armand ! Armand ! Arrêtez mon ami ! Cela fait une éternité qu’un homme ne m’avait déshabillée ainsi du regard. Vous me troublez Armand ! Vous m’émouvez jusqu’au plus profond de mon être, déclara-t-elle, posant instinctivement une main sur son minou.

Peut-être la troublais-je, l’« émouvais-je » ou que sais-je encore ? Ce qui était sûr, c’est que je bandais comme un cerf et que, n’eusse été le respect atavique qui m’habitait, je l’aurais bien enfilée contre la porte de sa cuisine comme la première ménagère venue.

— Quelle vit alité ! Quelle extraordinaire promesse de virilité ! Jésus, Marie, Joseph ! Merci, Mon dieu pour cette faveur inespérée, s’exclama Madame la Comtesse en portant sa main à la bosse généreuse qui déformait mon pantalon de costume.

One more Time ! Elle pouvait toujours jouer les chochottes et se gorger de grands mots, elle ne pouvait s’empêcher de mettre sa main à ma bite chaque fois qu’elle en avait l’occasion, surtout si celle-ci manifestait un début d’excroissance.

Elle entama une lente caresse à travers la toile rugueuse. Popaul, dans sa cellule de drap, se gonflait d’aise dans l’espérance d’une prompte délivrance. Une seconde, je pensai que ça allait dégénérer, qu’après le plancher du boudoir, nous allions dépoussiérer le carreau de la cuisine.

C’était mal connaître Marie-Angélique.

— Quelle hôtesse déplorable ! Honte sur moi ! Un peu de tenue, Marie-Angélique ! Que dirait le cardinal de Saint Avit, notre Grand-oncle, se morigéna-t-elle, en rendant sa liberté à ma bite dépitée. Mon pauvre Armand ! A peine fûtes-vous arrivé à ma porte que déjà, je vous agressai ! Je n’ai aucune excuse ! Surtout pas celle de la jeunesse ! Votre désir est contagieux, mon ami.

Ben voyons, c’était encore de ma faute !

Me poussant à l’épaule, elle me fit pénétrer dans la cuisine. Drôle de cuisine ! Chichement éclairée par une fenêtre à croisillons faisant face à la porte. Du faste d’antan, elle conservait une cheminée immense dans laquelle était insérée une cuisinière en fonte tout aussi immense qui répandait une douce chaleur dans la pièce, un imposant vaisselier en bois massif, une lourde table à pétrin poussé contre une des parois. Le plafond à la Française et les murs, bien qu’en pierre, avaient connu des jours meilleurs. L’apport du moderne se limitait à un frigidaire et une gazinière sur laquelle mijotait un faitout d’où montait une odeur alléchante. J’oubliai : l’incontournable poste à transistors posé sur le frigo.

Et pour finir, dans l’angle du mur jouxtant la porte, une petite table ronde nappée de bleu mise pour deux. Pas de chaises, mais un sofa d’angle… en pierre heureusement recouvert d’un plaid écossais. Madame de Burnecreuse, après m’avoir débarrassé de ma veste, m’invita à prendre place du côté de la porte, tandis qu’elle s’installait à ma gauche face à la cheminée.

— Mon jeune ami, vous m’excuserez, mais je suis une exécrable cuisinière !

— Ça pourra pas être pire que l’cuistot qu’on avait dans les Aurès ! Pi j’suis sûr que vous vous mésestimez, Madame la Comtesse.
— Quel délicat jeune homme vous faites Armand, me susurra-t-elle alors qu’elle emplissait nos verres. Nous avons toujours eu une cuisinière, mais depuis la mort du Comte… Surtout depuis que notre notaire m’a appris que mon cher Albéric n’avait laissé que des dettes, j’ai dû…

Je pris sa main gauche dans la mienne.

— Cela n’a aucune importance, Madame la Comtesse. Ne vous en faites pas pour ça.

Je portai sa main à mes lèvres et la baisai tendrement. Elle m’échappa. D’un geste très doux, elle effleura ma joue, taquina mon lobe gauche entre pouce et index. Pas possible, les sensations que sa main légère savaient créer. Ce simple toucher d’oreille me donnait la chair de poule, me frissonnait l’épiderme. Ses doigts passèrent derrière ma nuque.

Elle m’attira vers…
Son visage s’approcha de…
Nos lèvres se rejoignirent.
Pas de pelle façon Comtesse.
Doux baiser de lèvres goûtées, frôlantes, mouillantes.

Fermer les yeux, ses doigts sur ma nuque ; mes mains sur son visage, mes gros doigts gourds dans ses cheveux. Lèvres entrouvertes, langue contre langue. Lèvres contre langue.

Sa main libre, sous la table, sur mon pantalon, remontait doucement le long de ma cuisse. À son approche, mes jambes s’écartèrent, donnant libre accès à ma bite qui se congestionnait de plus en plus dans son étroit réceptacle. Elle ne pouvait la toucher qu’à travers mon futal. Mais quel toucher ! Elle entreprit un massage aussi délicat que son baiser. Elle me caressait du bout des doigts, du bout des ongles comme elle m’embrassait du bout des lèvres, du bout de la langue.

Quand sa langue pénétrait ma bouche, que ses lèvres pressaient moelleusement les miennes, ses longs doigts aristocratiques s’enfonçaient sous le plaid, repoussant mes boules contre mes fesses.
Quand sa langue mignardait mes lèvres, quand ses lèvres suçotaient ma langue, du haut de sa paume, elle caressait ma queue qui n’en pouvait plus.

Ma main droite, délaissant son visage, voulut lui rendre ses caresses mais ma position était mal aisée. À moins de me comporter comme une brute, de maltraiter sa robe, de renverser la table, je n’avais d’autre possibilité que de m’en prendre à son dos nu. Ce que je fis.

La douceur, l’élasticité de sa peau, malgré ce que j’avais déjà vu et touché, me surprit encore. Pour son âge, Madame la Comtesse était vraiment bien conservée. Peut-être était-ce le sang bleu qui coulait dans ses veines ! Dans cet espace libre, ma main pouvait s’exprimer. D’abord par des câlineries parfois affleurantes parfois plus appuyées sur chaque partie dénudée; aussi par des survols en rase-mottes et des atterrissages surprise en des endroits inattendus.

Madame de Burnecreuse eut l’air d’apprécier, car ses gestes sur mon vit devinrent plus nets, plus insistants. De quatre doigts, elle me massait les boules tandis que son pouce tentait d’éloigner mon gland de toute cette agitation.

Ma main s’était glissée sous la mince étoffe de sa robe, et écartant l’attache du soutien-gorge, attaquait son sein droit par une voie détournée. Il n’avait pas la rondeur des seins de certaines moukères que j’avais pratiquées de l’autre côté de la Méditerranée. Mais ce qu’il perdait en fermeté, il le regagnait haut la main en velouté. À cet endroit, sa peau était encore plus douce qu’au triangle de ses cuisses où pourtant elle…

Rien de comparable non plus entre son tétin mignon, guère plus gros que le mien, mais dur comme une bite et ces tétons, que dis-je ces tétines, ces pis flasques de ces prostiputes (San Antonio dixit) que j’avais hâtivement tétées dans les bordels de Sidi-bel-Abbès. Tourner du plat de l’index au-dessus de ce petit bourgeon en l’effleurant eut un effet bœuf sur Marie-Angélique.

Et par ricochet sur moi.

Sa main entre mes cuisses s’affola et à ma grande satisfaction/honte, j’éjaculai inconsidérément dans mon slip. Loin de calmer les ardeurs de la Comtesse, cette décharge imprévue attisa ses ardeurs. Son baiser, de délicat, devint brutal. Sa main gauche se crispa sur ma nuque, sa droite me masturbant follement, m’accompagnant dans ma jouissance.

Quand mon bassin, après un ultime sursaut, se stabilisa, Madame la Comtesse récupéra sa main et sa bouche. J’étais rouge comme un coquelicot. Je balbutiai :

— Je… Je suis… Je suis désolé mais…

Eclat de rire de ma vis à vit :

— Désolé ? Et pourquoi seriez-vous désolé ? De m’avoir fait attendre si longtemps, peut-être ? Vous fûtes long à venir !
— Hein ?

D’accord, j’ai déjà eu des répliques meilleures, mais madame la Comtesse avait le chic pour me rendre ridicule.

— Armand ! Le désir glauque que j’ai lu dans votre œil allait gâcher notre dînette s’il n’était point satisfait, alors …

La garce ! Glauque, le désir ! Pis encore quoi.

— Aussi mon jeune amant, je dois confesser à ma grande confusion que ce désir que vous me portez m’allume les sens. Oserai-je vous avouer que, avant même que vous ne frappiez à mon huis, ma culotte, ma petite culotte en soie que je n’avais pas mise depuis la libération, était détrempée ? Rien qu’à l’idée… Alors imaginez, mon ami, dans quel état elle est à la seconde pr

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