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Anti dépresseur

Anti dépresseur



Mon corps flotte. Lévite. A quelques centimètres du lit. Les bras en croix. La poitrine caressée par un long voilage vaporeux descendant du plafond. L’esprit uniquement focalisé sur cet état irréel. Je ne ressens ni perçois aucune autre sensation : ni différence de température, ni bruit, ni mouvement. Rien.

Comme un DJ changeant de morceau, baissant le volume d’une platine pour augmenter celui d’une seconde, mon corps descend et les sensations petit à petit reviennent. Mon corps descend et reprends contact avec le lit. Je ressens la température extérieure. Je sens quelque chose de chaud appuyé sur mon flanc gauche. Je ne vois toujours rien.

– Les rêves ont, des fois, quelque chose de bien persistant. Pensais-je.
Bien que le voilage ait disparu, je ressens encore la douce et lente caresse sur ma poitrine. Mon cou est parcouru par un doux filet d’air qui s’interrompt puis reprend. J’ouvre les yeux.

Je suis à plat dos sur le lit. Dans le clair obscur de la chambre, j’entrevoie à ma droite Sylvia, dormant profondément, couchée en chien de fusil.
Les rêves ont des fois quelque chose de bien persistant. Mais point de voilage descendant du plafond et caressant ma poitrine. Baissant les yeux je constate que les doigts de la main de Véronique fourragent avec légèreté les poils de ma poitrine, jouant avec le téton de mon sein. Elle est couchée tout contre moi, la jambe passée sur la mienne, le bras posé sur mon torse, la tête appuyée sur mon épaule. Mon bras passe sous son cou je la tiens contre moi. Sa position pour dormir. Sa respiration explique le lent courant d’air alternatif dans mon cou.
Je suis enfin revenu à la réalité.

– Je n’arrive pas à dormir. Me murmure-t- elle à l’oreille. Je suis inquiète. Que vont-elles penser de notre situation et de la présence chez nous de Sylvia.

Je comprends instantanément ce à quoi elle fait référence. Tous les ans nous faisons un voyage. Toujours au même endroit. A date fixe. Comme un pèlerinage. Un retour aux sources. Un lieu. Nous y rencontrons les mêmes personnes. Pour la première fois depuis les années qu’elle vit avec nous, nous avons décidé que Sylvia, cette année, nous accompagnerait.

– Nous en avons parlé. Elle est d’accord. Nous la présenterons comme une amie nous accompagnant. Elles sont informées que Sylvia sera là. Elle aura sa chambre. Tout se passera bien. Ne t’inquiète pas. Dors.
– N’empêche, j’y pense trop et je n’arrive pas à dormir.
– Mon bébé. Toujours inquiète. Viens.

Je resserre mon bras sous son cou et l’attire à moi. Elle roule et vient sur moi. Son torse sur le mien, les jambes passées de chaque coté, la tête appuyée dans mon cou. Je la tiens d’une main enlacée contre moi, pendant qu’avec l’autre je caresse sa tête.
Nous restons immobile dans cette position un long moment. Silencieux. Perdus dans nos pensées. Dans nos souvenirs.

Véronique relève la tête. Dans la pénombre, je perçois l’humidité des larmes dans ses yeux.
– Je t’aime, murmure-t-elle.
– Moi aussi. Je t’aimais. Je t’aime. Je t’aimerai toujours.
– Je sais.

Son visage approche du mien. Ses lèvres se joignent aux miennes. Nos bouches s’entrouvrent. Nos langues se trouvent, se mêlent. Nos souffles s’unissent. Un long baiser. Mes mains caressent ses cheveux et son dos. Sa peau est douce. Je suis le creux de la colonne vertébrale, trouve les fossettes au creux de ses reins. Ma main trouve les fesses, en apprécie les rondeurs, puis remonte.
Le baiser est plaisant comme le miel, amoureux comme au premier jour.
Je prends entre mes mains ce visage maintes fois regardé. Du bout des pouces j’efface les quelques larmes s’y trouvant et je lis dans ses yeux l’amour qu’elle peut bien avoir pour moi.

Toujours en l’enlaçant, je roule sur moi-même et la dépose doucement sur le dos. Je suis à ses cotés, mon visage au dessus du sien. De nouveau nos bouches s’unissent.
Ma main caresse le ventre, joue un moment avec le nombril, puis remonte vers la poitrine. Ses seins ronds, fermes aux tétons légèrement érigés sous la caresse. Pendant que j’embrasse Véronique, je masse ses seins. Elle ferme les yeux, profitant de l’instant pour se délasser. Ma bouche quitte la sienne pour descendre vers la poitrine. Ma langue lèche les seins, ma bouche tète les tétons arrachant à ma compagne de petits soupirs de plaisir. Légers soupirs, contrôlés, pour ne pas réveiller Sylvia. Pendant ce temps, ma main descend caressante. Apprécie la douceur du pubis épilé. Mon doigt trouve la naissance de la fente et se fait douceur sur le capuchon dissimulant le clitoris. Par petite touche, je branle doucement le petit membre au travers de la protection. Véronique ouvre un peu plus les jambes. Mon doigt entre en contact avec le bout, le masse. Je poursuis de téter les tétons. Mon doigt entre les jambes accélère.

Mon sexe bande, raide de désir.

Puis ma main poursuit, descend le doux sentier humide de la vallée pour découvrir le puit. Pendant que la paume de ma main continue le massage et l’excitation du clitoris, mon doigt pénètre la douce caverne. Je vais et je viens. Ma bouche continue sa sarabande sur les seins. Ma main accélère. Le souffle, pourtant retenu, se fait plus rapide et plus fort. Je pose mes lèvres sur celles de Véronique comme un bâillon. Sa langue se mêle aussitôt à la mienne. Ma main œuvre rapidement. Je sens le jus de sa cramouille couler le long de mes doigts. Puis, le ventre de Véronique se creuse, ses mains agrippent le drap, son corps se contracte. Son souffle devient rauque. Son corps est arqué sous ma main. L’orgasme se libère, la jouissance est totale. Mes doigts dans le sexe ressentent les contractions du plaisir qui atteint bientôt son paroxysme.
Puis tout aussi rapidement, le corps se détend, se libère de la pression et retombe sur le lit. Les mains lâchent les draps. Le souffle se calme et je peux bientôt enlever ma bouche de la sienne.

Véronique reste un long moment inerte, immobile sur le lit reprenant petit à petit conscience. Elle ouvre enfin les yeux. Ses beaux yeux bleus, légèrement voilés de larmes. De bonheur ?

– C’était bon. Je suis bien.

Puis m’attirant à elle en écartant grandement le compas de ses jambes :

– Viens, fais moi l’Amour. Doucement. Lentement.

Roulant par dessus elle, je m’installe entre ses cuisses. Aussitôt, ses cuisses se referment sur mes hanches comme une ceinture. Je suis appuyé sur les mains de chaque coté de son buste. Ma bite se présente à l’entrée lubrifiée de son sexe. Je sens une pression de ses pieds sur mes fesses qui me pousse en avant. Avec lenteur, le gland pénètre, suivi de toute la longueur de ma hampe. Véronique a les yeux ouvert et me regarde. Une fois arrivé au fond de son vagin, elle referme ses bras et m’attire. Je me couche sur elle de tout mon long. Elle me retient. Par petites pressions des pieds, elle imprime a mon bassin un lent mouvement de va et vient. Mon pubis de cette manière branle le clitoris pendant que ma bite la fourrage.
Hormis le bassin qui bouge je suis entièrement immobilisé par ses jambes et ses bras.
Nos regards sont vrillés l’un à l’autre.

Durant un long moment je fais l’Amour à ce corps tant de fois aimé. Lentement, toujours sur le même rythme donné par les pieds de Véronique.

Nos souffles vont ensembles, augmentent ensembles. Mais le rythme de pénétration reste toujours le même. Comme rythmé par un métronome.
Ensemble nous sentons le plaisir monter du tréfonds de nos corps. Ensembles nos ventres se creusent. Véronique cambre ses reins pour relever son bassin et venir au devant de ma pénétration.
Au moment où je lâche ma semence de Vie au plus profond de son sexe, derrière moi les pieds de Véronique m’empêchent de reculer. Elle me maintient enfoncé. Elle fait jouer ses muscles internes en contractions successives, pompant mon dard de sa liqueur. A longs jets je me déverse. Mon corps est parcouru de soubresauts.
Sur cet instant de plaisir, j’ai fermé les yeux. Lorsque je les rouvre, Véronique me regarde toujours. Souriante. Elle aussi reprenant ses esprits.

Dans un souffle, je l’entends:
– C’était bon. Très bon. J’aime quand tu me fais l’Amour avec douceur.
– Moi aussi. C’était très bon.

Un long moment je reste sur elle. Le temps que mon sexe perde de sa vigueur et s’échappe du doux collet. A ce moment là, la ceinture des cuisses de Véronique me libère. Je prends possession de sa bouche avec délectation. Longuement. Caressant son visage.

Puis je roule sur le côté pour reprendre ma place dans le lit.
Sylvia n’a pas bougé. Sa respiration est toujours aussi calme. Elle dort.

Je suis à plat dos sur le lit. Véronique vient contre moi. Je la prends sous mon aile. Sa cuisse passe par dessus ma jambe, son bras barre mon torse. Elle dépose un léger baiser sur ma joue, pose sa tête sur mon épaule. Sa position pour dormir.

Bientôt, son souffle régulier et profond m’indique qu’elle dort. Doucement, j’embrasse son front.

Un long moment, je reste immobile et éveillé dans le lit. Pensif.

Puis machinalement, ma main droite se pose avec légèreté sur la hanche de Sylvia à ma droite. Sylvia toujours couchée en chien de fusil et me tournant le dos.
Je sens alors sa main se poser sur la mienne. Elle la prend, la soulève et la fait passer sous sa tête. Son dos se colle à mon flanc, sa tête se pose sur mon bras. Elle dépose ma main sur un sein doux et chaud et l’y maintient.

Dans un murmure, je l’entends:

– Elle en avait besoin. C’est bien. Dors, demain tu auras besoin d’être en forme.

Discrète Sylvia.

Je ferme les yeux. Je sombre dans le sommeil.

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