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Premier extrait de mon roman

Premier extrait de mon roman



Etant un être humain, et tout ce qui va avec, utopiste à mes heures perdues, je me suis décidé à en écrire une, d’utopie. Les babas cool soixante-huitards me fascinent, les vrais, ceux qui même à 70 ans ont gardés leur chevelure libertaire, et leurs idées, que les politicards ont enterrés en même temps que leur convictions humanistes. Je me suis dit des soixante-huitards, il en existe un peu partout, certes, il n’y a plus cet effet de masse, mais il existe des gens qui vivent leur vie de façon révolutionnaire ; des personnages comme on dit. Ils comprennent parfaitement la société, et ils utilisent leur connaissance pour rançonner le système, ils ont leurs propres règles. Notre société les tolèrent, car ils ont le mérite de ne pas porter atteinte au système, ou si peu que les gardes fous n’ont aucune envie de les persécuter. Cette histoire est celle d’un de ces « personnages », qui va élaborer sa pensée, la développer, faire des rencontres qui vont changer sa vision du monde, pour changer celle de ceux qui vont croiser son chemin. Enfin c’est la vie. C’est la vie, mais lui, c’est un pionnier, il va rendre ses recherches et ses découvertes évidentes au monde entier. Changer le monde ? Non, car il n’a rien découvert de purement scientifique, d’autres les ont faites avant, mais lui, a eu envie d’aller jusqu’au bout ; de les expérimenter jusqu’à en faire un mode de vie. Son parcours est une expérience a lui tout seul, et le fait que sa vie puisse être considérée comme vertueuse a bouleversé les pratiques de bon nombres de gens. Cette préface est bien floue me direz-vous, alors commençons cette histoire par le début, le premier jour du reste de sa vie.

C’est le jour de la rentrée pour Stéphane, il entre en classe de première. Il prend son petit-déjeuner dans le cuisine familiale, le micro-onde indique 8h00, dans 30 minutes il retrouvera les couloirs de son lycée et fera connaissance avec son nouveau professeur principal. Ce n’est pas un cancre, mais il ne se presse pas, la cohue : très peu pour lui.
Une fois l’estomac plein et son repas débarrassé, c’est sa douche qui se remplit de lui pour le purifier. Le tissu éponge absorbe l’eau de son corps d’adolescent… Son téléphone indique 8H15, le temps de descendre les escaliers menant à l’entrée où l’y attend son sac, une fois la porte d’entrée verrouillée il n’aura que deux petites minutes de marche à faire, et le portail de son lycée lui fera face.

La cour est déjà vide. Ils sont déjà tous entasser devant leurs emplois du temps pense t-il. A quoi bon se ruer dessus ? Attendre cinq minutes de plus ne le changera pas ! Lui ne s’attend à rien, son emploi du temps est bouclé depuis au moins une semaine, il s’adaptera. Face à lui les escaliers menant au hall de l’établissement, sur le côté des marches : une rampe d’accès aux personnes à mobilité réduite, au pied de laquelle un fauteuil roulant électrique. Stéphane saute les deux premières marches, mais il est stoppé dans son élan par une petite voix :

_S’il te plaît…Peux-tu me remettre la main sur la manette ?

Le jeune homme se retourne pour se retrouver face à une jeune femme, comme figée dans son fauteuil. Elle a des cheveux noirs détachées, de petites tâches de rousseurs colonisent ses joues, ce qui rend son regard noisette d’autant plus malicieux. Sa tenue vestimentaire témoigne d’un été indien persistant, puisqu’elle porte un débardeur blanc, et un short en jean ; laissant ses frêles épaules, et ses fines jambes, à l’air libre.
Sa demande auprès de Stéphane résulte en fait d’un concours de circonstances… Cette jeune lycéenne est d’ordinaire accompagnée par son auxiliaire de vie, mais son réveil étant tombée en panne ce matin-là, c’est son père qui a dû lui faire sa toilette, la faire manger, et l’habiller avant de la déposer devant le lycée. Ne connaissant pas encore les lieux, elle a heurté le pa****t de la rampe d’accès, et sa main est tombée de son joystick, entraînant avec elle son bras, son buste n’étant plus maintenu, elle est désormais assise de travers dans son fauteuil, et son pied droit est également sortie de son cale-pied… ce qui n’est pas pour arranger sa position. La voici donc immobilisée le jour de la rentrée et Stéphane est le seul à pouvoir l’aider.

C’est la première fois qu’elle est scolarisée dans un établissement dit « normal », elle était dans un IEM (institut d’éducation motrice), et ses éducateurs ont jugés qu’elle était suffisamment autonome
pour rejoindre le circuit traditionnel. « Ça commence bien » pense t-elle.

Stéphane redescend les deux marches qui les séparent, s’approche d’elle pour saisir sa main dont le poignet est si fin qu’il a peur de le briser en le manipulant. Il prend son coude de l’autre main, et le remet sur l’accoudoir ; en observant ce petit corps chétif, il comprend le sens de l’expression «n’avoir que la peau sur les os ». Ses articulations semblent être enflammées tellement sa peau y épouse son squelette. Stéphane ignore tout de cette élève ; il ne sait ni si elle souffre, ni si sa façon de lui tenir le bras lui convient ou non. Il lui suffit de lever les yeux pour avoir un début de réponse qu’un sourire lui adresse. Il pose délicatement la main sur la manette et la regarde reprendre possession de sa place. Ses doigts s’écartent dans un mouvement très lent ; rendant évident son manque de tonus musculaire.

_Merci, mais ça ne va pas, je n’arrive pas à actionner la manette, je suis trop de travers, il faudrait redresser mon buste… Je suis désolé, tu n’y es pour rien ne t’en fais pas…

Sa petite voix semble manquer de souffle ; elle prend des pauses, et invente des virgules pour reprendre sa respiration.
Stéphane a simplement remis sa main, pensant qu’un adulte pourrait la réinstaller correctement par la suite. Il ne se fait pas prier davantage, et prend son mollet, duquel il peut faire le tour avec une prise en pince pouce/majeur. Sa jambe est lourde malgré les apparences, c’est tout simplement parce qu’elle ne peut aider Stéphane, mais son pied est maintenant à sa place.

_Merci beaucoup. Pour le buste, commence par les épaules, ça suffira peut-être.

Stéphane s’exécute en posant ses mains sur ses épaules saillantes, qui ne semblent pas pouvoir supporter grand-chose, Elles sont presque jointes au cou, à tel point qu’il a peur de briser ses clavicules en les poussant. Il sent sous ses doigts une chaleur, qui à sa plus grande surprise le trouble. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’il touche un corps féminin, mais la situation est embarrassante, puisqu’il n’a pas choisi de le toucher. S’il le fait, ce n’est pas par désir, mais par nécessité, comme pour aider un copain qui a le bras dans le plâtre, à enfiler sa veste. Mais ici, c’est son corps tout entier qui est immobilisé. Il pousse progressivement ses épaules, mais à l’évidence, son buste forme un « s » très prononcé, du moins davantage que sa scoliose naturelle.

_Merci, je te promets après c’est fini, il faut juste réaligner mes hanches et mes épaules.

Le jeune homme défait la ceinture bouclée sur ses hanches justement, et place ses mains au niveau du bassin de la jeune femme.

-Bien, passe tes mains sous le débardeur, sinon ça va faire des plis, et je vais avoir mal dans la journée.

Ses mains glissent donc sous le débardeur, pour se retrouver à nouveau confronté à cette chaleur charnelle. Il manipule ce petit corps, l’observe, et le sens se redresser entre ses doigts. Une sensation de satisfaction l’envahit ; un peu comme celle qu’un mécanicien peut avoir en réglant un moteur ne tournant pas rond, et qui au fur et à mesure qu’il tourne la vis de réglage, constate que le ronronnement devient de plus en plus harmonieux. Il remonte ainsi ses mains étape par étape, jusqu’à ce que le bout de ses doigts rencontre comme un bourgeon de peau. Il termine son mouvement, et retire ses mains. La jeune femme a senti ce contact qui aurait pu la heurter, mais son corps ne lui appartient pas vraiment, même si il est parfaitement sensible ; mais nous y reviendrons plus tard. Elle ne juge donc pas nécessaire de considérer ce geste involontairement mal placé, auprès de Stéphane ; qui en est suffisamment, et visiblement gêné.

_Merci beaucoup

-De rien, tu vas à quel étage ?

-Deuxième

-Je t’appelle l’ascenseur

-Merci je veux bien

-Stéphane, enchantée

-Mathilde

Stéphane grimpe les escaliers et appelle l’ascenseur avant de prendre le temps de regarder Mathilde qui gravit la rampe d’accès. Un premier constat s’impose à lui : une peau, est une peau. Les portes de la cage de fer s’ouvrent et se referment sur son pied, avant que Mathilde n’arrive. Au travers de la porte vitrée du hall, il voit une inscription : « Accueil rentrée des secondes et premières au deuxième étage ». Elle y entre en premier, il va pour appuyer sur le chiffre 2 du sélecteur d’étage, mais la place y est comptée, pour se faire il va devoir aller jusqu’à poser sa main sur la tête de Mathilde, afin d’asseoir un équilibre quelque peu précaire, laissant le champ libre à son autre main. Il pourrait maintenant la retirer, mais sous ses doigts, roulent des cheveux ; et il ne peut s’empêcher de les faire bouger pour les sentir glisser. La faible durée de l’ascension, empêche tout malaise de s’installer, et de toute manière Mathilde a senti cette bienveillance, et l’a donc laissé faire, on peut même dire que cela ne lui a pas déplu. Le couloir du deuxième étage s’ouvre à eux ; juste le temps de remercier son héros, avant de se séparer pour rejoindre la classe qui sera la leur. Mathilde ne peine pas à trouver la sienne, puisqu’il n’y a qu’une classe de seconde « SMS » (science et médico-sociale), elle entre dans la salle portant le qu’on lui a indiqué : 211. C’est bien entendu son professeur principal, qui enseigne les mathématiques par ailleurs, qui les accueille ce matin-là. Il s’agit de Mr Oroul, un prof un peu loufoque qui referme la porte derrière ses élèves. Il a à peine le temps d’écrire son nom au tableau qu’une une jeune femme ouvre la porte, et entre dans la salle de cours.

-Miss MACEDO ?! Comme on se retrouve, n’avez-vous pas eu votre BAC l’année dernière ? Pourquoi vouloir revenir en seconde ? Un instant de nostalgie ?

En réalité Mr Oroul sait très bien ce qu’elle vient faire ici : c’est l’auxiliaire de vie de Mathilde. Elle possède un tas de qualités humaines, mais son principal défaut est son manque de ponctualité. Mathilde use de ses services depuis la fin juin, et a pu constater le petit penchant qu’elle a, à se faire désirer ; mais le reste de ses qualités fait que Mathilde est suffisamment attachée à elle pour lui pardonner. Elle pose ses affaires, et sort celles de Mathilde.

-Tiens ! Pour rigoler comme ça, je vais vous poser un premier problème : Si Miss Macedo arrive tous les jours 7 minutes en retard, sachant qu’une année scolaire comporte 44 semaines, et que cette année, vous avez 3 heures de cours de maths par semaines, combien d’heures de cours va rater Miss Macedo ? Vous avez 10 minutes, je pense que c’est faisable, ça laisse le temps à ?
 _Mathilde
_A Mathilde de sortir ses affaires, n’est-ce pas Miss Macedo ?
_Oui Mr Oroul. Lui répond-elle aussi sur le ton de l’humour, tout en effectuant son travail.
 Miss Macedo a également fait une seconde SMS, et va bientôt suivre une formation qui débute dans un mois, pour devenir aide-soignante. C’est afin de payer une partie de ses études, qu’elle travaille pour Mathilde. Elle peut sembler désinvolte aux premiers abords, mais elle est très impliquée et attentionnée envers « sa bénéficiaire ».
 De son côté Stéphane entre en première scientifique, et c’est son professeur d’éducation physique qui fait office de principal, allez savoir pourquoi… .
 Chacun de leur côté, les professeurs principaux déroulent le calendrier de l’année scolaire à venir, si bien que midi sonne sans que les estomacs n’aient eu le temps de gargouiller famine. Stéphane et Mathilde se croisent dans les couloirs.
 -Ça te dit qu’on mange ensemble ?
 Mathilde ne s’attendant pas à cette demande
 -Oui, mais on va être trois, il faut qu’elle me fasse manger.
 -Ce n’est pas grave, je peux te faire manger moi, ça ne doit pas être difficile
 -Non, c’est comme un bébé, sauf qu’elle parle. Rétorque malicieusement Miss Macedo
-C’est comme tu veux, mais…
-Ne t’en fais pas pour moi, je vais aller manger avec Mr Oroul.
Sur ce, ils coupent la queue de la cantine, il faut bien avoir des avantages à être en fauteuil. Miss Macedo reste juste pour porter le plateau de Mathilde, le dépose sur la table et s’éclipse dans la cantine des professeurs. Elle en profitera pour rencontrer les profs de Mathilde, et leur parler de ce qu’implique la présence de cette jeune lycéenne et de son fauteuil. En effet, au départ le lycée n’était pas très enthousiaste à l’idée d’accueillir une élève au handicap si lourd, mais légalement il ne pouvait pas vraiment refuser. Le personnel encadrant est inquiet devant l’inconnue, et Miss Macedo l’a très bien compris ; elle va alors tenter de lever les inquiétudes liées à cet inconnu qu’est le handicap. Il n’y a pas grande vigilance à avoir puisqu’elle sera constamment accompagnée d’une auxiliaire de vie. Il faut simplement écarter quelques tables, ne pas faire attention aux chuchotements qui pourraient y avoir entre elle, et ses auxiliaires. Ne pouvant écrire, du moins pas au rythme des autres élèves, c’est donc la tierce personne qui s’en chargera, y compris pour les exercices, ou les devoirs surveillés. Elle émet aussi l’idée d’impliquer le reste de la classe pour l’aider. Avoir une tierce personne c’est bien, mais cela peut entraîner une certaine forme d’exclusion de la vie de la classe ; or, manger à la cantine entre copine ou copain doit pouvoir lui être envisageable, comme c’est le cas avec Stéphane. Miss Macedo ne cherche pas ici à se décharger d’une partie de ses fonctions ; mais son rôle, elle qui la connaît bien, est aussi de faire en sorte qu’elle puisse être considérée comme une élève à part entière. Mathilde devra ; outre sa personnalité, pouvoir compter sur quelques barrières levées. Les professeurs l’écoutent attentivement, et semblent être prêt à mettre en œuvre certaines choses. Le principal du collège compte sur la visite qu’il a prévu pour Mathilde, afin de lui montrer les différentes salles de cours éventuellement accessibles ; pour que le reste de la classe soit briefer, sur ce qui vient de leur être suggéré.
Pendant ce temps de l’autre côté du réfectoire :
_Tu as les bras si long que ça ?
Stéphane marque un temps. Et oui ! Il va devoir se mettre à côté d’elle, pour la faire manger
_Euh… non

Il tient sa chaise sous ses fesses tout en se rapprochant d’elle.

_Tu dois me prendre pour une mamie de 17 ans ? Obligé de me faire manger…

_Non, ne t’en fais pas pour ça, je vais te confier un secret… Chacun son handicap, moi je n’ai jamais su faire mes lacets…

_Non ? C’est ta mère qui te les fais ?

_Non, j’ai trouvé plus simple, je ne les fais pas, je les mets dans mes chaussures, ni vu, ni connu.

_Oui, mais si je ne mange pas, tu comprends, c’est plus problématique…

Dialogue surréaliste entre ces deux jeunes, mais Mathilde n’est pas dupe de cette farce destinée à la rassurer sur son incapacité à se nourrir seule. Stéphane remplit sa fourchette, et la porte à la bouche de Mathilde. Il profite de ce moment pour lui demander :

_Tu as une maladie génétique c’est ça ?
Mathilde mâche, et ne peut lui répondre, mais il l’a fait exprès. Elle essai d’accélérer le mouvement pour pouvoir lui répondre. Un regard complice naît de cette situation, nous avons d’un côté Stéphane la regardant fixement comme si il attendait sa réponse, et de l’autre, Mathilde esquissant un léger sourire du genre : « T’es content de ta blague ? »

_Oui, j’ai une amyotrophie spinale

Stéphane la regarde comme hébété.

_Tu es bien avancée hein ? Comme je vois que ça te parle, je vais t’expliquer. J’ai pas assez de moto-neurones, du coup quand je donne un ordre à mes muscles, ben ça fait comme un appareil électrique avec des piles à plat, mais mon cœur n’est pas atteint. Mais ça ne m’attriste pas, et j’attends pas à ce qu’on le fasse à ma place, j’ai jamais marché donc…

_Et toi ?

_De quoi ?

_Ben je ne sais pas, tu ne m’a pas demandé de manger avec toi, juste pour manger lol

_Ah ok ! Il en profite pour remplir la bouche de Mathilde. Je suis en 1ère Scientifique, j’aime la guitare, mais comme je ne suis pas encore assez bon, je fais de l’air guitare aussi, et sinon j’aime l’informatique. Et toi ? Ah oui, j’attends.

_Je suis en seconde SMS, et j’aime la mode, regarder des séries, lire, par contre, je n’aime pas les maths.

_Ah au moins c’est direct ah ah, mais je n’ai rien contre les gens qui n’aiment pas les maths, moi la lecture ça me gave.

_On va pas se fâcher pour ça va. Mais c’est bien parce que tu m’as aidé tout à l’heure sinon…

_Tu ne vas pas me faire croire que tu mords quand même ?

_Non, mais je pince !

Elle lève son avant bras pour le laisser tomber sur celui de Stéphane, et le pincer. Lui : sent vaguement deux doigts att****r sa peau, il regarde cette petite main tentant en vain d’être méchante, et rit.

_Quoi ?

_Stéphane lui répond sans vraiment la regarder : Rien, je cherchais justement un souffre douleur pour cette année, et je crois que j’ai trouvé.

_Mathilde tourne son fauteuil pour regarder derrière elle, et dit innocemment : C’est le mec là-bas ?

Ils continuèrent de discuter jusqu’à ce que la sonnerie ne les interromps. Juste le temps pour Stéphane de ranger les plateaux, et de donner son mail à Mathilde, et le voilà repartis en cours. Miss Macedo récupère sa protégée pour cette visite des classes, pendant que ses camarades écoutent attentivement les recommandations prodiguées par Mr Oroul, en rapport avec la présence de Mathilde et de son fauteuil.
Elle entend le principal débiter ses paroles, mais pense à Stéphane. Amoureuse ? Non, pas du tout, elle n’y pense même pas, Stéphane l’intrigue : elle a l’impression que c’est un pote comme elle en avait à l’iem, mais il est valide. On lui avait dit que s’intégrer allait être difficile, mais finalement cet énergumène va vers elle, et vice-versa, et en plus, ils rient mutuellement de leurs blagues pourris.

Stéphane note les fournitures scolaires qui peuvent encore lui manquer, et pense à Mathilde. Amoureux ? Non, pas du tout, Mathilde l’intrigue. Il pensait qu’un corps de travers signifiait une tête de travers. Il ne cautionnait pas pour autant la discrimination dont peuvent être victime les handicapés, mais il a maintenant la preuve qu’une personne handicapée est une personne avant d’être handicapée. La journée se termine, et chacun rentre chez soit.

Stéphane ouvre sa messagerie

Bonjour Stéphane, comme tu m’as donné ton mail, je me permet de t’en envoyer un. Encore merci pour ce matin, sans toi j’aurai séché sur place. Et puis merci pour ce midi, j’ai pas trop l’habitude de parler comme ça, ni qu’on me pose des questions, je ne me pensais même pas capable de t’en poser. A l »IEM, j’étais comme dans un cocon avec des éducateurs, et des camarades en fauteuil comme moi, et le monde extérieur m’était un peu étranger. Et au fait, tu es un petit cachottier, j’ai vu que tu faisais partie des inscrits au cours de théâtre le mercredi après-midi, tu vas devoir m’y supporter.

Mathilde a choisi cette option pour l’écriture et la mise en scène, mais pas pour le jeu ; hors pour Stéphane, il faut savoir jouer pour mettre en scène. Ils vont donc improviser une petite scène dans laquelle lui, est journaliste sportif, et elle : une grande sportive. Leurs camarades et l’intervenant sont rapidement captivés par leur prestation et des rires commencent à s’échapper devant le récit vivant que Mathilde fait de sa course.

_Le coup de feu est partie, je me suis élancée comme ça vous voyez ? En singeant un sportif donnant toute son énergie

_Ah oui, c’est impressionnant !

_Au bout de 20 mètres une coureuse me ratt****, là ni une, ni deux coup de tête

_Ouh là, vous n’avez pas eu mal ?

La sportive regarde son interlocuteur, l’air de dire, est-ce que j’ai une tête à avoir mal quand je met un coup de boule ?

_Ensuite, tout le monde m’a rattrapé, je donnais des coups de pattes, comme ça, et comme ça !

_Ouh là là

_Oui, et le plus dur c’est quand est arrivé la première haie !

_La ?

Le troisième élève participant à l’impro arrive

_Excusez-moi ? Vous n’auriez pas vu mon cheval ? Ah te voilà toi ?! Tu t’es pas senti plus légère à partir de la deuxième haie des fois ?!

Et il monte derrière le fauteuil de Mathilde en criant hue hue

Mathilde est parvenue à faire oublier son fauteuil, en le transformant en cheval .

Deux semaines plus tard, un vendredi pour être précis ; ils doivent aller voir un spectacle dans un théâtre Parisien. Mathilde s’y rend en taxi adapté avec Stéphane, le théâtre est dans une petite rue piétonne, le chauffeur les lâchent donc à une centaine de mètres.

_Ça va, ça ne secoue pas trop là haut ?

Mathilde est bringuebalée dans son fauteuil, roulant sur les pavés parisiens. La rencontre d’un nid de poule avec sa roue avant va même lui provoquer une vive douleur dans la nuque. Une fois dans la file d’attente, pour soulager son amie, Stéphane lui masse le cou et les épaules. Mathilde poussent un cri de douleur ou de soulagement, personne ne l’a vraiment su, mais ceux d’après étaient des soupirs de soulagements. Mathilde est envahit par une vague de chaleur et de frissons, ses muscles dansent sous ses doigts, et la douleur fait place au bien-être. Lui : ressent le vivant sous ses doigts, il explore les muscles, et les nerfs qu’il sent sous la peau de la jeune femme. C’est comme si il avait les yeux de superman au bout des doigts, il sent les tensions, et écoute ce petit corps pour le soulager. Elle garde le silence pour ne pas interrompre cet instant, et se contente simplement d’avancer lorsqu’il le faut ; et quand c’est le cas : Stéphane reprend là où il s’est arrêté.

Une fois dans la salle de spectacle, il la transfert sur un fauteuil de théâtre rouge, et s’assied à côté d’elle. Le rideau se lève, et ne redescend qu’une fois le spectacle terminé, il leur faudra faire les mêmes manœuvres en sens inverse pour rentrer chez eux.

Le lendemain, Stéphane ouvre sa messagerie.

Bonjour Stéphane, vu que la nuit porte conseil, à froid qu’en as-tu pensée de ce spectacle ? De mon côté, j’ai trouvé qu’il y avait de jolies trouvailles dans la mise en scène, mais que les comédiens manquaient d’énergie, et les costumes étaient quelconques. J’avais une autres question aussi, que je n’ai pu te poser dans le taxi puisque tu t’es endormi comme une crêpe : Où est-ce que tu as appris à masser ?

Stéphane lui écris ceci en guise de réponse.

Ah ah, oui, comme une crêpe, c’est le cas de le dire. Pour le spectacle, et bien il a mit à rude épreuve ma résistance face au sommeil, le manque d’énergie des comédiens a masqué les trouvailles du metteur en scène, enfin c’était trop soporifique pour que je les remarques.
Pour les massages, je n’ai jamais appris, tu avais mal, j’ai essayé, et je dois dire que j’ai adoré sentir tes nerfs et tes muscles sous mes doigts, je te rassure rien de sexuel là-dedans lol.
En tout cas je suis content que ça t’ai fais du bien. Au fait, vu que tu sembles en avoir vu plus que moi, et que je n’ai aucun don rédactionnel, si on pouvait faire le compte rendu du spectacle ensemble je n’y verrais pas d’inconvénient.

Quelques instants plus tard, et l’ordinateur de Stéphane émet une alerte sonore.

Je suis d’accord pour t’aider à rédiger ton compte-rendu, à une condition….

Mathilde reçoit la réponse suivante :

Laquelle ?

Elle expose sa condition.

Je viens d’apprendre que mon kiné sera absent lundi après-midi, et si tu n’as aucun don pour la rédaction, je pense que tu en as pour la kinésithérapie, du moins pour les massages. Voilà ma condition.

Stéphane répond enfin

Pour le kiné, pourquoi pas, mais je ne sais pas ce qu’il te fait, et tu vas devoir m’attendre, car lundi je termine à 16h.

Mathilde n’ayant pas envie de l’attendre, elle lui propose donc de la rejoindre chez elle, ce qu’il fit après ses cours.

Il actionne la sonnette du portail. Un rideau s’entre ouvre, une femme ouvre la porte d’entrée.

_Bonjour : Stéphane.

_Ah c’est donc vous ! Mathilde n’arrête pas de me parler de vous ! Elle m’a dit que vous allez faire votre devoir ensemble ?

_Euh… oui, sur ce coup elle a plus d’idées que moi.

_Bon alors allez-y sa chambre est juste à gauche, je vous laisse, mon mari rentre dans 3 heures ça va vous pouvez rester 3 heures ?

_Oui bien sûr !

Stéphane frappe à la porte de la chambre de la jeune femme.

 _Entre, mais je te préviens : interdiction de rire

 _Promis ! Il entre et se retient de rire.

 En effet difficile de ne pas rire devant une Mathilde vêtue d’un gilet en pilou-pilou et d’un pantalon issue de la même matière, le tout, dans une teinte hésitant entre le rose et le violet. Mais ce n’est pas tout.

 _Je ne ris pas, je ne ris pas en tentant de se retenir mais c’est pas facile, tu as quand même Homère Simpson aux pieds !

 _Je sais mais j’ai froid et le pilou-pilou c’est ce qu’il y a de mieux…

 _Ils avaient plus jaune canaris ?

 _Non, ils n’avaient plus jaune canaris. Sans rire, le type qui a inventé ça a dû laisser des instructions au teinturier du genre : « il est interdit de sortir un pilou-pilou d’une couleur qui pique pas les yeux »

 Ils rient.

 _Tu as dis à ta mère qu’on allait faire nos devoirs ? J’étais gêné, je ne savais pas quoi répondre.
 _Oui, tu aurais préféré que je lui dise que tu venais remplacer le kiné ? Elle ne t’aurait pas laissé rentrer, je te le garantie. Et puis, ce n’est pas faux, tiens regarde ce que j’ai pondu.

Stéphane s’approche de l’ordinateur.
 _Tu as du papier et un stylo ? Ça me donne une idée, je ne vais quand même pas tout copier, mais je vais m’en inspirer, je note mon idée, et je le rédigerai chez moi.
 Une fois ses idées sur papier, il se montre embarrassé par rapport à sa demande.
 _Je ne sais pas comment il fait ton kiné moi.
_Ne t’en fais pas, ce n’est pas compliqué, et quoi qu’il arrive, je ne te force pas.

Cette phrase va raisonner en lui tout le reste de sa vie : « je ne te force pas ». Cette petite phrase renferme une multitude de notions : Un témoignage de confiance déjà, et une demande de franchise ; si Stéphane est mal à l’aise il doit le lui dire, et elle lui fera signe d’arrêter, et vice-versa on imagine. Mais cette petite phrase signifie aussi qu’elle a conscience d’avoir un pouvoir psychologique sur son entourage. Elle sait très bien que les gens n’osent jamais lui répondre par la négative, même s’ils le souhaitent parfois. Les soignants peuvent parfois atteindre leurs limites psychologiques, et c’est une donnée qu’elle maîtrise parfaitement. Elle poursuit :

_Il me transfert sur le lit, et me mobilise les jambes, je t’expliquerai au fur et à mesure.

Stéphane retire donc Homère de ses pieds, qui se montrent à lui, nus pour la première. Ses orteils sont recroquevillés, et il peut voir tout le réseau bleuté formé par ses vaisseaux sanguins sous sa peau. Pas très sexy pense t-il, avant de se mettre en tête de chercher de la beauté à ce pied, qui est humain après tout. Sa voûte plantaire est plate, le dessus du pied est rond, comme peuvent l’être ceux des personnes âgées. C’est en regardant ses doigts de pieds qui semblent dormir les uns contre les autres, qu’il commença à les trouver beaux.
Il prit l’une de ses chevilles, souleva légèrement son pied, pour glisser son autre main dessous et entamer un massage. Il était si doux que Mathilde, toujours dans son fauteuil, ferma les yeux, qu’elle garde pourtant ouvert avec son kiné, alors pourquoi pas avec Stéphane ? Car ses mouvements ne sont pas les mêmes, le kiné la mobilise dans le seul but de ne pas perdre le peu de souplesse que son corps possède encore ; tandis que Stéphane cherche à créer chez elle, une sensation de bien-être. Il tourne légèrement ses chevilles sur elles-mêmes, et s’étonne de leur raideur. En réalité c’est tout à fait normal pour quelqu’un qui ne marche pas, c’est bien pour cela qu’il est nécessaire de mouvoir cette petite enveloppe charnelle. Stéphane trouve très rapidement des petits recoins dans lesquels poser, enfoncer ses doigts, sous lesquels il sent des choses bouger, et craquer sans bruit. Mathilde soupire de plaisir, comme si elle était dans un salon de massage. Le plus étonnant c’est que le jeune masseur prenne aussi du plaisir ; c’est comme si il découvrait en lui des réflexes qu’il ignorait. Ses chevilles ont en quelques minutes gagnées en souplesse, leur capacité à tourner sur elles-mêmes est de plus en plus importante. Ses mains remontent doucement vers les mollets. Ils sont froids et mous, Stéphane n’a aucune difficulté à en faire le tour en faisant toucher son majeur et son pouce. Il retrousse la jambière du pantalon, son mollet est désormais à l’air libre entre ses mains. Mathilde ressent la chaleur prodiguée par ses mouvements fermes, et par le corps de son prodige de kiné. Une fois les deux mollets réchauffés, il est temps de transférer Mathilde sur son lit, pour se faire, il se lève et détache la ceinture de sécurité bouclée au niveau de sa taille. Il passe un bras derrière sa nuque, et l’autre sous les genoux avant de la soulever et de la poser délicatement sur le dos. Ses jambes sont pliées de telle façon que ses genoux pointent vers le plafond. Ses bras sont repliés sur eux mêmes ses mains sont au niveau du haut de sa poitrine.

_Tu peux retirer mon pantalon, car il va falloir relever mes jambes.

Pour Mathilde, comme pour Stéphane, il s’agit d’un jeu, à aucun moment il ne se prend pour un kiné, et Mathilde profite de ce moment d’intimité, en tout bien tout honneur.

Elle sent son pantalon en pilou-pilou descendre le long de ses jambes, ce qui permet à Stéphane de découvrir une magnifique culotte en dentelle bleue, qui dénote du reste de la tenue de son amie. Il est surpris de voir qu’elle porte de la lingerie fine. L’élastique est bien plaqué sur ses hanches, mais le tissu baille au niveau de l’aine, si bien qu’il suffirait que ses jambes soient un peu plus écartées pour qu’il puisse voir son sexe. Mais cette pensée ne suffit pas à le déconcentrer

Stéphane va vers ses genoux, les mobilisent, il fait tourner ses jambes, les tends, et les replient jusqu’au maximum de leur capacité. Ses gestes sont doux, il a les mêmes réflexes que son kiné pense Mathilde ; lui, se découvre une âme de masseur. Il remonte vers les cuisses avec des mouvements circulaires, en caresse le haut, où sa peau pend, tellement ses muscles sont atrophiés. Restons sur ses jambes puisque Stéphane semble vouloir y passer du temps, sa peau y est douce, lisse et souple. Elles ont beau être excessivement minces, il peut en saisir la chair, ou la peau qui se détache malgré tout de ses os. Afin de changer un peu de rythme, il se met à effleurer la peau de ses jambes en partant des pieds, pour s’arrêter en haut de ses cuisses. Mathilde soupire, elle sent monter en elle, une sorte de sensation indescriptible. Il la caresse délicatement autour de cette fameuse culotte bleue, ses doigts s’aventurent dans l’ouverture formée par ce tissu trop lâche. La jeune femme a les yeux fermés et se délecte de ces décharges de chaleurs qui glissent le long de sa colonne vertébrale, elle sent ces mains courir sur son corps comme des enfants grimperaient aux arbres, elle se sent vivante comme jamais. Le bas de son ventre boue, comme si tous ses organes fondaient sur eux-mêmes. Elle avait déjà ressenti quelque chose de semblable lorsqu’elle écoutait certains morceaux de musique, mais ça n’a jamais été aussi fort. Mathilde rougit, et sa culotte bleue se teinte d’un bleu plus foncé, comme une tâche d’encre qui s’étale. Stéphane a bien envie d’aller plus loin, mais il ne veut pas brusquer les choses, et quand je dis plus loin, je ne parle que des mains, il n’en est pas encore là où vous le pensez. Sa culotte est maintenant collée à son sexe, et Stéphane entame un léger massage du ventre. Les frissons n’en sont que plus grands, et Mathilde bouge sa tête comme pour dire non, mais assez lentement pour en deviner un « oui encore ». Le gilet en pilou-pilou fait assez vite obstacle.

_Tu peux retirer le gilet si tu veux.

Nous somme encore ici à la découverte des corps, hors de question de se jeter sur ce pauvre gilet et de l’arracher, non les choses se font dans le calme, comme quand certains enfants ouvrent leur paquets cadeaux à Noël, ils savent très bien ce qu’il y a en dessous, mais pour agrémenter la surprise on utilise le temps comme complice du plaisir. Il met donc son bras en dessous du cou de Mathilde et la relève afin de descendre la fermeture éclair, pour plus de facilité il cale sa tête sur son épaule, elle en profite pour y déposer un baiser, comme pour dire un merci sans un mot. Ce sont les corps qui se découvrent, alors pourquoi ne pas les laisser s’exprimer ; surtout le sien, qui est limité. Une fois le gilet retiré, elle se retrouve en débardeur, Stéphane la repose délicatement sur le lit, et reprend son massage où il en était. Il a rapidement chaud, et retire son pull. Mathilde voudrait lui faire comprendre qu’il peut aller plus loin si il le souhaite, qu’elle en meurt d’envie, ne pouvant le voir elle ne sait pas si c’est réciproque, alors elle tente d’amener l’une de ses mains vers un bras, bref un bout de chair avec lequel rentrer en contact. Elle y parvient c’est son avant bras ; elle parvient à le saisir et à le caresser comme elle peut, Stéphane arrête tout mouvement comme pour écouter un bruit imperceptible. Il sent ses doigts frais bouger dans un va et vient pas très nette, mais la sensibilité de sa peau est décuplée. Les massages façon kinés il y en aura sûrement d’autres, mais chacun à envie de découvrir le corps de l’autre, alors il retire son t-shirt. Il le fait volontairement au dessus du visage de Mathilde, afin qu’elle n’en loupe pas une miette. Il est imberbe, pas très musclé, mais comme il n’est pas gras, ses abdos sont bien visibles. Ses mains s’aventurent sous le débardeur, lui caresse le nombril, remontent pour retrouve ces deux petits tétons bien fermes cette fois-ci. Il retire le débardeur blanc dont le tissu épouse à merveille ces petites excroissances dont les nourrissons sont si friands. Stéphane, par équité retire son pantalon, ils sont ainsi en sous-vêtements. Il se pose à côté d’elle pour ne pas l’étouffer, regarde cette poitrine très étonnante. On ne peut pas dire que ses seins soient nettes, ils forment vaguement des vagues près des côtes saillantes, son ventre est plat, sur ce point les miss France et autres mannequins n’ont rien à lui envier. Du bout des doigts, il lui caresse le ventre, tâte comme par réflexe ses entrailles. Ses mains redescendent maintenant prés de l’élastique de cette culotte bleue. N’importe quelle femme ondulerait du ventre, mais ici aucun mouvement ne vient trahir la présence du plaisir, sur ce ventre plat, c’est le calme…plat. Pour trouver trace d’un mouvement il faut aller du coté de ses poignets, qui bougent légèrement. Stéphane longe l’élastique, là où la peau est très sensible, Mathilde boue intérieurement, mais il se décide enfin à descendre ses mains là où il pensait trouver des poils, mais il n’en est rien, Mathilde entretien son sexe, non pas par goût, mais encore une fois par nécessité, cela évite les démangeaisons inopportunes. Il finit par atteindre son clitoris, Mathilde est très mouillée. Elle sent le sexe de Stéphane, qui est au garde à vous sous son caleçon. Elle comprend ce qui excite les hommes dans les films érotiques qu’elles regardent de temps en temps, elle se prend pour l’une de ces comédienne. Stéphane se retire pour libérer sa verge.

_Tu peux me la retirer aussi si tu veux

Il glisse ses mains sous ses fesses, et tire ce morceau de tissu bleu. C’est la première fois qu’il voit un sexe féminin aussi net. Il est rose au centre et bien blanc autour. Ses cuisses sont si fines qu’il y aurait la place d’en mettre deux autres de chaque côtés de l’originel. Il contemple cet zone dépourvue de pénis, Mathilde en fera autant quand il se relèvera pour lui masser la poitrine, et la nuque. Elle a très envie de toucher cette trompe qui se balance entre les jambes de Stéphane, qui, voyant cela, lui prend la main pour la poser dessus, dans un mouvement très lent et faible, elle caresse maintenant son gland, ce qui a pour effet de stopper net tout mouvement de Stéphane. Il ferme les yeux, il est prêt à jouir, pour rien se dit-il, mais il parvint à se retenir. Elle est si douce qu’elle parvient à exciter juste ce qu’il faut ses zones sensibles, par effleurement ; alors qu’elle ordonne à ses muscles d’étreindre sauvagement. Stéphane change de position ; sur le sexe de Mathilde, une main a repris son activité, elle se love sur lui, elle effleure le haut des cuisses, passe par le pli de l’aine, et fini son circuit sur le clitoris bien gonflé. Ses doigts traînent sur le palier, n’osant pas franchir le pas de la porte. Mathilde, qui a devant ses yeux le postérieur de son hôte, et sa main, qui caresse son membre a le ventre qui chauffe, cette chaleur monte, monte, monte et semble vouloir sortir par sa bouche, elle gémit :

_Rentre…

Stéphane entre son pouce qui visite les parois humides pendant que les doigts de Mathilde s’activent davantage sur son sexe. Son pouce bouge lentement, puis accélère au grè des gémissements de plaisir de sa partenaire qui sent comme une boule de chaleur qui part de son bas ventre, pour monter et s’échapper de sa bouche avec un cri, dans le même temps elle a serré du plus fort qu’elle pouvait le sexe de Stéphane qui se contracta dans ses mains, avant de laisser couler un liquide chaud sur ses doigts ; il en est gêné, ils n’ont rien fait, mais en voyant le sourire se dessiner sur les lèvres de sa partenaire, il a comprit et sa honte se dissipa. Stéphane connaît déjà cette sensation, mais la jouissance spontanée est une première. Ce moment ultime n’a en fait rien à voir avec le sexe, mais plutôt avec le plaisir et l’excitation des sens. Il s’allongea auprès d’elle, pour qu’ils puisse se contempler. Puis Stéphane va avoir envie de se mettre derrière elle pour la caresser. Il observe sa colonne vertébrale en S, car oui, elle a une scoliose très prononcée, malgré une opération que laisse supposer la présence d’une cicatrice le long de sa colonne. Mais son dos est magnifique, il trace une courbe semblable à celle que trace des hanches féminines, mais Mathilde n’a pas assez de formes pour cela. Il l’étreint délicatement et fais glisser ses mains sur ses fesses, douces, plates, et très souples. Entre eux il n’y a plus de barrières physique. Les âmes sont détendues, les corps repus de plaisir laisse place au temps des confidences.

Pour Mathilde c’est pratiquement la première fois depuis qu’elle est adolescente que son corps lui confère du plaisir. Elle le déteste, le fait d’être handicapée, elle s’y est faite, mais elle est maigre, et son dos est en vrac, son corps n’a rien de féminin, du moins c’est ce qu’elle pense. Elle se voit un peu comme un monstre. Par exemple elle ne s’est pas vue nue depuis plusieurs années, je sais que cela peut vous sembler étrange, mais vous allez voir que cela n’est pas dénué de logique. Elle se lève a 7h, on la déshabille, la transfert sur son lit de douche, on lui fait la toilette, puis on la remet sur son lit pour la vêtir, avant de la mettre au fauteuil, ce n’est donc qu’une fois habillée qu’elle peut se regarder dans le miroir de son armoire. Son corps elle ne le connaît pas, il appartient à tout le monde sauf à elle. Un nombre impressionnant de mains différentes l’ont touchée, mais aucune ne lui a apporté du plaisir.

Stéphane n’a jamais réfléchi à tout cela, son quotidien, ses intervenants, ses soins. Il a beau connaître miss Macedo, il ne parvient pas encore à considérer l’ensemble de son travail. Il a donc une idée, il va prendre Mathilde nue, dans ses bras devant son miroir. Elle se retrouve enfin avec elle-même, elle s’observe, la maigreur de ses épaules l’effraie presque. Afin qu’elle pusse se voir entièrement et le temps qu’elle le souhaite, Stéphane ira jusqu’à la remettre nue dans son fauteuil.
Elle se regarde comme elle regarderait une étrangère. Elle ne s’aime pas car elle sait que c’est son corps, celui là même qui la fait souffrir, elle et toute sa famille. Elle doit apprendre à s’accepter, hors on accepte plus facilement un corps étranger, plutôt que le nôtre. Elle s’imagine donc être face à une autres. Son visage n’est pas laid, ses traits sont fins, ses épaules trahissent un problèmes, mais sa poitrine lui plaît, son nombril est plutôt jolie, et son ventre plat lui rappelle bon nombre de publicité pour des produits minceurs. Elle se tourne de trois-quarts, et observe les jambes de cette femme, elles semblent longues et interminables, ses pieds la rappelle à la réalité.

Ils n’ont pas vue le temps passé, et son père ne va pas tarder à rentrer, ils vont devoir faire vite pour se rhabiller

Mathilde ne dira rien à ses parents, non pas par honte, mais parce qu’elle tient à renouveler l’expérience, et il ne s’agirait pas de les mettre en colère.

Elle sera effectivement renouvelé, à tel point que ses parents se douteront de quelque chose, mais c’est de son âge, et aucun commentaire ne sera fait. Les sentiments de Mathilde c’est un peu tabou, sa souffrance est visible et on n’a pas vraiment envie de savoir à quel point son corps la complexe auprès des garçons, et on ne la poussera jamais à s’enticher d’un petit ami qui la fera souffrir en la quittant pour une jeune femme valide. Tout ceci est non dit. Alors qu’en est-il vraiment de leur relation ? Ils ne sont pas en couple, ne se câlinent jamais en public, pour ne pas avoir à entendre de réflexions désobligeantes, tout le monde se doute qu’il y a quelque chose entre eux, mais personne ne les embête avec ça, il n’y a pas de preuve de toute façon. Ils se voient quand ils le souhaitent parfois pour se câliner, parfois pour aller au cinéma.
Un jour Mathilde appelle Stéphane pour savoir si ça lui dirait d’aller au salon de l’érotisme, c’est gratuit pour les personnes handicapées et leur accompagnant. Stéphane accepte, c’est un peu l’inconnu pour lui aussi. Ils n’ont pas payé et c’est tant mieux, ça ne leur convient vraiment pas, le sexe y est trop visible, même si il y a deux parties qui les ont intéressés : celle du bien-être et du massage, et celle des photographes. Ils achetèrent des huiles de massages et un vibro. De retour chez Mathilde, Stéphane la déshabille et lui fait prendre des poses sur son lit. Il les lui montre, elle rit. Elle souhaite se regarder dans le miroir avant que Stéphane ne rentre chez lui.

Les vacances de Noël débutent, Mathilde est partie dans le Sud de la France, pour passer les fêtes en famille. Stéphane est sur son ordinateur, il ressort les photos qu’il a prises, il va s’amuser à les travailler. Certaines sont nues, d’autres en sous-vêtements, ce sont ces dernières qui requiert toute son attention. Il fouille dans son porte-feuille et retrouve l’une des cartes de visites d’un photographe rencontré au salon de l’érotisme. Une idée lui vient : il envoi les photos à Mathilde en lui expliquant ce qu’il comptait en faire, avec son accord bien sûr. Deux jours plus tard il reçoit un mail.

Cher Stéphane, je suis jaloux de vos clichés, ce n’est pas tant leur qualité, mais le sujet que je vous envie. Je n’ai jamais osé chercher la beauté là où vous l’avez trouvé. Je me contente de photographier le corps des femmes dans leur ensemble sans jamais en faire ressortir ce qui les rend belles, car mes modèles le sont par essence. Hors c’est le travail du photographe de se focaliser sur un détail, le détail qui met en exergue tout le reste de l’image. Je me suis renseigné auprès de mes confrères, un concours de beauté réservé aux personnes handicapées va être organiser ce printemps. En attendant, je vous propose de passer à mon studio pour prendre des clichés avec mon matériel, ainsi vous aurez plus de chance d’être sélectionné.

Mathilde n’y croira pas.

_Le mannequinat, c’est réservé aux bipèdes.

_Écoutes, tu aimes la mode ?

_Oui

_Si tu n’étais pas en fauteuil, tu rêverais d’être dans la mode, mannequin ou couturière ?

_Oui

_Et ben, t’es en fauteuil et on te le propose, pourquoi refuserait-tu ? Et y a un truc que je ne comprend pas, c’est que tu es fan de mode, mais c’est pas en regardant tes habits qu’on peut le savoir.

_…

_Sans déconner avant d’aller voir ce type, il faudrait ptet te trouver des trucs cool à te mettre non ?

_…

_Shopping Mathilde, shopping, shopping

_Quoi ? Shopping ? Maman ?!

Stéphane a su lui parler, Mathilde est une adepte du shopping, ou plutôt du lèche vitrine, car elle franchit rarement le pas de l’achat, Stéphane compte sur l’événement pour la faire craquer sur quelques fringues.

Les voici donc tous deux dans cette galerie commerciale. Mathilde a repéré une très jolie robe sur un mannequin en bois. Ils entrent dans la boutique, le vendeur les informe que cet article n’est plus disponible ; l’exemplaire sur le mannequin étant le dernier. Il s’agit d’une taille xxs, du sur mesure pour ces présentoirs de bois, ça tombe bien, c’est la taille de Mathilde. Le rideau de la cabine d’essayage se ferme pour un long moment, car faire essayer une robe à Mathilde n’est pas des plus aisé, il doit lui retirer ses chaussures, son pantalons, son pull, et enfin son t-shirt. La robe est enfilée, mais Mathilde se trouve ridicule face à son reflet. Son bleu rappelle celui de sa culotte, le drapé du buste laisse tout loisir d’admirer sa poitrine naissante, elle est fendue très haute, pour laisser les regards découvrir ses longues jambes fines.

_On dirait Jane Birkin avec un gros décolleté. Non mais sérieux, si ma bretelle glisse on va m’appeler Sophie Marceau !

_Tu es magnifique, on voit ton grain de beauté entre tes deux seins, et pis je vais pas te l’enlever tout de suite, à la limite si tu la veux pas, cherches en une autres qui te plaît.

Mathilde n’a aucune envie de se refaire secouer pour rien, car si elle en trouve une autres, il faudra recommencer. Elle sort ainsi vêtu. Elle sent des regards, différents de d’habitude, là, on la relook vraiment. Elle revoit le vendeur qui les a accueilli.

_Elle vous va à ravir ! Un pendentif et vous ferez tomber tous les hommes !

Mathilde sourit poliment, elle ne sait si c’est le vendeur qui parle ou si c’est l’homme. Stéphane jubile, il a vu juste : cette robe fait ressortir le peu de formes du corps de son amie. Elle se contentera d’essayer des chemises d’été, en soie pour la plupart. Avant de repartir de la boutique, Mathilde, comme pour se lancer un défi :

_Je prend la robe, et je la mettrai pour le shooting, mais je te préviens, que pour le shooting.

_Ah enfin ! Tu deviens raisonnable !

Une fois au domicile de Mathilde :

_Ma chérie tu es magnifique !
_Merci, c’est Stéphane qui a craqué dessus, mais comme il ne peut pas la mettre, je m’en charge.
_Ce n’est pas parce que je suis un homme, mais je ne pense pas qu’elle aurait été aussi bien à Stéphane… Ce n’est pas contre toi mon garçon…
_Je me doute… en souriant afin de rentrer dans le délire familial.
Stéphane leur rend l’enveloppe et le reste de son contenu et prends congé.
Deux semaines plus tard Mathilde reçoit une date pour son shooting : ce sera dans 15 jours.

Le jour J ils se retrouvent devant les portes d’un studio portant un nom différent de celui du photographe.

_Bonjour, Stéphane je suppose, et Mathilde c’est ça ? Enchantée Alain, je vous ai donné rendez-vous ici, car mon studio n’est pas accessible, du coup on va squatter celui d’une amie, mais au moins, ici tu pourras aller partout. Je vais vous faire visiter.

_Allons-y ! S’enthousiasme Stéphane

_Alors ici c’est une salle ambiance cosy, on fera des prises sur le fauteuil qui est ici, je te rassure, on en fera d’autres sur ton fauteuil. Mais ils veulent les deux, c’est pas moi qui fait les règles. Je mettrai plusieurs fonds, on choisira ensemble les meilleures. Ensuite, si tu veux faire des prises de vues pour toi on pourra en faire.

_D’accord, il faut que je me change alors ?
_Oui ce serait mieux, vous pouvez aller dans la pièce là-bas, il y a un lit.

Il s’y rendent, quelques instant plus tard Mathilde se retrouve nue sur ce matelas.

_J’ai peur !

_De quoi ?

_Je ne sais pas, il va me regarder.

_Il y a des chances oui. Je te regarde aussi, et je peux te dire que ce que je vois est plutôt joli, et encore là, je vois tout.

Mathilde lui sourit, il la caresse pour la rassurer. Elle a toujours peur, mais c’est plus la peur de sortir de son quotidien, car elle sait qu’elle ne risque rien, son ami est là, près d’elle.
Stéphane lui enfile la robe entre deux baisers. Il la remet au fond de son fauteuil, et ils rejoignent le photographe.

_Ah… Tu es encore plus rayonnante que sur les photos ! Tu n’es pas allergique au maquillage ?

_Non.

_A la bonheur, ma collègue va te maquiller comme jamais.

Mathilde est rassurée maintenant, elle va se faire chouchouter par une femme.

Sa consœur se présente :

_Julie,enchantée, je suis la propriétaire du studio, c’est moi qui vais te maquiller.

_D’accord

Elle sort sa mallette de maquillage.

_Alors tu es en quelle classe Mathilde ?

_Seconde

_Ah… tu es au lycée… 

_Oui, avt j’étais à l’iem de Vaucresson.

_Ah, ma cousine a été là-bàs, mais elle doit être plus âgé que toi

_Ah tu as une cousine handi aussi, elle s’appelle comment ?

_Oui, elle s’appelle Natacha Delorme

_Une fille châtain avec une arthrogrypose ?

_Oui c’est ça, tu la connais ?

_Oui, on s’est connu à l’internat avant que ma mère arrête de travailler. Après on se croisait dans les couloirs, et puis elle est partie, mais je n’ai plus de nouvelles, qu’est-ce qu’elle devient ?

_Ah… Le monde est petit. Elle est secrétaire à l’APF, c’est un sacré numéro !

_Si elle n’a pas changé oui j’imagine !

_Si tu veux je te donnerai son numéro, vous pourrez vous revoir !

_Oui, avec plaisir !

_Alors, ferme les yeux voiiilàààà

Une fois le fond de teint posé, la maquilleuse lui étale sur les lèvres du gloss d’un rouge très étrange.

_C’est moche, mais tu verras sur les photos, on y voit que du feu, on triche chuuuuttt !

Le photographe vient les voir pour valider le travail de sa collègue.

_Parfait, tu la coiffe et je te la prend.

Julie va lui faire une coiffure assez simple, une fleur dans les cheveux, et une anglaise tombant sur le côté du front.

_Magnifique ! Tu vas pouvoir te mettre devant ce panneau Mathilde si tu veux bien. Mathilde s’exécute. Très bien, tu vas regarder à ta gauche il y a la fée clochette qui vient juste de décoller de ton épaule, elle est un peu plus haute voilààà parfait clac clac clac. Tu peux mettre ta main sous le menton ?

_Non, je peux la tenir sous mon menton, mais il faut me la mettre. Stéphane lui met la main sous sa mâchoire.

_Parfait, ne bouge pas ! La fée clochette est toujours à côté de toi hein…

Alain a ce qu’il cherchait : une Mathilde lunaire. Il a les yeux rivés sur son objectif, vérifie ses mises au point : il la tient sa photo exceptionnelle ! Il lève la tête, regarde Mathilde juste avant de saisir l’instant, elle est malicieuse et lunaire, et admire l’envol de la fée clochette. Julie la regarde et sourit elle reconnaît cette chose qu’elle voit chez sa cousine. Stéphane est derrière adossé au mûr, il se redresse, il y voit la une d’un magazine. Elle rayonne pour plusieurs.
Alain se ressaisit et clac clac clac.

_C’est bon Mathilde merci, tu peux relâcher ton bras si tu veux.

Son bras retombe sur son accoudoir.

D’ordinaire Alain montre les prises immédiatement après leur mise en broîte ; mais il ne veut pas perdre la spontanéité de sa jeune modèle.

Pour la prise de vue suivante Mathilde a un bras levé, l’autre sur les hanches, comme pour les prétendantes valides. Mathilde étant incapable de lever ses bras pour montrer ses aisselles, il va devoir tricher. Stéphane lui a tenu le bras derrière elle, le plus discrètement possible, et Alain a modifier l’image par la suite. Il est bientôt midi, ils n’auront pas le temps de faire les clichés hors fauteuil avant le déjeuner. Mathilde est d’humeur joyeuse et s’amuse à faire des grimaces. Alain la prend au vol et lui donne des consignes.

_Stéphane ! Met lui ses mains entre ses jambes, avance un peu ton buste Mathilde, et fais le lion comme tu faisais toute à l’heure. Voilààà clac clac clac. Ah ah ah, elle va être terrible celle-là. Julie, passe moi la barre là, pose là entre ses deux accoudoirs, voilà, tu vas faire la petite fille grognon Mathilde, Julie va croiser tes bras sur la barre, et tu boudes !

Elle s’en donne à cœur joie, et les témoins aussi.

_Ok nickel ! Je voudrais en faire une avant de manger. On va te remettre les mains entre tes cuisses, je dois avoir un tissu de la même couleur que ta robe, on va faire un remake de la photo de Marilyn Monroe tu vois ? Le tissu fait illusion, Julie branche un ventilateur, Mathilde ne peut lever sa tête comme la célèbre actrice, mais Alain s’en accommode.

_C’est qui ton chanteur, ou ton comédien préféré ?

_Johnny Depp jeune !

_Ca va tu as bon goût, et bien imagine que Stéphane qui est au fond de la pièce c’est Johnny Depp, et y a pleins de nana insipide autour de toi, t’as envie qu’il te voit…

Alain continue de débiter son explication, pendant que Mathilde fait naître son sourire, et dévisse légèrement sa tête

_Doucement Oh puuutaiiin clac clac clac

Il manque quelque chose à cette photo pour qu’elle devienne exceptionnelle.

_Ne bouge pas d’un poil ! Julie, met ses pieds vers l’intérieur. Julie à peine sorti du champ : clac clac clac, il regarde les dernières photos.

_Bon, on va manger ?

_Tu ne veux pas qu’on voit les photos avant ? Demande Julie

_Non non, on mange, on fait les autres prises de vues, et on regardera toutes les photos après.

Mathilde a besoin de se soulager, Julie leur indique les toilettes. Alain dresse la table pendant ce temps, Julie jette un coup d’œil dans l’appareil de son ami. Les photos ne sont pas encore travaillées, mais leur potentiel lui saute aux yeux. Elle comprend que si Mathilde les voit maintenant, elle va se projeter, et les autres photos seront moins naturelles.

Ils mangent ensemble. Des affinités naissent entre Julie et Mathilde, mais aussi entre Alain et Stéphane, qui est curieux et fasciné par le travail de son aîné.

La conversation tourne autour du corps, et de l’art et sur ce qui les a amené à la photo. Alain souligne le fait que l’art quel qu’il soit est libérateur, car c’est une volonté de partager. La photo, c’est partager son point de vue visuel, le théâtre et l’écriture : son point de vue philosophique en quelque sorte. La cuisine bien sûr partager le plaisir de bien manger. Pour Alain et Julie ce n’est pas un hasard si les gens les plus ouverts d’esprits sont artistes, ou apprécient l’art du moins. Eux sont libertins chacun de leur côté, et ils ont remarqué que la plupart des personnes fréquentant les établissements libertins sont issu d’un milieu artistique, ou d’une profession en rapport avec le corps : infirmière, kiné etc. Bien sûr c’est une généralisation, mais qui se constate partout en France. Mathilde est neutre sur la question, elle n’est pas contre le libertinage, mais cela ne l’excite pas pour autant. Sa relation avec Stéphane est libre au final. Stéphane est en revanche très intéressé, car il observe ses parents qui s’aiment d’un amour conventionnel. Ils restent ensemble car ils s’entendent bien, et que c’est comme ça ils ont juré fidélité et de rester ensemble pour le meilleur et pour le pire. Mais aujourd’hui, est-ce que ça a un sens ? On n’a qu’une vie pense t-il, pourquoi se priver de rencontres enrichissantes ? C’est toute la philosophie du libertinage lui confirme Alain.
Julie raconte des anecdotes sur les hommes lâchent ne sachant exprimer ce qu’ils veulent, ceux qui ne savent jamais dire non. Mathilde s’y retrouve au travers des confidences de ses auxiliaires de vie.

Le repas terminé, Mathilde se retrouve sur un sofa en velours rouge. Elle est appuyée sur des coussins, sa robe est ouverte au maximum, Stéphane a pris soin de lui lever la jambe intérieure. Clac clac clac.
Alain et Stéphane changent Mathilde de position de façon à ce qu’elle soit assise comme sur un canapé, ils la cale avec des coussins encore une fois. Stéphane écartent ses jambes de façon à suggérer un maximum de choses au spectateur.
Clac clac clac

Ces prises de vue ne serviront pas à la sélection du concours de beauté. La séance terminée ils regardent les clichés ensemble, et Mathilde est agréablement surprise par leur rendu, elle s’y trouve même plutôt belle; elle n’est pas dupe pour autant, les effets de lumières y sont pour beaucoup, mais elle ne peut faire semblant de se détester.

_Mathilde, vu que tu as encore ta robe et que tu es majeur, je te propose pour le fun de faire des photos plus osées, pas de nues ne t’en fais pas.

Mathilde regarde Stéphane comme pour avoir son avis. Mais elle n’obtient qu’un regard lui faisant comprendre que c’est son corps, et qu’elle seule peut décider.

_Timidement Oui on peut essayer…

Sur la première série Mathilde est allongée sur le sofa, la bretelle de sa robe descendue sur son bras, son téton dévoilé. Il jouera aussi sur la finesse de ses jambes.

Il effectuera une deuxième série de clichés sur lesquels sa robe bleue sera remontée au dessus de sa culotte, les bras posés sur sa poitrine découverte, et la tête dirigé vers le spectateur. Sans la présence du fauteuil on peut juste se dire qu’elle a un physique particulier, qu’elle est fine, mais on ne peut pas deviner son handicap. C’est ce qui fascine Stéphane, qui voit les images s’afficher les unes après les autres sur le moniteur du photographe.

La journée se termine, Stéphane transfert Mathilde sur son fauteuil.

_Ca te dit que je te prenne sur ton fauteuil mais avec la robe ouverte au maximum ?

_Oui pour la route.

_Ok, merci Mathilde.

Clac clac clac

_On peut en reprendre une avec les bretelles descendues ?

Clac clac clac

Mathilde peut aller se changer pendant que les photographes rangent leur matériel. Une fois prête à partir, la modèle du jour n’a plus qu’à signer le papier de droit de diffusion à l’image. Ils se disent au revoir, et chacun retrouve son domicile.

Le quotidien du lycée reprend : les cours, les séances de kiné et de Stéphane.

Alain a envoyé les photos qu’il a retravaillé. Mathilde a envoyé sa candidature, il n’y a plus qu’à attendre.

La fin d’année scolaire est là, l’été pointe le bout de son nez, les manches courtes ressortent de leur placards avec les oiseaux revenant d’Afrique. Mathilde passe pour la première fois les portes de son lycée dans une robe noire. On la remarque, on s’écarte comme on laisserait passer un monarque afin de ne pas modifier son allure. Elle en jette comme on dit. Une personne handicapée en col roulé, c’est une personne handicapée avant tout, tandis qu’en smoking ou en robe c’est un homme ou une femme avant tout.

Les vacances arrivent à grand pas, pas de redoublement concernant nos deux protagonistes. Stéphane s’est inscrit à un concours d’air guitare pour la déconne. Il y invite Mathilde qui vient avec Natacha, avec qui elle a repris contact. Elle a revêtit sa belle robe bleue pour faire une surprise à Stéphane. Elles l’attendent devant le bar organisateur : une star doit savoir se faire désirer. L’arthrogrypose de Natacha se manifeste par une raideur extrême des membres, un peu comme si elle était ossifiée. Ses membres inférieurs sont tendues et ses mains recroquevillées, un peu comme celles des taupes, ses épaules sont carrés aussi, mais plus musclées que celles de Mathilde, et ses jambes sont assez larges. Les deux femmes se sont mises sur leur 31, puisque Natasha a choisit le rouge bordeaux pour sa robe. Leur star arrive enfin, avec un étui de guitare, tout de noir vêtu avec un t-shirt AC-DC il a poussé le détail jusqu’au bout. Stéphane se présente au gérant avant de commander trois verres et deux pailles, et retourne auprès des deux jeunes femmes qui se sont installées à une table, pour leur dire qu’il doit aller dans les coulisses et se préparer, une fois leur verre terminée. Elles possèdent toutes deux une tablette sur lesquelles un verre et une paille peuvent attendre d’être bu en pleine autonomie.

_Rapproche nous les verres, et c’est bon va te préparer on se débrouille lance Natacha à Stéphane, qui, ayant plus de souffle que son amie peut se faire comprendre sans difficultés dans un milieu où les décibels s’envolent.

Il s’exécute en laissant traîner ses mains sur leur bras comme pour dire à toute à l’heure.

Pendant ce temps-là les deux compères vident leur verre en se laissant admirer par les jeunes gens gravitant autour d’elles. Ils sont joyeux, et les accostent dans une ambiance bon enfant, elles n’ont rien à craindre car Stéphane a demander au gérant de veiller sur elles, et ils sont juste curieux de voir pour la première fois des femmes en fauteuil dans cet établissement. Une fois les présentations faites : les questions sont plutôt orientées sur leur quotidien.

_Comment vous faites-pour manger ?

Ou bien :

_ C’est un accident ?
Elles répondent à leur question voyant bien qu’il faut plutôt les éduquer, et qu’une fois leur soif de conna

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