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Manon à la tombée de la nuit

Manon à la tombée de la nuit



Dès le premier jour, Manon m’avait dit :
« Je peux faire n’importe quoi. »
Elle était étudiante et j’avais huit ans de plus qu’elle. Elle sortait avec un pote qui s’appelait Thierry et qui avait eu la mauvaise idée de me vanter les vices et les vertus de cette jeune nana. Inversement, je crois qu’il lui avait un peu trop parlé de moi. Du coup, sans s’être jamais rencontrés, nous avions ressenti un désir à distance.
Je vivais moi-même en couple depuis plusieurs années, alors, Manon et moi, on se retrouvait secrètement dans des endroits et à des horaires variés. Une heure par ci, deux heures par là. Il arrivait qu’on se choisisse un coin de forêt ou les berges d’un étang, la chambre d’une maison ou d’un château abandonné, mais bien souvent nous restions tout simplement dans ma voiture, cachés dans un chemin.
Ce fut le cas ce soir-là, à la tombée de la nuit. Il me semble que c’était en avril. Nous avons suivi un chemin cabossé qui se décrochait d’une route pour grimper dans un petit bois jusqu’à une espèce de clairière où des gens venaient visiblement déverser des déchets de temps à autres.
J’ai garé la voiture de sorte à ce qu’on n’ait pas la tête en bas une fois les sièges avant baissés, puis nous avons discuté pendant un moment, en fumant une cigarette. C’était toujours ainsi avec Manon : nous parlions beaucoup. De littérature, de cinéma, de fantasmes qu’on avait.
Et, de temps en temps, au fil de nos discussions, elle me glissait cette phrase dont je n’ai en fin de compte jamais pu vérifier la portée réelle :
« Je peux faire n’importe quoi. »

Nous étions de plus en plus complices, elle et moi. Peut-être même qu’on n’aurait pas dû en rester à une relation illégitime. Peut-être qu’on se serait encore mieux éclatés si nous nous étions mis ensemble. Ou peut-être pas. On ne peut pas savoir, mais j’y pense parfois.
Tout ce que je sais, c’est qu’en l’espace d’une année et demie de relation secrète, on a vécu quelques scènes croustillantes. Celle que je relate dans les lignes qui suivent n’est qu’un exemple. J’en ai d’autres en mémoire, et je me réserve bien entendu le droit de les transformer en les racontant.
Nos souvenirs n’appartiennent qu’à nous. Nous en faisons ce qu’on veut et il me plait de les ressasser en les tordant dans tous les sens, de sorte à en tirer un maximum de plaisir.
Je suis certain que Manon ne me contredirait pas.

Ce soir-là, donc, la nuit tombait et nous étions garés dans cette espèce de clairière, à quelques dizaines de mètres d’une route qu’on ne voyait pas. Au terme de notre cigarette, Manon m’a dit :
« De quoi tu as envie ? »
Elle portait un pull acrylique rouge et très fin qui épousait parfaitement le volume de sa poitrine. Un pantalon moulant noir et des petites bottines à lacets, noires également. Manon avait les cheveux bruns, longs et lisse. Elle les laissait souvent détachés. C’était le cas ce soir-là.
Je lui ai répondu :
« J’aimerais que tu n’enlèves que le bas et que tu gardes ton pull. »
Ce n’était pas un ordre, c’était une envie. Manon le savait, et la plupart du temps elle appréciait de ce que je lui demandais. Rares furent les fois où elle se montra réticente.
Sans dire un mot, elle s’est mise à défaire les lacets de ses bottines. De mon côté, tout en suivant ses gestes, je me suis allumé une autre cigarette. Nos vitres étaient entrouvertes pour laisser la fumée s’enfuir, et aussi parce qu’il faisait plutôt bon dehors.
Elle a ôté ses bottines, puis elle s’en est prise à son pantalon moulant qui n’a pas tardé à glisser le long de ses cuisses. Dessous, elle portait une simple culotte noire, très ordinaire, qui rejoignit sans tarder le pantalon que Manon avait posé en boule sur le plancher.
Au tout début de notre histoire, elle avait eu la chatte poilue, puis elle avait décidé de tout raser, pour voir. Elle avait donc le pubis totalement lisse ce soir-là, sur le siège passager. Elle s’est tournée vers moi et je lui ai caressé la cuisse. Elle souriait et je bandais.
« Et maintenant ? m’a-t-elle dit. »
« Maintenant, dis-je, dis-moi ce que toi tu as envie de faire. »
« Je vais te sucer, a dit Manon. »
J’adorais qu’elle me suce. Elle le faisait divinement bien. Elle savait comment s’y prendre pour parvenir à faire gonfler mon gland à bloc, sans la moindre douleur. Et c’est ce qu’elle fit ce soir-là, après que j’eus baissé mon pantalon et mon caleçon à mes chevilles. Elle s’est disposée quasiment à quatre pattes sur son siège, puis elle a pris ma queue entre ses doigts pour la branler doucement. Mais le geste divin était celui-ci : la façon qu’avait Manon de promener sa langue humide autour de mon gland. Sur la fente, mais aussi à la base. Et sa façon de le gober dans sa bouche, de saliver au bon moment et de le mordiller parfois, du bout des dents, un court instant.
La lumière déclinait sérieusement dehors, mais je distinguais encore très bien le cul de Manon pendant qu’elle me suçait. Il était à hauteur de la vitre et je le touchais de temps en temps. Je lui prenais une fesse, ou bien je laissais mon doigt s’aventurer dans la raie, jusqu’à l’anus et en-dessous.
Puis la lumière des phares a surgi d’un seul coup.
Un halot jaunâtre qui s’est déversé autour de nous avant qu’on ait eu le temps de réaliser ce qui se passait. Un véhicule venait dans le chemin.
« Merde… »
Un fourgon blanc qui s’est immobilisé à quelques mètres de ma voiture, ses phares braqués sur le cul de Manon. Jusqu’à ce que le conducteur éteigne tout, moteur et lumière, restituant le silence et l’obscurité. La scène n’avait pas duré dix secondes. Manon s’est rassise normalement et j’ai remonté mon pantalon et mon caleçon en scrutant la masse claire formée par le fourgon.
« C’est pas de bol, dis-je. »
Manon s’était de même tournée vers le véhicule. Puis une portière s’est ouverte et nous avons vu une silhouette floue sortir et contourner le fourgon par l’arrière. Puis il y a eu des bruits sourds.
« Et vlan… dis-je. Quelques pelletés de gravas dans la nature… »
« La tête qu’il a dû faire… dit Manon. »
« En voyant tes fesses derrière la vitre ? »
« Oui, dit-elle en se tournant vers moi. Ça me rappelle la scène que tu m’avais décrite, quand tu te baladais au bord de la Vienne, un soir, et que tu es tombée sur un couple qui s’envoyait en l’air dans une voiture. »
J’ai souri. Je me souvenais très bien de cette scène. Je l’avais racontée à Manon pendant qu’on baisait. On adorait se parler en baisant. On se décrivait des scènes vécues, mais on s’inventait aussi des situations.
« Ça m’avait excitée, dit Manon. »
Sur ces mots, ses cuisses se sont entrouvertes dans la pénombre, et j’ai vu sa main droite se glisser à la jonction. Elle me regardait toujours.
« Qu’est-ce que tu fais ? dis-je. »
La réponse qu’elle me donna m’est restée en mémoire également. Il y a des mots et des instants qui se gravent mieux que d’autres, dans la vie. Il y a ceux qu’on inscrit sur le sable, et d’autres dans le bois.
« J’ai envie de me branler, dit-elle. »
Je me suis contenté de la regarder faire, avec le peu de lumière qu’il y avait à présent. Les cuisses claires de Manon sur le siège passager. Ses doigts qui se sont mis à remuer au niveau de son clitoris. Son visage tourné vers moi pendant un moment encore, puis qui a fini par se détourner vers le fourgon.
Je bandais.
J’ai pris une cigarette et je l’ai allumée. La lueur de la flamme a surgi comme un court coup de projecteur braqué sur l’entrecuisse de Manon qui se masturbait en attendant la suite de l’aventure.
Je lui ai dit :
« Je vais voir qui c’est. Je reviens tout de suite. »
Sur ces paroles, j’ai ouvert la portière et je suis sorti.

J’ai contourné ma voiture par l’arrière, puis longé le fourgon. Les portes étaient ouvertes et je n’y voyais pas grand-chose, juste la silhouette d’un homme qui était en train de balancer des déchets de maçonnerie au bord de la clairière : briques rouges et tuiles.
En voyant ma silhouette à moi apparaître, il s’est arrêté de bouger.
Il a dit comme ça :
« Je suis désolé de déranger. »
Je répondis aussitôt :
« Oh, rassurez-vous, nous aussi on est dans l’illégalité. »
Il n’a pas réagi tout de suite. Il tenait une grande pelle dans ses mains. J’avais envie de lui préciser que contrairement à nous, il était en train de polluer la nature, mais ce n’était pas l’objectif de l’opération, alors je me suis retenu.
Il a dit :
« Je comprends. J’en ai pour deux minutes et je m’en irai. »
Ce n’était pas la réponse que j’espérais. Un chauffeur de poids lourd aurait sans doute été plus réactif, après avoir vu le cul d’une femme derrière les vitres d’une voiture, mais là j’étais plutôt en présence d’un homme qui avait lui-même des choses à se reprocher et qui, à l’évidence, culpabilisait d’avoir interrompu une scène porno en cours.
Sa voix et ce que je devinais de son physique me laissèrent penser qu’il avait dans les quarante-cinq ans. Bien plus âgé que moi, mais un peu moins grand. Mes yeux s’habituaient à la pénombre.
Je lui ai dit :
« Je m’appelle Antoine. »
Sans doute surpris, il attendit quelques instants pour répondre :
« Pascal. »
On ne s’est pas serré la main.
J’ai ajouté :
« Et la jeune femme qui est avec moi s’appelle Manon. »
Il a hoché la tête dans la pénombre.
J’ai continué :
« On venait juste de commencer, vous auriez pu tomber sur une scène plus compromettante. »
« Sans doute, s’est-il contenté de dire. »
Et j’ai enchaîné :
« Cela dit, Manon n’est pas particulièrement pudique. De ce qu’elle m’a raconté, il lui est déjà arrivé de se faire surprendre dans des situations plus embarrassantes. »
L’homme a remué la tête, sans rien dire, et j’ai ajouté :
« Mais venez, je vais vous la présenter. »
« Je ne veux pas déranger, dit aussitôt l’homme. »
« Vous ne nous dérangez pas, venez. »
J’ai fait un pas en arrière et il a fini par se décider à en faire un en avant, puis par me suivre jusqu’à ma voiture.
Là, j’ai donné deux coups à la vitre et Manon a aussitôt activé l’ouverture automatique. Elle n’avait pas remis sa culotte. Ses cuisses étaient encore un peu écartées. L’homme se tenait dans mon dos et j’ai dit à Manon :
« C’est quelqu’un de cool, tout va bien. »
Sur ces mots, je me suis dérobé, puis l’homme a fait un pas vers la vitre et a levé la main vers Manon en disant :
« Bonsoir mademoiselle. »
« Bonsoir, dit Manon. »
L’instant suivant, elle alluma une cigarette. L’homme vit alors la même chose que moi sous l’éclat de la flamme : la chatte lisse de Manon.
Elle souffla sa fumée par la vitre ouverte et je dis à l’homme :
« Une minute plus tard, elle aurait sans doute été toute nue. »
Il n’a rien dit. Il semblait figé dans la pénombre, à un mètre de moi et de la vitre ouverte. Sans doute ne comprenait-il pas ce qui était en train de se passer dans ces instants. J’aurais réagi comme lui si j’avais été à sa place : je n’aurais rien trouvé à dire. J’aurais attendu la suite.
C’est ce qu’il a fait.
« Vous fumez ? dis-je. »
« Juste de temps en temps. »
« Vous en voulez une ? »
Il hésita, puis répondit :
« Je ne veux pas déranger. »
L’instant suivant, Manon lui tendit son paquet ouvert, et il ne mit pas longtemps à y prendre une cigarette. Je lui donnai du feu, et cette nouvelle flamme lui permit de nouveau de lorgner sur les cuisses nues et la chatte de Manon assise sur le siège. Elle le regardait.
Il dit alors :
« Ça sent le printemps. »
« Oui, dis-je. Mais on peut encore avoir des gelées au mois de mai. »
« C’est ce qui s’est passé l’année dernière, dit-il. Ça m’a cramé toutes mes tomates. »
« Vous habitez dans les coins ? »
« Dans le bourg, juste là, dit-il en désignant une vague direction. Dans un lotissement, avec ma femme et mes fils. Je suis en train de refaire un muret et j’ai quelques gravas. Bon, ce n’est pas bien de les balancer comme ça, mais les horaires de la déchetterie ne m’arrangent pas du tout. »
« Ce n’est pas comme si vous jetiez des déchets radioactifs, dis-je. »
Il se marra brièvement et dit :
« Non, c’est sûr. »
On tira sur nos cigarettes et un silence courut.
Je devinais de mieux en mieux les traits de cet homme. Ordinaires. Sans caractéristiques particulières. Un inconnu qu’on ne recroiserait sans doute jamais. Un cobaye, me suis-je dit tout en lorgnant vers les cuisses de Manon qui regardait tantôt cet homme, tantôt moi.
Elle avait dix-neuf ans, et ce fut la première occasion qui se présenta de répondre à cette phrase qu’elle avait plusieurs fois prononcée :
« Je peux faire n’importe quoi. »
J’ai attendu encore un peu.
Un véhicule passait de temps à autres sur la route en contre-bas. Le ciel était bourré d’étoiles et des nuées des grillons, précoces pour la saison, se frottaient les pattes dans la végétation environnante. Je ne bandais plus, mais ce silence qui se prolongeait était chargé, Manon et moi le savions.
Alors je me suis lancé.
J’ai dit à l’homme :
« Ça vous dirait d’en profiter un petit peu ? »
Il s’est tourné vers moi :
« D’en profiter ? »
« De ma partenaire, dis-je. Ça vous dirait de la toucher ? »
Silence.
L’homme a tiré sur sa cigarette et soufflé un nuage vers moi.
Il a dit :
« Je ne veux pas avoir de problèmes. »
« Il n’y aura aucun problème, dis-je. Si vous avez envie de la toucher, ne vous gênez pas, elle ne demande que ça. »
Manon ne disait rien. A la lueur de l’incandescence de sa cigarette, elle regardait l’homme qui la regardait aussi.
Il était nerveux. Il tirait taffe sur taffe.
J’ai ajouté :
« Si vous préférez, je m’éloigne. »
Il n’a rien dit.
Il regardait toujours Manon.
Puis il a fini par arriver au bout de son mégot, alors il l’a jeté au sol. Et il est resté là, comme un con, à hésiter entre regarder Manon ou me regarder moi. Je lui ai répété :
« Je m’éloigne, si vous préférez. »
Sur ces mots, Manon a ouvert sa portière et déclenché l’éclairage d’une loupiote intérieure. On voyait parfaitement sa chatte à présent. Ses cuisses toujours entrouvertes et sa chatte lisse.
J’ai fait un pas en arrière, puis je me suis éloigné.

C’était la première fois, mais il y en a eu d’autres par la suite, dans les mois qui suivirent. Manon a commencé par sucer la bite de cet homme, après avoir refermé sa portière. Je les voyais d’où j’étais. Elle avait pivoté sur son siège et elle se caressait probablement, tout en branlant la queue.
J’ai sorti la mienne. Je devais être à dix mètres de distance.
Elle a sucé l’homme, puis, d’un seul coup, sans rien dire, sans prévenir, elle a bougé pour se mettre à quatre pattes et offrir son cul par la vitre baissée, de sorte à ce que l’homme bénéficie de la scène qu’il avait surprise quelques minutes avant.
Ma bite était raide et je savais que j’allais baiser avec cette fille par la suite. Une fois qu’il aurait fini, le mec allait se barrer et nous allions rester ici, dans la nuit. Manon ôterait son pull rouge, puis son soutif. Elle serait à poil, allongée sur le dos sur les sièges baissés, et je la pénètrerais. Je le savais.
Je me suis tenu à distance.
J’ai regardé le mec sortir sa queue, puis approcher son gland de la moule de Manon qui se masturbait le clitoris en attendant. Il lui a enfoncé sa queue dans la chatte, sans capote, puis Manon a poussé un bref gémissement.
Ses fesses créaient une tâche claire dans la nuit, et les reins du mec venaient la troubler toutes les deux secondes, dans ses va-et-vient. Il avait baissé son pantalon et il tenait les fesses de Manon.
Et il n’y eut aucune position, jusqu’à la fin.
L’homme a fini par éjaculer sur les fesses de ma partenaire. Un archipel de petites gouttes de sperme qui ne coulèrent même pas. Trois ou quatre giclées accompagnées de petits râles.
Et, tandis que je me branlais en m’efforçant de suivre la scène dans la nuit, une voix dans ma tête ne cessait de me répéter :
« Je peux faire n’importe quoi. »
Je venais d’en avoir la preuve, et ça me plaisait énormément.

L’homme a refusé de fumer une autre cigarette avec nous.
Et je me souviens du demi-tour nerveux que le fourgon a fait dans la clairière, avant de rejoindre la route et de rugir en direction du nord.
J’ai repris ma place au volant et, à ma droite, après s’être essuyée les fesses, Manon m’a demandé :
« Tu as aimé ? »
J’ai souri.
Je lui ai dit :
« Enlève ton pull et ton soutif. »
Puis nous avons baissé nos sièges pour baiser en paix, en parlant à voix haute dans la nuit.

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