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Ruisseau

Ruisseau



L’évolution chemine. On ne s’en aperçoit pas. Puis survient
subrepticement l’événement qui tel l’éclair dans la nuit enflamme et
révèle la plaine dans son moindre relief et accident. Ainsi n’avais-je
pas vu que ma vie avait peu à peu basculé et que j’étais devenue une
autre personne. L’heure de l’affranchissement avait sonné. Jusqu’alors
le quotidien m’endormait. J’avais une confiance aveugle en l’amour. Le
mariage et les enfants avaient un sens. Tout se parachèverait un jour
dans une parfaite harmonie. Je tournerais heureuse les pages du bel
album de ma vie.

Un jour j’eus la preuve que mon mari avait une double vie. Il s’était
entiché d’une femme à son travail. Cela durait depuis dix ans. Je vins à
comprendre que ces longues absences et séjours à l’étranger se
déroulaient chez cette femme. Le plus dur est que nombre savaient et que
j’étais comme souvent la dernière informée. Le coup fut brutal. Je
découvris que l’amour propre et non l’amour pouvait blesser. Tel une
vieille guimbarde on me signifiait mon transfert dans une casse. Je
décidais de ne pas m’en ouvrir à l’intéressé. Je n’ai jamais aimé les
cris ni les scandales.

Je ruminais et voulais cependant me venger. Je me gardais de m’épancher
auprès de quelques amies. Celles-ci se furent sûrement secrètement
réjouies de mon infortune. Vous voyez à quelle altitude je portais
l’amitié. Je dus me résoudre à un sévère examen de conscience. En un
instant je dus convenir de la fausseté de mon existence et de mes
valeurs et j’avais mis la main à tout cela. Le mari minable et timide
avait sans doute voulu témoigner de son refus et de sa résistance à cela
que par le moyen lâche de l’adultère. Le ciel me tombait sur la tête. Je
fus KO un temps.

Je dus pas moins me relever. Je suis battante et dure à la douleur. Je
ne pouvais me satisfaire de cet échec et de cette raclée d’autant que je
fis une autre découverte non moins étonnante. Cet événement avait été
révélateur de ma propre évolution. Je ne pouvais plus me mentir. Je
n’aimais plus depuis longtemps ce mari. De toute façon nous ne baisions
plus. J’avais remplacé cela par un surcroît de travail et de
responsabilité. Mes enfants, grands étudiants avaient fuit aussi le
domicile. A cinquante ans celui-ci se trouvait comme immense et
inhospitalier.

Surtout ce que j’avais caché à tous, j’avais une liaison il y a peu avec
un chef de service depuis parti à la retraite. Cela s’était fait comme
par hasard. Lors de son pot de départ et il était fort tard j’étais
demeurée pour l’aider avec d’autres à ranger et nettoyer. Il était ému
et avait fort picolé. Je l’étais non moins. Il était près de minuit
j’étais encore à discourir dans son bureau. Au bord des larmes, il
s’épanchait et venait à me raconter le désert de sa vie et l’effroi
qu’il avait à se trouver entre quatre murs avec une femme qu’il n’aimait
plus. Il en vint à se confier sur moi.

Il ne pouvait se résoudre de ne plus me voir au quotidien. Il avait
toujours adoré, ma mise, ma distinction et mes longues jambes. Plus
d’une fois il avait voulu m’avouer son intérêt et sa passion. La honte
et les convenances l’avaient tenu. Je lui dis moi-même au bord des
larmes que j’avais deviné cela et que le concevant comme un père et
homme admirable, je m’étais toujours refusé à l’encourager en cette
pente. Je l’abjurais cependant à ne pas sombrer dans la dépression et de
ne faire des gestes irréparables à l’encontre de sa femme.

A ces paroles, il s’effondra. Je me levais et accourais jusqu’à lui, lui
passant la main dans ses rares cheveux. J’étais attendrie et ne vit
point d’inconvenance à ce qu’il glissa à ce moment subrepticement une
main sur ma cuisse. Cet homme n’avait-il droit d’être réconforté même
consolé ? Je ne sais comment je fus peu après sur ses genoux. Il
m’embrassait. Mon corps loin de se révolter opéra comme une révolution.
On eût dit que des ailes inconnus me poussaient. La chenille devenait
d’un coup papillon. Un feu me brûlait de l’intérieur.

A cette heure les autres étaient partis. Aucun ne vit que j’étais
accroupie à le sucer. Depuis longtemps je n’avais effectué une
fellation. Je retrouvais ce geste et même y découvrais un plaisir
insolite que je n’avais jamais éprouvé pour le mari. On eût dit que le
temps m’avait frustré trop de cela et que je voulais dès ce soir tout
ratt****r. Je ne fus pas peu étonnée de m’entendre dire à ce chef qu’il
avait une belle queue. Mon ton était vulgaire. Il semblait que je fus
possédée par une sorcière ou une putain. Ce n’était pas moi qui
proférait ces mots.

Mes propos animèrent cet homme et semblèrent l’autoriser à ce qu’il usa
de moi telle une catin. Je mets cela sur le compte de l’alcool et de la
fatigue. N’empêche il me troussa et me pris contre puis sur son bureau.
Il ajoutait à cela force insultes. Je ne le reconnaissais point. Il
avait les yeux exorbités presqu’à baver tel un dément. Plusieurs fois le
nom de salope retentit. Je me dis qu’il songeait depuis longtemps cela
de moi. Peut-être d’une certaine façon m’étais-je prêté à une telle
apparence. J’eus droit, suprême ignominie, et ce soir-là à une sodomie
acharnée.

Il éjacula en mon anus. J’avais toujours abhorré cette pratique de mon
mari. Depuis longtemps mon anus n’avait été forcé. Celui-ci pourtant en
sembla content. Il reçut volontiers le jus du patron. Celui-ci soudain
revigoré, ragaillardi m’intima à le sucer encore. Tout le long des
couloirs tandis que nous sortions, il m’enlaça et caressa. Il devait
encore un mois commander le service. Il prenait tout prétexte à me
convoquer et après avoir fermé la porte, à me sauter. Durant un an et
après qu’il fut en retraite, nous eûmes des relations. On baisait à
l’hôtel.

Entre temps j’avais pris goût à la chose. Je lui avais dis mainte fois
que nous faisions du mal tant à sa femme qu’à mon mari. La honte
commençait à me miner. J’étais humiliée surtout de me découvrir si
faible dans le vice. Tant bien que mal et dégrisé de cet homme que je
découvrais sous le jour d’un vieillard libidineux, je sus m’affranchir
de lui et le résoudre à me laisser et me remplacer par une autre ce
qu’il fit peu après. Je sus par la rumeur en effet qu’une plus jeune
collègue était devenue sa maîtresse. Je fis en sorte d’enfouir au fond
de mon esprit cette cruelle et infâme expérience.

J’avais cru oublier ce fatal épisode. Je décidais de le considérer comme
un fait grotesque et incongru. L’alcool me dis-je m’avait rendu folle et
pour le reste l’estime et la sujétion au devoir m’avaient sûrement
aliéné à cet homme. Mon père de même longtemps abusa de moi d’une telle
autorité. Mon masochisme latent venait de là. Il explique une partie de
ma vie. Un psy plus tard me le confirma. Peut-être ai-je voulu en guérir
en me jetant vite dans l’autre extrême. Le vice et le sexe me révélèrent
ce jour-là leur force et leur charme.

Autre détail et ce qui peut expliquer la convoitise de mon ancien chef,
je n’avais jamais pu me départir de porter même à mon âge, bas,
escarpins et jupes assez courtes. Non pas que je fus une garce mais je
me flattais d’avoir été nantie de beaux avantages et je ne voyais pas
mal à les offrir à d’autres regards. Par ailleurs d’approche austère
voire revêche je pensais assez que cela arrêtait les velléités vulgaires
et lestes. Dans mon service on avait admis que c’était mon uniforme et
qu’il n’y avait dessous nulle volonté d’allumer ni de provoquer.
Plaisantant les collègues disaient : “Elle veut rester jeune.”

Tout cela eût conséquence que j’eus suite à une refonte du service, un
nouveau collaborateur un peu plus jeune que moi et qu’on établit à égale
compétence de la mienne. J’y vis comme un affront d’autant que le type
était puant genre arrogant et vil Don Juan. En effet il avait une belle
gueule de voyou. Il ne se cacha pas les bonnes fortunes qu’il obtint
rapidement sur le lieu. Une femme devait coucher si elle voulait obtenir
quelque chose de lui. Il me considéra dès le premier jour avec ironie.
Il laissa entendre que ma mise ne m’allait pas et que j’en étais ridicule.

Je fus piquée au vif en restant mortifiée. j’en étais presqu’à regretter
mon ancien chef. Je ne vis pas que le vent tournait et que le nouveau
godelureau avait intérêt à me ménager et à entrer bientôt dans mes
grâces. Pour une future promotion il s’aperçut en effet qu’on tiendrait
en bonne part mes avis. Je pouvais d’un trait nuire à sa carrière. Aussi
ne fus-je pas peu étonnée d’observer un changement radical à mon égard.
Mon instinct me souffla cependant de me méfier. De toute façon
j’aspirais à une paix entre nous. Que du moins le calme revint.

Ce fut à cet époque je sus la trahison de mon mari sur tant d’années.
J’étais alors dans un esprit de vengeance et de ressentiment. En même
temps mon corps chaque matin me signifiait que lui manquait sa ration de
sexe ce que lui avait prodigué durant un temps l’autre vieillard
vicieux. Je n’avais pas été sauté depuis deux mois. J’allais davantage à
mes cours de gym mais cela n’entamait pas cette frustration. Suprême
honte j’eus recours à un site internet pour acquérir un jeu de godes
mais je trouvais vite fade et ennuyeux ce plaisir que ceux-ci me
procuraient. J’en vins à allumer.

Cette fois je rendais les regards adressés dans la rue. Jusqu’alors
j’avais méprisé et snobé ces dragueurs. Je n’avais point besoin de ces
sots pour savoir que j’avais un cul et des jambes magnifiques. Tout cela
n’appartenait qu’à un mari que je croyais chérir. Maintenant j’adressais
un sourire fut-il sans ostentation à un mec qui me sifflait ou
m’adressait un mot si grivois. Même une ou deux fois vins-je à accepter
de boire un verre avec un type croisé sur le trottoir. L’un obtint
d’être sucé dans sa voiture et de fourrer ma chatte. Ce fut comme un
déclic. Je n’eus nul honte à cela.

Je vins à retrouver mon goût d’être dominée et humiliée. J’avais adoré
anciennement que mon patron me traita de salope. Je voulais à nouveau
éprouver cette sensation et cette jouissance. Il m’importait peu de me
comporter en femme facile. Bientôt il ne fut pas rare de me croiser le
soir dans un bar minable et de suivre un type selon dans un bosquet, des
toilettes ou une voiture. J’appréciais maintenant sucer une queue. Je
savais pourquoi je portais court. Mes culottes devinrent transparentes.
J’aimais des mains mâles sur mes cuisses.

Aussi vint-il à propos que je céda vite à mon nouveau collaborateur. En
chasseur avisé il observa vite mon récent changement. Il sentait à mille
lieux une salope avérée. D’autres gars du bureau lui confirmèrent que
j’avais maintenant des façons troublantes de sourire voire de rouler des
hanches dans les couloirs. Considérant le fruit mur, il tint à m’inviter
à déjeuner. On devait avoir une franche discussion pour faire la paix.
Il me dragua sans vergogne. Il me dit qu’à cause d’autres il s’était
comporté de façon ignoble. Revenu de ses préventions, il voulait se
faire pardonner.

Il draguait remarquablement. Je goûtais tel du miel ses perfides
paroles. De toute façon j’avais décidé qu’il me sauterait. Il me tardait
d’être déjà dans sa voiture. Il me fit boire pour s’assurer de son
triomphe. En échange je mis un point d’honneur à lui offrir ce talent de
suceuse que j’avais affermi depuis peu. Il baisait rapidement et avec
dextérité. Par la suite et pour le moquer je lui dis qu’il aurait fait
un parfait acteur de porno. En retour il me confia avec une relative
sincérité qu’il était charmé de mes capacités au pieu. Nous baisâmes
ainsi deux, trois fois la semaine.

Pour le reste il me fut facile d’obtenir le divorce et ainsi de me
débarrasser du mari. J’avais le loisir à présent d’amener n’importe qui
dans mon lit. Je jetais mon dévolu sur de jeunes hommes. Sur ceux-ci
J’exerçais un indéniable pouvoir. Ils étaient souvent en quête de femmes
mûres et expérimentées et pour dire salopes. Dans les bars ils
repéraient vite mes cuisses et mon œil aguicheur. Mon style grande
bourgeoise leur en imposait. Ils avaient le sentiment de posséder une
prise de choix. Goûtant le black et le beur je me vautrais ainsi dans le
ruisseau.

A propos de l'auteur

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Je publie des histoires de sexe quotidiennes pour mes lecteurs.

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