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Ma tante et moi

Ma tante et moi



Ma tante et moi

Moi, c’est Phil, la quarantaine, un peu moins à l’époque.

Je suis inscrit sur xHamster, et parcours les vidéos, histoires, photos, pour m’évader.
Je ne cherche personne, je suis marié et ne tiens pas à une rencontre.
Je discute volontiers avec des amis virtuels, femmes plus spécifiquement, la Mère sans doute qui vient me tarauder…

Ainsi, après quelques années, encore perturbé par mes souvenirs, je me suis confié à mon amie, Marika…

Elle a bien voulu recueillir mon récit, l’arranger, le romancer, en respectant les acteurs, Tata Mumu et moi, et notre merveilleuse histoire d’amour…

Chapitre I – Histoire d’amour

Tata Mumu

La première fois c’était pour un mariage. Des amis communs, une fête dans un petit village, on se dévisage, on prend place côte à côte, on discute avec nos voisins, on parle de la pluie et du beau temps, de la mariée, du mari, s’ils savaient…

Peu de visages connus…

Ma tante est mariée, sa fille l’accompagne, jouant avec les autres enfants, ils sont si naturels…

Nous bavardions sagement assis à une table, un peu à l’écart, pour regarder danser les invités, j’avais envie de la prendre dans mes bras…

– Une danse ?

Pourquoi pas…

Mes sens sont en émoi, nous nous connaissons pourtant, mais nous nous rencontrons rarement, sa sœur, maman, ne se voient pas souvent, aux fêtes ou à Noël, parfois aux enterrements… Pourtant la famille est sacrée dans nos gènes… J’en sais quelque chose…

La soirée s’avance, le repas est très bon, les vins délicieux, tante s’en méfie, elle conduit…

Ma tante est habillée joliment.

Pour moi ?

Elle savait sans doute que je venais, pour représenter la famille…

J’aime ce qu’elle porte, j’aimerais en voir plus, mes pensées vagabondent sur la piste de danse…

Ma femme n’est pas venue, son mari non plus. Juste Marinette, sa fille, qui lui ressemble, mignonne de 15 ans, aux tresses tournoyantes qui devient la coqueluche des garçons du mariage, qui courent en tous sens et puis disparaissent…

Après d’autres boissons, après ce bon repas, les valses et les tangos prennent le pas un moment, je suis piètre danseur, mais elle me pardonne, comme tout à l’heure…

Des slows nous réunissent de nouveau sur la piste, je la prends dans mes bras, son parfum, ses seins sur ma poitrine suffisent à m’éveiller, mais sa fille nous recherche, déjà minuit…

Elle est lasse, elle demande à rentrer…

Ma tante me regarde, rester tout seul ici ?
Elle m’invite à les accompagner, nous reviendrons plus tard, sa fille a l’habitude de se gérer toute seule, elle devient jeune fille, elle a toute sa confiance.

Marika

– Bonjour, je suis Marika, écrivaine sur ce site coquin.
Ce récit est émouvant, décalé. Phil, un homme marié, attiré par les charmes de sa tante m’a demandé de l’aider… De l’aider à comprendre, de l’aider à la comprendre, de vivre cette aventure, avec lui, de la compléter, de la sublimer… De la partager avec vous, mes lecteurs…

Mes interventions seront en italique, observations, perceptions, interprétations des personnages.

Phil, premier contact

Une fois que l’on a déposé ma cousine, en retournant au mariage, elle a commencé à se plaindre.

Son ton avait changé.
Seule, sans sa fille, elle devenait moins sérieuse, badinant plus librement…

Elle était moins stressée, conduisant en douceur, sur ces routes désertes, elle m’avoua être rassurée par la présence à ses côtés de son neveu favori !…

Elle en plaisantait, pour me faire enrager…

Elle parla un peu d’elle, se confiant en amie, abordant des sujets personnels…

Elle avait envie de parler à quelqu’un qui l’écoute, n’étais-je pas sa famille ?

Nous avions du temps, la noce battait son plein, et puis rester auprès d’elle en tête à tête, ne me déplaisait…

Un chemin attira mon attention, il partait vers les bois, je lui demandais de le prendre, pour pouvoir continuer cette conversation sans musique, en pleine nature…

Une fois arrêtés, le frein à main serré, elle se détendit encore, souriante, jolie, se tournant vers moi pour agiter ses mains, accentuant son verbe, la lune pour témoin éclairait ses cheveux…

Les sujets étaient éclectiques, je buvais ses paroles sans l’interrompre…

Ils devinrent intimes…

Elle m’a parlé un bon petit moment, de sa vie, de son travail, de ses états d’âme.

Elle en vint à son mari qui ne s’occupait pas beaucoup d’elle, et qui lui faisait ressentir que c’était de sa faute à elle, de la faute à son corps, qui avait changé…

La preuve cette question, surgie de sa réflexion soudaine…

– Il n’aime pas mes seins, il les trouve petits, sans attrait, tu en penses quoi, ton avis d’homme marié, averti sur la femme, m’intéresse ?

Comme je pouvais les entrevoir dans son décolleté, – elle n’était pas sotte-, je l’avais faite danser et j’avais pu apprécier sa silhouette et ses rondeurs…

Je l’ai réconfortée, lui disant qu’à mon avis, elle avait toujours un corps magnifique, et, joignant le geste à la parole, j’ai commencé à dessiner son corps avec mes mains, par-dessus ses vêtements, avec quelques effleurements sur les seins, sur ses hanches et ses jambes, en me penchant vers elle…

Et voyant qu’elle me laissait faire, je lui ai carrément caressé un sein en lui disant qu’il me paraissait parfait, mais que son haut et son soutien-gorge m’empêchaient de me rendre vraiment compte…

Elle eut un petit mouvement de recul, comme un sursaut, mais elle n’a rien dit…

Prenant cela pour un encouragement, je lui ai certifié que ses seins étaient piles à la dimension de mes mains… et j’ajoutais très excitants…

Elle me répondit, honteuse, n’osant me regarder, qu’il ne fallait pas, que ce n’était pas bien de la part d’un neveu, d’avoir des pensées érotiques et même sexuelles envers sa tante.

Je lui ai rétorqué que ce n’était pas bien non plus, de me laisser caresser ses superbes seins…

On ne faisait de mal à personne, en pleine forêt, bavardant librement, se confiant nos problèmes, cet attouchement discret n’était qu’un jeu entre deux adultes proches.

J’étais un homme, et que je réagissais en homme, pas en neveu, à sa beauté, au contact de son corps, à sa peau si douce…

Elle n’osa répliquer, se laissant charmer par ma cour bien standard, hommage à la beauté, hommage à ce qu’elle aime, ses atours délaissés par un mari distant, frisant la cinquantaine et perturbé par la crise fatidique à cette période…

Je lui parlais de ma femme, pour lui rendre la monnaie…

Près de dix ans de mariage, nos rapports s’étalaient, nous étions englués dans le quotidien, absorbés par nos carrières qui progressaient, nous demandant toujours plus de temps sur notre famille…

On ne parlait plus entre nous que de nos futures vacances ou du prochain week-end…
C’est à peu près tout, avec le quotidien des courses, des devoirs de notre fils, d’argent parfois, ce qui tournait en dispute…

Pour le reste, c’était devenu physique, un échange thé****utique, convenu et anodin…

Elle me regarda…

Elle partageait ce sentiment, ce manque, la disparition de l’entrain des premières années, le laisser-aller, la passion évanouie…

Je tenais toujours son sein dans ma paume, tendrement, comme un acquis, surtout que son haut s’était ouvert…
Elle regardait dehors, les yeux perdus, dans ses pensées, ses combats ?

Elle les ferma et sa respiration changea, elle se rendit compte qu’elle était dépoitraillée devant son neveu…

– Arrête… Ce n’est pas bien… Cela ne mène à rien…

– Alors regarde… Regarde à quoi cela mène pour moi…
Je sortis mon sexe pour lui montrer dans quel état elle me mettait…

Quand elle l’a vu, elle fut horrifiée…
Elle a convenu que je ne pouvais pas rester comme ça…

Je lui ai demandé de m’aider. Il y avait urgence, une sorte de non-assistance à personne en danger, mon cœur n’y résistera pas longtemps…

A la base elle a été d’accord pour établir l’équité, puisque je caressais ses seins…
Elle s’est penchée sur moi, et elle se mit à égalité en prenant mon membre dans sa main…

Elle a commencé par le caresser, puis elle a un peu joué avec mes bourses.

Je ne vous dis pas mon excitation ! J’étais en rut, et pas qu’un peu !

J’ai glissé ma main sous sa jupe, mais je n’ai pu que constater sa culotte humide.
Elle n’a pas voulu que je continue et a resserré ses cuisses…

– Tu es trempée… Tu te refuses… Je ne t’attire pas ?
– Il fait chaud dans cette voiture…
– J’ai envie de toi, depuis des années…
– Oh, non, ce n’est pas vrai, tu exagères de me dire ça… Tu as bu et tu veux me sauter…

Elle allait rajouter « comme les autres », mais se retint, je pense…

Alors, par dépit, j’ai approché ma bite de sa bouche…
Elle ne l’ouvrait pas…

Du coup, j’ai passé mon gland partout sur son visage, lentement…
Un geste très viril, macho, j’en ai convenu…
Mais qui l’a décidée à se laisser aller… A forcer le destin…

Elle m’a sucé d’une manière si exquise….
Elle y mettait tout son cœur, se faisait fourreau, me caressait tendrement, puis ses lèvres glissaient de nouveau sur ma hampe, un vrai délice…

Je n’ai pas pu m’empêcher de lui remplir sa belle bouche.

Pour ne pas se tâcher, elle a avalé une grande partie de mon sperme.
Malgré tout, quelques gouttes ont coulé sur son menton et sur ses seins.

Je l’ai essuyée dans un geste tendre, un baiser à l’appui…

– Vous êtes retournés au mariage ?
Elle ne disait plus rien, elle s’est rajustée, puis elle a redémarré…

Marika, mon amie, ma conseillère, tu penses que j’ai été dégueulasse avec elle ?

– Oui et non… Elle était sans doute émoustillée par ce que tu lui procurais et qu’elle ressentait, une cour très macho, mais une cour de jeune homme, impétueux, qu’elle connaissait, avec lequel elle se sentait en confiance et en sécurité. Si cela n’avait pas été tabou…
Maintenant, pourquoi être aussi direct, si pressant ?
L’occasion, c’est elle qui l’a provoquée, elle t’a parlé de son corps, a accepté de te montrer ses seins, t’a laissé la caresser…

On aime la douceur, une ambiance, le temps au moins de se faire à l’idée qu’on va y passer…
D’abord franchir le tabou relationnel…
Tu lui as caressé les seins, en hommage à leur beauté, à sa beauté…
Les seins sont érogènes, terriblement… Surtout lorsque c’est la première caresse…

Ils provoquent le relâchement, l’excitation sexuelle…
Elle t’a laissé faire, se contentant de ce plaisir tactile, cet attouchement…

Mais elle s’est retrouvée sur la défensive dès qu’elle a senti ta main sous sa jupe… …
Si tu atteignais son sexe, c’en était fini pour elle, elle ne pourrait plus se refuser, emportée par son désir, car elle crevait de le faire…

Le fait que tu avances ton sexe vers sa bouche, en guise d’échange, que tu le lui proposes, puis le passe sur son visage, caresse intime et inédite sans doute, le déclic s’est fait, elle l’a accepté comme une contrepartie… Juste cela…
Mais c’est devenu sa nouvelle limite… qu’elle ne voulait pas franchir ce soir.

Elle a donc accepté dans sa tête, et son corps a suivi.
Elle était trempée et avait envie de toi, mais ses tabous veillaient, ils n’étaient pas vaincus…

Elle est allée au bout, pour toi, pour te faire plaisir, et comme elle ne pouvait pas aller plus loin, elle a fait une chose inédite, te recevoir en bouche, comme un nectar divin, et avaler ta semence, te disant par là qu’elle en crevait d’envie, que par ce geste féminin si intime, elle t’avait laissé entrer en elle, qu’elle t’avait accepté…

Le lendemain elle me téléphona pour que je passe chez elle, pour parler de ce qui c’était passé la veille, et mettre les choses au point…

C’était la théorie…

Ce fut le début de notre histoire, une histoire d’amour, que le sexe venait sublimer, nous nous entendions à merveille, elle était comme ressuscitée, un volcan…

Deux ans de tendresse et de passion, cachée, mais si intense…

Nos parcours professionnels nous ont séparés, j’ai failli craquer, faire le pas vers elle…

Elle a rejeté finalement ce choix, pour se protéger, pour ses enfants, pour notre famille qui n’aurait pas accepté cette cassure…

Phil, le lendemain…

Nous étions chez elle, elle avait conduit sa fille chez les grands parents.

A la base, elle voulait me dire que ce n’était pas bien ce qu’on avait fait la veille, mais qu’elle ne m’en voulait pas et qu’elle se sentait aussi responsable que moi…

Elle avait tellement été surprise, qu’elle n’avait même pas essayé de résister…

– Surprise ? Tu l’as agressée après l’avoir enjôlée, elle t’a fait une fellation de folie, et le lendemain elle ne s’attendait à rien ? J’ai un doute… Elle est très innocente ou très coquine…

Mais le problème c’est la tenue qu’elle portait, une jupe noire, des bas noirs et un pull moulant…

– C’est bien ce que je disais…

Dès que je l’ai vue comme ça, je n’ai pas pu m’empêcher de l’embrasser à pleine bouche…

C’est d’ailleurs ce que je lui ai dit, un peu pour m’excuser…
C’était toute la tenue qui m’avait mis dans le même état que la veille et que si elle tenait vraiment à parler, elle avait mal choisi ses vêtements…

Elle était trop désirable pour que je l’entende… Ma décision était prise…
Même si sa bouche disait non, tout son corps disait oui…

Alors la voyant perdue, hésitante, je me suis montré très tendre, et très doux. C’était la solution…
Il ne m’a pas fallu longtemps pour lui quitter son pull…

Elle participait vraiment, elle prenait même les devants, et elle en avait autant envie que moi…

Elle m’a déshabillé en un temps record, je lui ai quitté sa jupe et elle a voulu que je la prenne comme ça, trempée, excitée, envoyant balader sa culotte…
Elle avait tué ses monstres dans la nuit, anéanti ses angoisses, sa morale, laissant libre-cours à sa libido en faillite depuis plusieurs mois….

Ce fut fantastique, j’avais envie de lui faire un cunnilingus mais elle a refusé, elle a voulu que je la pénètre directement…

– Tu l’as aimée quand ? Au point de ne penser qu’à elle ?

Je crois que ça a été ce soir-là, en éjaculant au fond de son vagin…

– Elle s’est donnée à toi, ou elle ne cherchait que du sexe ?

Là, je pense qu’elle avait surtout envie de sexe, c’est après qu’elle s’est vraiment donnée à moi.

– Vous avez fait l’amour toute la nuit ?

Si ce n’était pas toute la nuit c’était au moins une très bonne partie de la nuit. Quand on a arrêté, on était trempés de sueurs et de diverses sécrétions…

– Elle jouissait beaucoup ? Tu l’as prise de partout ? Elle aimait la sodomie ?

Oui elle jouissait énormément, j’adorais contempler sa chatte bien mouillée.
C’est moi qui lui ai fait connaître la sodomie, avant elle avait toujours refusé.
Ce soir-là, il n’y a pas une seule partie de son corps qui n’a pas été arrosée par ma semence…

Je t’avoue que je ne m’en privais pas, et j’adorais déverser toute ma semence bien au fond.
Parce que Tata au début, elle voulait bien me donner son cul, mais c’était pour me faire plaisir. Puis à force, elle y a pris goût et c’est elle qui me demandait de la sodomiser…

– Quelles étaient ses positions préférées ? Aimait-elle les longs préliminaires qui la faisaient délirer de désir et se donner sans réserve ?

Elle adorait les préliminaires, mais ce qui la faisait vraiment partir, c’était se servir de sa bouche. Pomper, sucer, lécher, caresser avec sa langue, tendrement…

Pour ses positions favorites, ce qui la faisait le plus kiffer c’était la table de la cuisine.
C’était moi qui la lui avait achetée, elle s’y allongeait nue, à plat ventre ou de dos, provocante…

– Est-ce qu’elle s’exprimait pendant vos rapports sexuels ? Quand tu la faisais jouir…

Oui elle parlait vraiment beaucoup, elle gémissait quand je la caressais et que je la prenais…

– Vos rapports ont évolué, peu à peu, elle devait être amoureuse… Elle te faisait des cadeaux ?

Oui, assez souvent, d’ailleurs certains je les ai toujours… Sur moi…

Cela a duré deux ans, deux années difficiles, secrètes, à tricher et à mentir…
Mais ils s’aimaient, et l’amour était très fort, autant que leur attirance sexuelle qui ne tombait pas, au contraire, ils apprirent à se dévoiler, à découvrir leurs corps, comme jamais ils ne l’avaient fait… Passion, étreintes, leur seul but, se retrouver et recommencer…

Mais la vie crée des situations difficiles, des choix cornéliens, elle fut appelée à quitter la France, pour la Nouvelle Calédonie, autre deal, autre vie, autre départ, après son divorce…

Ils en furent éplorés, mais malgré qu’il aille jusqu’à sacrifier son mariage et son poste, elle tint bon et s’embarqua en lui tournant le dos…

Mumu

Je sors de ma réserve…

Je viens de lire notre histoire, le récit de mon neveu…
C’est vrai dans l’ensemble, tout ou presque.
Phil a des yeux et des pensées d’homme, il réagit en homme…
Marika tu es plus fine, plus délicate, sensible à travers mes mots et tes yeux sont des rayons X…

A la noce, effectivement, nous ne connaissions personne. J’étais seule, et lorsque j’ai su par ma sœur, que mon neveu y allait, je me suis proposée de l’emmener…
Je me suis habillée pour faire la fête, le moindre décolleté étant vu par ici comme un attentat, je ne mis que ce que je portais dans les cocktails de mon entreprise…

Ma fille m’accompagnait, le soleil était de la partie, la journée s’annonçait merveilleuse.

Après le mariage, la mairie, les photos, – l’église avait eu lieu le matin -, nous prîmes, en un joyeux défilé, le chemin de la salle des fêtes, repas traiteur, animation locale…

Nous ne connaissions personne, à par les parents de la mariée, certes agréables, mais occupés, nous nous plaçons en bout de table, côte à côte, tous les trois, ma fille à mon côté…

Ce fut bon et simple, vins fins, après un apéritif de 2 heures, et de très bons plateaux de choix.

Après le repas, la mariée ouvrit le bal, ma fille depuis longtemps avait déserté sa place, jouant et courant en tous sens, assoiffée parfois, elle revenait se calmer, puis repartait très vite attendue impatiemment par ses nouveaux amis…

En effet, après minuit, elle donna des signes de fatigue…

C’était mon premier slow avec Phil, je m’étais abandonnée dans ses bras, effet pervers du champagne, je sentais sa tension contre moi, la chaleur de nos épidermes…

Mais ma fille insista, coupant net ce premier contact.
Je la reconduisis en invitant Phil, qui serait resté seul, comme une âme en peine…

En revenant, nous étions plus détendus, sans ma fille, les sujets devenaient plus sérieux, confidentiels.

Il me désigna un chemin sur la droite, nous étions en train de brosser le tableau de nos vies, je m’étais épanchée la première, mon mari ne me touchait quasiment plus, il me reprochait même me laisser aller, les seins petits et plats, silhouette devenue mémérisante, sans attrait…

Il me confia les mêmes sentiments envers son épouse, leur vie qui patinait, engluée dans la routine, invoquant leurs carrières qui demandaient de plus en plus de temps…

Je fis une remarque, sur la taille de mes seins, ma poitrine, il argua ne pas pouvoir apprécier, jusqu’à sentir sa main se refermer sur un sein et la palper…

Ce contact me surprit, je ne pensais pas sexe avec lui, respectant trop ma sœur et les principes moraux…
Je ressentis néanmoins un certain tourment, vue ma baisse de libido forcée…
Ce contact tabou, me laissa perplexe. Mais ne bougea pas et le laissa faire…
C’était la première fois que je voyais Phil en homme…

J’avais des propositions, une femme reste une femme, et si l’un n’en veut pas, d’autres… Mais je n’avais pas d’amant, pas d’officiel, ni de passager…
Cela commençait à me peser certains jours de spleen…

Le coquin insistait, massant mes seins qu’il trouvait à son goût…
Il n’était pas question d’aller au-delà d’un jeu anodin, ou de plaisanteries osées entre adultes un peu émoustillés par ce délicieux Rosé de Provence et cet excellent champagne…

Lors du slow tout à l’heure, juste avant l’interruption par ma fille, il m’a semblé, quand il m’a prise dans ses bras, ressentir comme un émoi… Puis au fil de la dance lascive, percevoir sur ma cuisse, les effets pernicieux de ce rapprochement…

Je restais sur cette impression fugitive, l’oubliant très vite tout au long du parcours…

Concentrée à l’aller, ne pouvant parler plus précisément, je restais anodine…

Dès le retour, je me détendis, je me sentais bien avec lui, j’abordais des choses plus personnelles, intimes, comme avec sa mère au téléphone, je n’avais que peu d’amies pour me confier…
J’ai craqué quand il a parlé de lui et de son couple… Mais il restait mon neveu…

J’ai senti ses mains décupler mon désir, mes seins étaient petits mais toujours aussi sensibles.

Et lorsqu’il s’insinua sous ma jupe, je redescendis de mon nuage.
Je mis le holà, il était à ma porte, pas question de coucher avec mon neveu…

Ses paroles résonnent encore dans ma tête…

– Tu es trempée… Tu te refuses… Je ne t’attire pas ?
– Il fait chaud dans cette voiture, et je n’ai jamais trompé mon mari, pas même en pensées, et tu es mon neveu, le fils de ma sœur…
– J’ai envie de toi, depuis des années je te regarde comme une femme, pas ma tante…
– Oh, non, ce n’est pas vrai, tu exagères de me dire ça… Tu as bu et tu veux me sauter…

J’étais atterrée… Depuis des années, il pensait à moi en tant que femme, il me désirait plus que son épouse… Je n’avais rien vu…
Ce soir, il me courtisait, sans changer son discours d’un iota, recherchant l’occasion, ma complicité, mon accord…
Mais non, j’avais juré… Que faire ?

Sa réaction fut instantanée, il me présenta son sexe, il était en érection, un délice, quel gâchis… Qu’est-ce que je dis!… Je suis folle…

J’étais tétanisée, comme devant un serpent…
Je ruisselais de désir, un homme me caressait, me voulait…

Quelle aubaine ! Un homme viril, tendre, gentil, que je connaissais depuis plus de trente ans et qui ne me rebutais pas, loin de là…

J’étais en sécurité, dans ma voiture, dans ce champ au milieu de nulle part, à l’abri des regards…

Les images défilaient dans ma tête, à une rapidité incroyable…
Les paroles tournaient dans mes oreilles…

Vieille fille, sèche, rejetée, cougar, tabou, je revoyais mes années de mariage, mon premier amour, mon mari, viril, emportés par le sexe, ivres de caresses, faisant l’amour partout, du jardin au grenier, sans limite sauf maman et mon éducation catholique, et le tabou de ma porte arrière, l’entrée des artistes, qui restait vierge par ma volonté…

Je le regardais, j’essayais de deviner…
Je me voyais lui ouvrir mes cuisses… Son sexe entrait en moi… Dur comme de la pierre, doux comme de la soie, j’étais trempée… J’allais le faire… Mes seins me faisaient mal de désir…

Le gland toucha ma bouche…

L’invitation était directe, sans appel…
Est-ce de l’i****te ? Cela compte-t’il ?
Il était impatient, s’énervait… Il promena lentement ce gland, rouge de désir, sur mon visage, bouche close, impassible…

Personne n’avait jamais osé ce geste impudique sur mon visage…

Je n’ai pas tergiversé, il fallait ne pas l’inviter à m’accompagner, encore moins de m’arrêter en pleine nature, ne pas lui parler de mes tourments sexuels, ni le laisser ouvrir mon corsage… Faut pas exagérer !…

Je crevais d’envie de faire l’amour, de me donner, de rester toute la nuit, de crier mon plaisir, l’organe était à point, j’avais mouillé mon siège…

Alors d’une main hésitante, je me suis offert cet extra, un coup de canif, un adultère bien innocent pour notre époque…

Mais geste sexuel que cette fellation, pour me venger de mon mari, pour le punir !

Je m’appliquais, je le prenais doucement, je le sentais vibrer quand je resserrais mes lèvres, tenant ses bourses, il en soupirait de plaisir…
Il grossissait encore, devenait plus dur, mes lèvres coulissaient, humides, en cadence…
Je donnais tout, toute ma passion, mon savoir, mon désir brûlait mon intimité et lorsque je sentis le liquide jaillir, il était trop tard !… J’avais failli m’empaler sur lui, lui ouvrir mes cuisses, me prendre jusqu’à plus soif, jusqu’à un orgasme libérateur, tant j’étais excitée et heureuse…

Il était sur ma langue, chaud, divin…
Autant l’avaler pour lui dire combien je l’aimais aussi…

Ce fut un merveilleux instant de sexe, il était aux anges… Libéré…
Moi aussi, et malgré tout je planais, épuisée par l’effort…

Je lui avais donné ma bouche au lieu de mon vagin, mais quel pied !…
Je n’avais jamais connu de plaisir si intense dans cette caresse…

Avec mes amants ?
J’entends vos rires, vos reproches, vos insinuations, dans un petit village, entre amis d’enfance, entre cousins, entre voisins, en grandissant, par curiosité, en devenant femme, par jeu, par défi, pour rire, pour découvrir…
J’en conviens… J’étais encore pucelle…

Juste une fois… Une bribe d’adultère, une pipe dans les bois, après un déjeuner au bord de la rivière, il était trop beau pour la lui refuser.
C’est à partir de là que j’avais pu avancer dans ma vie professionnelle et grimper les échelons, sans jamais coucher avec lui, il était mon patron et s’était marié le lendemain…

Le lendemain, je prenais un prétexte pour le revoir… Mettre les choses au point !
Il m’avait agressée, perturbée, presque violée…
J’avais réfléchi toute la nuit… Comment lui faire payer son audace ?

Je mis une jupe fendue, un body en dentelles, très moulant, caché par un pull en mohair vaporeux, de quoi l’émoustiller, sans faire la pute… Un juste milieu…
Ses yeux parlèrent pour lui…

Je voulais l’attirer à mon tour, il me plaisait, j’avais rêvé de son sexe, je l’avais fait plusieurs fois dans mon rêve, et j’en avais joui… J’étais à point !

Lascive, je lui tendis la main sèchement, pour commencer…

Puis je pris la parole et violemment, les yeux dans les yeux, le tançais pour son comportement qui n’était pas digne d’un neveu, même attiré par la beauté de sa tante plus âgée…

En réponse, il me prit dans ses bras et m’embrassa sauvagement…

J’avais gagné en sauvant les apparences, mes démons comprirent que je n’y étais pour rien, et s’envolèrent en criant que l’amour et surtout le sexe, n’ont pas de frontière, ni d’œillères…

Je le désirais tant, que j’en bégayais…
On se déshabilla et lorsque je fus complétement nue, écartelée devant lui, je m’offris sans réserve, le voulant en moi, tant pis pour les préliminaires, nous étions si excités, on y reviendrait après…

J’explosais ma libido dans ses bras, comblée par son sexe, ivre de ses caresses, délirante, il me montrait le chemin, je suivais, appliquée, sans regret jusqu’aux portes du plaisir, aux orgasmes délirants, mon corps se libérait.

Je déchirais mon contrat, le jetant aux orties, s’il ne voulait plus de moi, je plaisais à d’autres, j’étais une furie, commentant mon plaisir, et ce que je n’avais jamais osé, il m’apprit à le faire, et même au-delà…

Au matin, après cette première nuit d’amour qui s’éternisait, je lui dis « je t’aime », après avoir joui une énième fois, alors que peu avant, j’avais tout refusé…

Ces deux ans me pesèrent dans le sens où on se cachait.
Sauf de temps à autres où on prenait le temps de s’aimer, anonymes dans des lieux inconnus, en toute quiétude, et je me libérais encore…

Il m’apprit à aimer mon corps, à le montrer, en riant aux éclats devant leurs mines chafouines, en leur parlant anglais…

Je devenais naturiste, libertine, il me prenait dans la nature, dans les parkings, debout, tremblante, bravant les caméras des cabines d’essayage.
Il parlai d’échangisme, de clubs érotiques, je dis oui à tout, je voulais vivre ma vie, ma sexualité, et plus que tout, vers la deuxième année, je voulais un enfant de lui…

Je vivais à fond ma passion pour Phil…

C’était fusionnel, un feu d’artifice.

Phil était devenu ma joie de vivre, autant que ma fille, je ne pensais qu’à lui, le jour et surtout la nuit… Il m’offrit un canard, je m’en servais souvent, j’étais Philippisée…

Puis un matin, au bureau, la nouvelle… Et dans le grand bureau de M. le PDG…

Mme G., Mumu pour tous ici, voilà… Je vais être direct…

Notre partenaire en Nouvelle Calédonie cherche à augmenter ses parts de marché vers la zone asiatique. La Nouvelle Zélande est à côté, et l’Asie en prolongement…

Nous vous connaissons depuis longtemps, vous connaissez la qualité de nos produits, la rigueur de notre maison, nous savons votre honnêteté, votre dévouement depuis ces années et avons apprécié toutes vos qualités professionnelles.

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Le but est d’exporter vers les pays émergents, tout ce continent asiatique, de prendre des contacts, le marché est colossal, le poste va demander un déploiement de forces, des responsabilités… Nous serons là, à vos côtés.

Je tombais des nues…

Etait-ce le bonus pour avoir divorcé, j’avais reçu l’acte officiel quelques semaines auparavant…
Ma fille cherchait un débouché pour ses études, une opportunité… 17 ans bientôt…

Le moins, c’était Phil… Notre amour allait mourir…

Je pleurais en rentrant chez moi, je n’osais l’appeler.
La chance de ma vie, cette rencontre, je lui dois tout, de ma sexualité régénérée, cet amour infini, la confiance en moi retrouvée… Patatrac…

Partir ! Oublier ! Tirer un trait d’un coup sur deux années de rêve, un partenaire idéal, un amant merveilleux, je pensais faire un enfant avec lui, c’était la limite, je devrais oublier mes rêves et en forger d’autres…

J’écrivis une lettre pour cadrer ma pensée, peser le pour, le contre, trouver les mots appropriés, voir des solutions…
S’il venait avec moi, quittait tout, son travail, son confort, son SUV, sa famille, qu’il ne verrait qu’aux vacances et encore…

J’attendis une semaine.

Mais ma décision était prise, finies les fins de mois difficiles, finies les crises, j’allais rentrer dans un autre monde, celui des affaires à l’international, j’en avais la capacité, la formation, il manquait l’expérience…
J’avais d’autres atouts, le courage, la volonté, ayant depuis 15 ans j’avais prouvé mes capacités à mon patron… Il me renvoyait l’ascenseur, et en aparté m’avoua qu’il aurait bien aimé m’accompagner…

Je ne pouvais pas cliquer sur « Supprimer », il fallait que je sois forte.
Ce soir j’avais rendez-vous avec lui…

Il comprit dès qu’il vit mon visage, mes yeux rouges, quelque chose arrivait…
J’allais droit au but…

Pas de cris, ni de pleurs, la vie avançait. Il savait que notre histoire devait finir un jour…

Il allait lui aussi accepter sans réserve une mutation, chef de Région, à 200 kilomètres de là… Son mariage était peut-être en jeu, tant pis…

Et s’il venait avec moi ?
Essayons de voir notre vie là-bas…
Il n’est pas anglophone comme moi.
Son métier ?
Une spécificité, un produit national…
Les règles sont différentes dans les territoires…
Diplômé depuis 20 ans ? Il ne compte plus, il est dépassé par les jeunes.
Ses acquis ? Commercial de premier rang, psychologue, formateur, technicien…
Pourquoi pas trouver dans la vente ou créer une boutique, un truc français…
Ils ne nous aiment pas trop, les insulaires… Comme en Guadeloupe ou en Martinique, nous, les zoreilles…

On réfléchit, on se regarde…
Mais moi, j’avais dit oui tout de suite.
Je signais le lundi suivant, départ en fin de semaine…
Sa mère, ma sœur, garderait ma fille pour quelques mois, de quoi terminer son année, sans doute ses études aussi, je ne me faisais plus d’illusions, elle était amoureuse…

Pour la seconde fois, je pleurais quand il me fit l’amour…
La première c’était lors de notre seconde rencontre, chez moi, au lendemain matin, quand je lui ai dit « je t’aime ».

Il m’avait faite femme toute la nuit, sans réserve aucune, j’avais tout accepté, tout appris… J’avais tant joui cette nuit-là…
Je ne pus plus m’en passer pendant ces deux années…

La voix de Phil résonna dans nos têtes :

– Tata Mumu, c’est fini alors ?

L’enquête par Marika

– Bonjour, moi c’est Marika et j’ai mon mot à dire dans cette histoire…
Phil vient de me narrer cette période de sa vie par messagerie. Nous avons fait connaissance, son récit m’a émue…

Pourquoi cet amour inconditionnel, entre deux êtres qui se complètent, qui sont amoureux depuis tout ce temps ???
Pourquoi si peu d’entrain pour garder le contact, juste « Bonjour ça va, oui et toi ? » Puis un bipbip lancinant, puis plus rien, que des échos, des on-dit, entendus mal perçus…

Tu m’en parles du fond de ta tristesse, avec des trémolos dans la voix.
Pour toi, Phil, c’est fini, tu as refermé la porte de cet épisode marquant de ta vie, mais tu gardes encore sur toi les cadeaux qu’elle t’a faits…

Alors je vais t’aider, en bonne écrivaine, et écrire une suite à cette histoire d’amour…

Je vais faire mon enquête…
Comme tu me l’as dit, elle a vécu sa vie, son installation passée, des changements radicaux, de langue, bien que ce soit officiellement le français, il existe pas mal de langues ethniques et l’anglais est souvent utilisé dans les relations externes. Règles et lois se sont adaptées…
Il reste le comportement, et le relationnel, car si le territoire est français, les mœurs sont indigènes, mixité, culture, tourisme, un brassage infini et mouvant avec des racines millénaires…

Libre, sans rien à justifier, se fondre dans la communauté, apprendre les usages, la mentalité… Faire son trou professionnel, lancer la machine, puis vivre enfin, vivre sa vie de femme… Penser à son avenir sentimental et éviter les erreurs…

Mon enquête me mène à Nouméa, la capitale…

La société est basée dans la périphérie, en bord de mer, très belle côte, petit paradis…
Je découvre sa villa, 2 route de l’océan, piscine commune avec 3 villas du lotissement.
Les locataires sont français, venus pour quelques mois ou quelques années.
Les maris souvent ingénieurs ou techniciens, leurs femmes s’ennuient entre enfants et farniente et pour beaucoup, revient la nostalgie, le rêve se transforme, on retrouve ses démons, ou bien d’autres arrivent…

En discutant, elle découvre ceux de ses nouvelles amies, fait connaissance de ses voisines, et ses voisins, ils font des barbecues, des apéros, et discutent des tensions ethniques qui éclatent çà et là dans l’île. Mais il y a aussi de bons moments, une vie moins stressante, un environnement agréable, l’océan…

Elle se met au boulot, d’arrache-pied et cela porte ses fruits dès la rentrée des classes…

Mais sa fille est tombée amoureuse, ne veut plus venir dans ce pas trop lointain, elle a peur, elle préfère repousser d’un an, préparer son bac…

Mumu est chamboulée, c’était son point de mire, sa joie de vivre, recevoir sa fille et vivre ses passions d’adolescente, partager ses craintes, ses angoisses, vivre…

Une jeune femme, rencontrée dans un cocktail où elle noyait son chagrin, la console…
Elle l’invite chez elle. Elles font connaissance. Elle est belle, seule, un peu célèbre…
Mumu craque, elle se confie, se lâche, lui parle de Phil, se raconte, remonte dans sa vie, se libère…
Le soir même, elles deviennent amantes…

Elles sortent, font la fête, c’est l’été, la société marche bien, elle obtient des contrats, son réseau s’étend, on lui fait confiance, les patrons français sont ravis, ils font des conférences sur Internet… Elle a deux personnes au bureau.

Pour la première fois de sa vie, elle vient de coucher avec une femme et en est tombée amoureuse…

Elle pense à Phil à tout ce qu’il lui a donné, appris, il a reboosté sa libido, appris à aimer son corps.
Terminés les sarcasmes, elle s’est prise en main, elle se fait une raison, et se partage entre sa nouvelle amie et son travail…

Coralie est très belle, travaille dans le monde artistique, culture et informations, ce n’est pas rare qu’elle passe à la télé…
Elles voyagent dès qu’elles en ont le temps.

Mumu découvre peu à peu ce territoire français, cette île sauvage, magnifique, très différente de son village français… Les mœurs sont plus libertines, leur relation passe inaperçue.

Un soir, elle fait la connaissance d’une danseuse, une amie de Coralie.
Elles discutent toutes les trois, l’alcool les emportent, Mumu surprend les deux jeunes femmes qui s’embrassent. Elles l’entraînent dans un tourbillon des sens, une nouveauté, bien agréable…

Dès lors, Mumu est grisée par sa découverte.
Elle se sent libre, fait l’amour avec ses deux amies, participe à des soirées libertines où elle y découvre des hommes riches, importants, un en particulier qui deviendra son premier amant sur l’île…

Sa vie devient dissolue, entre hommes et femmes, des milieux mouvants, instables, avec toujours ce mélange des races qui parfois lui fait peur, elle a du mal à cerner certaines subtilités ou animosités…

Pour fêter sa première année et son succès, elle a désormais 6 collaborateurs, elle donne une fête, chez elle.
Elle y convie la plupart de ses contacts professionnels, quelques couples de voisins, et ses amies, une cinquantaine de personnes en tout…

Au matin, du dimanche, après 24 heures de fête, elle se réveille, inconsciente, un inconnu dans son lit, des bouteilles, des traces d’une orgie chez elle, un week-end entier…
Elle a été volée de quelques bricoles, le quartier résidentiel et sa position sociale attirent les convoitises.

Le plus dur, elle a eu des rapports sexuels non consentis, et confirmés par un gynécologue.
GHB ou alcool, elle ne se souvient que du début, la fête a duré toute la nuit et selon ses collègues du bureau, et elle a disparu le matin, ce dimanche, car personne ne l’a revue, selon une voisine qui pensait l’avoir aperçue dans sa chambre…

Elle ne porte pas plainte, elle vire tout le monde, ses deux amies aussi, coupe les ponts et se fait petite, évitant de faire des vagues… Elle se remet en question, se fait une raison pour sa fille, repense à cette heureuse période, à Phil…

Sa nouvelle voisine l’aide beaucoup, calme ses angoisses, la rassure sur l’avenir, comme si elle savait son destin…

Mumu, épuisée, se confie librement, elle se souvient de son intervention décisive, après le cambriolage, lorsqu’elle a appris son viol, ce dimanche épouvantable, et ses anciennes amies sorties d’on ne sait où, trop belles pour être honnêtes…

Elles en ont convenu, elle l’avait veillée en cette nuit douloureuse, calmée, dorlotée, jusqu’au matin du lundi, ses angoisses disparues, ses résolutions prises, elle lui avait donné la clé à ses problèmes, puis était rentrée chez elle sans contrepartie, comme un ange gardien…

Mumu a eu de tes nouvelles, sa mère a appelé, tu es monté en grade, tu roules en Mercedes, tu es toujours avec ta femme.
Sa sœur ne l’appelle pas souvent, elle s’intègre, quelques fréquentations, mais son travail prime et elle obtient des résultats probants.

Puis, au hasard de ses démarches, elle rencontre un homme politique local.
Elle lui parle affaires, sujet pour lequel elle voulait le connaître.

Il occupe une situation stratégique dans le commerce vers les pays qui l’intéressent, et pas mal de monde, dans toutes les sphères, il a même appris sa mésaventure, ce fameux week-end, mais est resté très discret, ne voulant pas lui porter tort.

Elle est surprise, le remercie pour sa discrétion, puis lui fait confiance.
Il se prénomme Gérard.

Ils se revoient souvent au hasard de réceptions, puis pour affaires, puis en dehors.

Elle l’aime bien, et, un soir, après avoir eu un gros contrat, elle l’invite chez elle pour la première fois…
Elle se retrouve sur la terrasse, dans ses bras, contemplant ensemble le coucher de soleil, il l’enlace tendrement, et s’apprête à l’embrasser…

Elle a besoin d’amour, elle va se donner à lui, ce soir…

Elle lui ouvre ses lèvres, le baiser est merveilleux, son ventre réagit, elle va accepter ses caresses, s’allonger sur le grand sofa ou l’emmener dans sa chambre…

Mais le visage de Phil revient la hanter… Elle le voit, elle l’entend, il est là…
Elle ne peut rien faire, comme bloquée.
Elle s’excuse, prétextant un léger malaise, sans rapport avec leur baiser… Le corps de la femme et ses secrets…

Il sourit…
Il la rappelle le lendemain pour avoir de ses nouvelles. Tout va bien, son mal au ventre est passé dans la nuit…

Il lui donne rendez-vous vendredi soir à l’aéroport, pour une surprise de 48 heures, en la remerciant pour ce délicieux baiser… Il est craquant…

Elle revoit Phil, son amour de neveu, leur dernière nuit…
Elle pense à lui, se demande ce qu’il devient, s’il est heureux.
Elle l’a oublié volontairement, rejeté avec force de ses pensées.
Mais il a toujours ressurgi aux moments importants, moments de dépit, avec des regrets sans aucun doute…

Elle tente d’avoir son neveu au téléphone, en vain. Elle essaiera toute la semaine, 0 fois par jour…
Elle appelle sa sœur, qui croit à un accident, qui appelle sa fille, mais qui ne sait rien…
Non, Phil est injoignable, parti on ne sait où, sans doute en amoureux.
Sa fille est restée seule, enfin presque, son nouvel ami est avec elle…

Son rendez-vous approche, ce petit voyage, elle sait bien pourquoi, elle ne pourra pas reculer…

Elle essaie de nouveau, laisse des messages, envoie un mail, un SMS… un SOS !
Elle pleure, toute cette nuit du jeudi, cette dernière nuit…

Au matin, fatiguée, elle baisse les bras et se résout.
Elle refait le numéro, machinalement, la messagerie est pleine…

Elle appelle Gérard, lui confirme son arrivée pour 18 heures, sa valise est prête, oui, elle est ravie, oui, elle l’embrasse…

Le soir même, dans cet hôtel de rêve, après un court vol, puis un trajet en hors-bord, sur un îlot du pacifique oublié par certaines cartes marines, elle devient sa maîtresse…

Voici ce que je sais maintenant, obtenu de source sûre, en enquêtrice futée, comme si j’y étais…

Chapitre II – Une suite inattendue

Conclusions de l’enquête

Phil est ivre de joie lorsque je lui parle de Mumu, heureuse, dans sa nouvelle vie et de nouvelles perspectives professionnelles, mais ce n’est que le début…

Sans entrer dans les détails, je lui dépeins la situation, après son installation et quelques déboires, j’ajoute quelques anecdotes, ses essais pour le joindre avant de s’engager dans une relation de premier plan, avec un élu local…

Tu es triste, pensif, tu as raté quelque chose sans doute, elle s’expliquera peut-être, un jour…
Je t’ai donné espoir, espoir de la revoir, de recréer le temps d’un séjour, un souvenir impérissable, le dupliquer comme un copier-coller…

Oui, je l’ai vue, Phil ! Oui, j’ai parlé avec elle, de la pluie et du beau temps, et d’un temps révolu qu’elle se souvient avoir enterré, avec un amour impossible…

Oui, elle s’est confiée à moi, je suis devenue sa voisine, et petit à petit, sa confidente…
Plus encore, son ange-gardien, elle ne s’en doute pas, ni que je viens de si loin.

Après sa mésaventure, je m’installais en voisine, avec vue sur sa villa, et ce dimanche maudit, elle m’appela, comme une bouée.
Elle était défaite, éplorée, vidée et essayait de recoller les morceaux dans sa mémoire…
Je l’aidais, d’autant plus que je me sentais fautive…
Le but était au départ de faire le vide autour d’elle, tuer les nuisibles, pour repartir à 0…

Je ne pouvais apparaître, je venais d’arriver, mais déjà, je savais qu’elle avait mis un pied où il ne fallait pas…
Sa Coralie, cette amante passion était impliquée, ainsi que la copine danseuse.

Elles agissaient pour le compte d’un mafieux.
Mumu montait trop vite dans la société et risquait de gêner ses intérêts à terme.
Il montait des dossiers brûlants sur toutes les personnes dangereuses et avait une mainmise sur tous les trafics et autres activités illégales…
Le chantage était son outil.

Les filles avaient pris des photos compromettantes, partout où Mumu était allée.

Etendue, nue, entre les deux femmes, en train de faire une fellation à un homme dans un club réputé, un autre cliché, enlacée avec un sportif en vogue, dans des positions scabreuses, des lieux glauques, et maintenant, avec un adolescent dans ses bras, dans son propre lit…
On distinguait la photo au mur, ce nu artistique, créé et offert par Coralie et son amie.

Je compris que je ne pourrais lutter et alla chercher du renfort…

Ce fut facile ensuite, j’étais là chaque fois et la surveillais…
Je veillais sur son bonheur, sans intervenir, je n’avais pas le droit de me découvrir c’était la règle du jeu…
Je voulais la préserver jusqu’au bout…

Puis ce fameux soir, après maintes aventures sentimentales en tous sens, ce bel homme, bien connu qui entre chez elle, qui lui sourit…
Je ressens un attrait, je la vois détendue, belle, souriante…
Elle est amoureuse !

Pas maintenant ! Il me faut agir !

Je lui envoie des signaux, je fais en sorte de communiquer avec son esprit, j’observe, elle est sur sa terrasse, elle vient de l’embrasser, elle va le faire…

Elle réagit, ça marche… Ouf…
Il repart, la queue entre les jambes, je suis fière de moi ! Fière de mes pouvoirs de femme et de la technologie…

J’apprends qu’elle cherche à te joindre par tous les moyens, elle t’aime encore, c’est certain. Elle était sur le point de se donner à cet homme, mais avant, elle voulait t’entendre, savoir pour retarder, réfléchir…

Mais non, impossible, tu ne réponds pas…

Ce vendredi maudit, je la vois sortir de chez elle, une petite valise à la main et s’engouffrer dans un taxi…

Ce week-end je la perds, on la perd, tu la perds… C’est certain, elle va le retrouver !

Où étais-tu ?
Que faisais-tu ? Toute une semaine…

Cette attente fut le pire moment de ma veille…
Lundi soir, elle rentre, seule…
Je sors ma poubelle, il est un peu tard…

Elle m’appelle de sa terrasse… Elle m’invite à boire un verre… Elle est rayonnante !
Elle vient de vivre un rêve, comme on en voit dans les romans d’amour…
Dans un hôtel de rêve, perdu dans le pacifique, elle a rencontré l’amour de sa vie, le second du moins, le premier ne comptant pas…

Elle s’est donnée à lui sans retenue, et pendant 2 jours elle a fait l’amour, dans toutes les positions, dans tout l’établissement, dans l’océan, dans la piscine, il est merveilleux et elle lui donnera un enfant dans 9 mois…

Merde !

Je retourne chez moi, il commence à pleuvoir, le vent est tourbillonant…

Phil ?
Tu ne réponds pas ? Phil ?

La communication a été coupée… Mon écran s’est éteint… Panne d’électricité…

La tempête arrive, puissante, dévastatrice, je reste calfeutrée…
Au matin, personne, toujours pas d’électricité, je me mets à pleurer, tout ça pour rien !
3 mois de veille, de voyages, de recherches, même Romain a participé, j’ai fait appel à toutes mes relations pour toi, Phil, pour Mumu…

J’ai même retrouvé Philippe, ancien mari de ma compagne, père de mon fils reparti dans les îles, relation compliquée, mais ce n’est pas l’objet.
Il m’a trouvé des appuis, la villa, la technologie, a bousculé pas mal de monde pour que j’arrive à me faire souris auprès d’elle… Et qu’on me fiche la paix, et aussi à Mumu…

Il m’a appelé un jour, me disant, tu peux y aller, la voie est libre, ils resteront sages, oubliez ces deux semaines, Coralie et sa clique… Tu peux la rassurer, sans entrer dans les détails. Pour ta gouverne, Gérard est intervenu si discrètement et efficacement, que l’autre Capo, a eu peur…
Tu me devras un service…

Je revivais….

Retour vers le futur

– Phil ?
Ah, tu es là…
Peux-tu prendre deux semaines de congés ?
Je viens de t’envoyer les détails, ton employeur est d’accord, tu auras un compte-rendu de visite à lui faire. Tu es payé, mais tu viens seul. Fais avaler la couleuvre à ta femme, c’est tout !

– Mais pourquoi ?
– Tu vas à Nouméa, départ samedi, retour dimanche soir en 15…
– Mais…
– Chut, j’ai tout prévu, organisé, retenu, programmé… Mumu va retrouver un de ses amis, un couple, toi et moi…

Elle ne vit pas encore avec Gérard, ils ont eu pas mal d’ennuis, l’un et l’autre avec la tempête, Gérard a dû revenir sur le continent, il y est actuellement pour deux mois environ, alors viens !

– Mais comment je te rencontre, on ne se connaît que par messagerie sur ce site de rencontres…
– Je suis à Nouméa depuis 3 mois et la surveille…
– Mon dieu, je deviens fou…

Mumu entre chez moi, un magnifique bouquet à la main, du champagne de l’autre…

– Bonjour douce voisine, alors où est ce jeune couple qui veut me revoir ?
– Tu peux venir chéri ? Voici mon compagnon Mumu…

Tu entres, elle te reconnaît, elle s’effondre, évanouie…

Dix minutes plus tard, dans sa chambre où Phil l’a transportée, je lui explique tout, sans rien omettre…
Elle pleure… Des larmes de joie, de rire…

Elle veut savoir, comprendre, qui je suis où je vis…
Elle marche de long en large, boit du café, puis se calme… Elle veut le voir, lui parler…
Je vais chercher Phil, ils tombent dans les bras l’un de l’autre…

Ils me dévisagent, je disais à Mumu que Phil ne sait rien des détails, juste ce voyage que j’ai organisé dans les moindres détails et qui se terminera dans 15 jours… Il a l’appris avant-hier, et aussi que tu n’étais pas au courant de qui j’allais être la femme…

Rassure-toi, nous n’avons pas encore consommé, je te laisse la primeur de mon faux époux…
– Tu es divine, une fée… J’ai plein de questions pour toi Marika… Et toi Phil, me veux-tu encore pour amante, pour quinze jours ? Moi oui, je te veux !…

– Moi aussi, je n’ai pas fait tout ça pour que tu me refasses le coup de la première fois…

Rires…

– Les enfants, je ne suis qu’une femme, une fée peut-être, mais une femme.
J’ai écouté vos récits, écouté vos délires, je vous ai imaginés jouir, faire l’amour… Alors ce soir, je veux être spectatrice de vos ébats…
– Avec plaisir ma chère, je te kiffais en tant que voisine, alors comme fée…
– Sans problème, au contraire, j’ai bandé pour toi dès ton premier message…

On ne se refait pas et dans la tiédeur de la nuit, chez moi, le couple héro de cette histoire magique se livre à un ébat torride sous mes yeux complaisants.
Mumu et ses commentaires, ses soupirs dans la nuit, puis ses râles, ses orgasmes incessants, ils m’invitent avec eux, en petite souris, témoin de leur amour si lourd à porter, qu’il vaut mieux être trois…

Et leurs soucis s’envolent et pendant des nuits et des jours entiers, nous refaisons le monde, des enfants par centaines, nous vivons sans sortir en réels amoureux, moi, de lui, elle aussi, et moi d’elle que j’ai appris à découvrir, à chérir et protéger, partageant ses secrets les plus intimes, vivant à ses côtés sans pouvoir la toucher…

Phil, je te le concède, j’aime ta maîtresse, j’aime son odeur, ses seins que tu adores, son ventre et son pubis, femme jusqu’au bout des ongles, manucurée, parfaite, désirable à souhait.

J’aime te voir la prendre, la porter à l’orgasme, puis la sodomiser, en faire ta soumise, investir son corps, elle aime se laisser faire, elle adore être possédée, crier sous tes coups de reins… Elle aimerait plus encore, mais on a le temps…

La quinzaine s’écoule, nous sortons prendre l’air, nous cachons nos pulsions, j’aime quand tu me cherches et qu’avec son accord tu me prends à mon tour, et qu’elle vient t’aider à posséder mon corps et me faire jouir, puis délirer…
Partout dans la nature, dans les parcs, le jardin, la nuit dans la piscine, dans les vagues, dans son lit, sur la terrasse…
Tu dupliques tes caresses, on devient tes amantes, deux femmes à tes pieds, tu es le roi du monde…

Quelles vacances, quel pied !
Mais il est temps de revenir sur terre…
Gérard va revenir, Mumu va lui redire je t’aime, elle va le choisir pour maître, amant, et futur mari et géniteur de son prochain enfant…

Que dis-tu Phil ? Tu pleures ?

Alors dis-le lui, dis à Mumu que tu l’aimes à en crever, que tu la veux pour l’éternité, que tu feras tout pour elle, comme je l’ai fait ces 3 mois…
Elle ne pourra refuser cette fois…

Mais avant, réponds à sa question, que faisais-tu cette fameuse semaine, où tu es resté muet ?
Reconnais que tu l’as, sans le savoir, contrainte à se jeter dans les bras de Gérard…
Un week-end de folie, une explosion des sens, comme nous maintenant…
Mais c’est par désespoir qu’elle l’a fait, il méritait le meilleur, c’est un homme exemplaire, qui sera bon époux…

– Je… Enfin…
– Non, c’est moi qui vais répondre Phil, oui je t’aime, oui, j’ai refusé, oui, je t’aime toujours, oui, je veux être ta femme, ici nous ne sommes rien, ni neveu, ni tata, nous sommes deux amants, je veux être ta femme nouvelle-calédonienne, et je veux Marika comme témoin…

– Heu… Attendez les amis, je n’ai pas fini… je vous ai dit que j’étais une fée…
– Et alors (en chœur !)
– Ici, ou plutôt là-bas, en France, j’ai trouvé un nouvel amant, pour ici, jusqu’à ce que m’en retourne, la date n’est pas déterminée… Je vous le présente, mais…

Chéri, tu peux venir ?

Ils tombent tous les deux, dans les bras l’un de l’autre, Gérard est fou de joie, de les voir enlacés, ébahis, sans parole, tétanisés par son apparition…
Et oui, Gérard est mon complice…
Il était venu en France pour régler pas mal d’affaires dans les ministères et cela prend du temps…
Lorsque j’ai appris son voyage, j’ai conçu cette histoire, car je savais par avance comment elle allait finir.
Je suis repartie quelques jours en France, et je lui ai tout expliqué…

Il était émerveillé par ce que j’avais fait pour elle, pour toi aussi Phil…
Sauver cet amour infini, cette histoire, ce rêve, brisé pour des raisons que la passion ignore.
J’expliquais et il me parla…

Veuf depuis 5 ans, il avait aimé sa femme comme un fou…
Accident… Elle est partie le laissant malheureux comme les pierres.

Il s’acharna dans son travail et devint un édile, à un poste important, mais pleurait chaque soir cet amour avorté… Ce n’est pas juste de perdre un amour si pur…

Il aperçut Mumu dans un cocktail, elle attira son regard, désirait lui parler.
Elle avait besoin de conseils, il les lui apporta dans la semaine d’après, sa fraîcheur, son sourire lui rappelaient sa femme, il était séduit, mais perplexe…

Il la revit souvent, en tomba amoureux ostensiblement, d’un amour différent, une envie de la protéger, il avait appris ses malheurs…

Il la séduisit, ils s’embrassèrent sur sa terrasse au coucher du soleil…
Elle eut comme un flash, il ressentit le même, mais ne s’en émut pas.

Le week-end suivant, elle devint sa maîtresse, dans cet îlot magique.
Il ne reconnut pas l’abandon d’une amante…
Pour sa part sa femme revenait hanter ses nuits.

Certes Mumu aimait le sexe, et lui était en manque, mais un ingrédient essentiel manquait à leurs ébats… La passion…

Ce que je lui appris confirma sa logique, elle était amoureuse, mais pas de lui…

On tenta alors de cerner Mumu, et pour sauver tout ça, je donnais de ma personne, cet homme était merveilleux, j’en tombais amoureuse au second regard et couchais le soir même, avec lui…
Les deux jours suivants, il ne revit pas ses fantômes…
Je n’étais que de passage, mais j’étais devenue son amie, plus que son amante et cela ne le gênais pas de me prendre à Romain pour quelques semaines, voire plus si affinité, car mon cœur est libre et le restera tout le temps… Enfin…

Il ne manquait plus qu’à raccrocher les wagons, les vôtres et le tour était joué…

Voilà, allez en paix mes chéris, je vais passer pas mal de temps dans ce beau pays, sans quitter xHamster et tous mes amis… Nous allons nous revoir, sceller notre amitié, et on ne sait jamais, sans doute nous remarier…

FIN

Marika842010 – Septembre 2018