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L’apprentissage de Chloé… Partie 3

L’apprentissage de Chloé… Partie 3



Presque six mois que nous nous ne sommes pas vues mais je suis contente de rencontrer Marie.
Le hasard fait si bien les choses…
Je déteste le shopping mais j’avais besoin de nouveaux jeans et je sortais juste du magasin quand nous étions retrouvées nez à nez Marie et moi.
Je ne sais pas si l’on peut parler de réelle amitié quand une relation est axée sur le sexe. Et même si nous avions appris à nous connaître beaucoup mieux depuis notre première rencontre, Marie et Corentin restaient un couple que je fréquentais pour le plaisir des sens.
Pourtant je pense que oui…

Nous sommes heureuses de nous retrouver. Et sans que je puisse refuser, mon amie m’entraîne avec elle. Elle tient à me montrer sa boutique. En voiture elle me raconte vivre une nouvelle aventure avec une anglaise très coquine et quand je demande des nouvelles de son mari, elle me dit que tout va bien mais qu’il est dans le bordelais pour son travail toute cette semaine. Puis nous parlons de Chloé et elle est ravie de savoir que nous étions toujours ensembles. Nous arrivons enfin dans la rue où se trouve sa boutique.

– Pas question Marie ! Je tiens à payer…
– Non c’est un cadeau Juliette ! J’y tiens vraiment. Mais tu payeras ce que tu achèteras à ta prochaine visite.

Deux ensembles « culotte soutien-gorge » très jolis, l’un noir et l’autre blanc. Pour Chloé…
Rien que ces bricoles crevaient mon budget fringues.
Quant aux joujoux que j’avais choisi, c’était presque scandaleux. Mais puisque c’était un cadeau…

– D’accord alors… Mais je reviendrais vite te voir. C’est très gentil de ta part.

Le plus marrant dans l’histoire, c’est que l’un des objets les plus vendus chez Marie, était la petite cravache en cuir noir décorée de métal argent que j’avais choisi sans regarder le prix. Comme quoi les bourgeoises brestoises aimaient avoir les fesses rouges. Et payaient le prix fort pour souffrir.
A presque 200 euros la fessée c’était du grand luxe.
La laisse et le collier restaient très abordables. Marie à un sourire et me demande si c’est pour moi ou pour Chloé, ou pour les deux. Elle rit en disant que je n’ai qu’à payer ces articles en satisfaisant sa curiosité. Ce que je fais en parlant de nos relations devenues plus claires avec ma Chloé. Marie a un petit rire en disant qu’elle l’avait vite compris. Chloé s’était crue longtemps purement lesbienne et se trompait, toute comme cette sorte de timidité qu’elle avait parfois était un signe de ses envies d’être soumise.

– Que fais-tu ce soir ?

J’ai posé la question sans même y penser et Marie laisse passer un moment avant de me répondre qu’elle n’a rien de prévu.

– Viens nous voir… Tu dînes avec nous et tu pourras rester dormir et passer le samedi avec nous. Mais Dimanche nous partons faire une balade en mer avec Patrick.
– C’est très tentant Juliette… Oui je veux bien.
– Pour 20H… Et puis non, tu viens quand tu en as envie.
– Je ne pourrai pas être chez toi avant 20H… C’est gentil merci.

Marie semble vraiment ravie et je l’embrasse en lui disant que je dois me sauver. Sa main est très vite sur ma fesse gauche quand je l’embrasse et je recule sans la laisser continuer sa caresse.

– Je dois filer… Nous ne ferons pas que dîner rassure-toi…
– Je n’osais pas te le demander…
– Et j’aurai l’occasion de vérifier si cette cravache de luxe vaut le prix que je ne l’ai pas payé.

Elle sourit…

– D’après ce que tu m’as confié… Chloé va l’adorer j’en suis sûre.

Je souris moi aussi et lui colle une autre bise sur la joue.

– C’est toi l’experte… Et j’aimerai que toi aussi tu me donnes tes impressions sur le cadeau que tu me fais.
– Tu veux dire…
– Que c’est toi qui seras cravachée oui… Et c’est soirée tenue correcte exigée. Avec cette pluie qui n’est pas prête de cesser, ton joli trench-coat est de circonstance pour la route. Tes jolies chaînettes de chevilles, pinces à seins et rosebud sous ton trench. Et uniquement cela évidemment.
– Et bien… Tu as bien changée toi… Et vous ce sera ?
– Une surprise !

Je quitte Marie, la laissant un brin éberluée mais certainement très excitée également.

Chloé est contente de mon idée et me demande ce que nous pourrions préparer de bon pour ce dîner. Elle a cet air de gamine ravie qui la fait paraître encore plus jeune qu’elle ne l’est.

– J’ai parlé de dîner mais ce serait préférable de ne pas… Tu peux nous faire tes petits sandwichs variés ? Et il reste quelques bouteilles de vin…
– Ben c’est pas un dîner çà…
– Je pense que nous n’aurons pas vraiment le temps de nous empiffrer… Surtout toi.
– Pourquoi tu dis ça, dis que j’suis grosse aussi… Des fois tu…
– Chut ! C’est simplement que Marie a hâte de te revoir ma belle. Tu auras d’autres occupations que manger.
– Ah…

Rouge pivoine et yeux baissés. Elle est adorable.

– Tu sais… On te croquerait debout quand tu prends cet air là…

Un doux filet de voix…

– Ben croque-moi alors…

J’ai la main dans ses cheveux et lui relève la tête vers moi avec douceur.
Elle me regarde et son charmant sourire timide me fait craquer.

– Non ma belle… C’est toi qui va me croquer… Baisse mes jeans…

Et soudain, pendant que Chloé joue de sa langue sur moi, léchant mon clitoris, ou le suçant de ses lèvres , une pensée me coupe d’un coup le plaisir que je sentais venir doucement.
Cette idée me bloque net et je demande à la jeune femme de cesser. Sur le coup elle ne répond même pas et je dois renouveler ma demande pour que ça bouche me quitte et qu’elle pose sur moi un regard interrogateur.

– Tu veux que je te doigte…
– Que tu arrêtes ma chérie !

Je suis un peu trop sérieuse et elle semble un peu anxieuse. Je caresse ses cheveux et lui demande de se relever.

– Il faut que je te parle ma chérie…

Nous sommes assises sur le canapé et Chloé m’a écouté sans un mot. Ma dernière question l’étonne mais je descelle aussi une pointe de déception dans sa voix quand elle se décide à parler.

– Tu choisis ton moment pour ce genre de discussion toi… On prépare une soirée qui s’annonce grave excitante, tu me demandes ma bouche et paf…
– Oui je sais mais… Tu veux bien me dire ?

C’est très simple . Ou c’est très compliqué…
Pendant que Chloé s’employait à me faire jouir, mes pensées se sont tournées vers notre soirée. J’ai imaginé Marie à ma place et…
Cette image ne m’a pas plut. Pire, elle m’a déplut fortement.
Je suis jalouse…
Chloé me dit qu’elle a dit trois je t’aime à des femmes.
Qu’elle le pensait et se trompait. Qu’avec moi elle préférait être certaine de ses sentiments.
Qu’elle croyait être un peu amoureuse. Qu’elle était sincère sans trop oser en dire plus.

– Oui je crois que je suis amoureuse… Je te l’ai dis plusieurs fois Jul.
– Tu le crois ou…
– Je pense l’être… Mais cette espèce de dépendance que j’éprouve avec toi me trouble trop pour que je puisse être sûre de moi. Suis-je amoureuse et l’étant, adore être ta petite salope parce que je t’aime ?Ou être aussi dépendante de toi sexuellement me rend amoureuse. Ou me pousse à le penser. Je n’ai jamais rien ressenti d’aussi fort en tous cas. Je parle sentiments bien sûr. J’en suis à vouloir être toujours avec toi, Vivre avec toi… Tu comprends Jul… Donc oui je crois être amoureuse. Et merde… Tu ne vas pas comprendre puisque sexuellement c’est bien pire. Avec les autres c’était super. Avec toi il n’y a pas de mots à part génial. Et tu peux penser que c’est pour le sexe que… Et merde.

Ce qui est clair c’est qu’elle éprouve des sentiments forts. Et à part ses « et merde » elle parle comme elle devrait toujours le faire. Signe qu’elle est attentive à se faire comprendre.

– Et toi Jul ? Es-tu amoureuse de moi ? Tu n’a fais que répéter toi aussi que tu croyais l’être…
– Tu es la seule femme avec qui j’ai partagé autre chose que du sexe. Et je ne parle pas du temps passé avec toi. Les cinq autres c’était une ou deux nuits… Alors oui, je suis amoureuse.
– Dit-moi que tu m’aimes Jul !

Et je n’y arrive pas. Dire que je suis amoureuse m’est facile pourtant.

– Tu vois que ce n’est pas si simple… Dire je t’aime est déjà compliqué mais l’avouer à une autre femme et surtout la première fois… Et j’ai ressenti ce blocage très vite chez toi Jul… Alors je ne me suis pas posé de questions et me suis laissée vivre à tes côtés. Et j’adore être avec toi.
– Je suis amoureuse c’est certain. Puisque je suis… Je suis jalouse Chloé !
– Alors dis-moi je taime Chloé ! Et ensuite tu m’éclaireras sur nos rapports avec Patrick la prochaine fois qu’il passe à la maison. Il me baisera toujours moi aussi ? Il ne me baisera plus ? Ou je pourrais le sucer sans que ça te dérange puisqu’il paraît que sucer n’est pas tromper…
– C’est… Avec Patrick je n’y avais même pas pensé…
– Et tu ne verras aucun inconvénient à ce qu’il continue à me soumettre et à me prendre devant toi. Tu adoreras qu’il nous baise ensembles. Voire ça t’exciteras encore plus. Et si ce soir j’allais chez lui pour qu’il me fasse l’amour… Ce ne te chiffonnerais pas plus que çà… Et tu sais pourquoi ma chérie ?
– Que tu sois seule avec lui je n’aimerai pas trop… Non je n’aimerais pas ! Je t ‘écoute !
– Tu es et tu ne seras jalouse que des femmes ! Parce que je suis à toi, je suis ta femme… ta nana, ta gonzesse… Et si tu ne fais pas attention ton clitoris va se transformer en pénis ! Remarque Jul ça passe comme prénom…

Je reste scotchée par le petit discours de Chloé.
Hormis le fait que je n’aimerai pas la savoir avec Patrick sans moi. C’est un sans faute !

– Et tu… Que je pense que tu sois ma nana, ça te plait ou pas ?
– Tu n’arrives pas dire « ta femme » ? Dit le Jul…
– Que tu sois ma femme ?
– Je ne me pose jamais la question. C’est naturel pour moi depuis le début ou presque. Je suis ta femme depuis longtemps… Oh la vache Jul comment t’es rouge ! Tu as honte que je sois ta femme ? Dit le encore s’il te plait !
– Je n’ai pas honte… Tu es ma femme…
– On dirait que tes joues vont s’enflammer ! C’est la première fois pour moi aussi. Je veux dire… Que je me sente « appartenir » à une autre. Encore Jul… Dis-moi que je suis ta femme…

Sa main s’est glissé dans mes jeans tandis qu’elle m’embrasse et je déboutonne ma braguette et creuse mon ventre pour qu’elle puisse vite trouver ce qu’elle cherche, le tout en lui disant qu’elle est ma femme.

– Et ta femme adore te faire plaisir ma Jul…

Chloé avoue qu’elle ne comprend pas mais accepte ce que je demande. Je tiens à ce qu’elle soit sincère et honnête et me dise ce qu’elle pense de mes désirs et elle soupire en me répondant.
Elle est moqueuse en disant qu’elle se laissera baiser par Patrick mais ne touchera plus une femme. Puis elle m’embrasse en me demandant de l’excuser.

– Patrick est le premier mec qui me fait jouir. Mieux que ça, j’adore qu’il me baise. Mais je n’ai connu que deux autres types avant lui. Et tant pis si je ne peux pas avoir Marie… Ou une autre !
– C’est une sacrifice en somme !
– Non ! Et je ne parle que de ce qui se passera devant toi ! Parce que moi aussi je suis jalouse Jul… Nous n’en avons jamais parlé mais ne t’avise pas de te taper un mec sans moi et encore moins une nana. Et idem pour moi !

Elle est redevenue très sérieuse et continue en me caressant la joue.
Elle a compris qu’elle m’avait déçue.

– Je sais que tu ne le ferais jamais… Promis ! Mais maintenant c’est dit ! Par contre parlons de toi dans nos relations de ce soir… Prenons cet exemple ! Parce qu’en plus d’être ta nana je suis ta soumise. Tu as envie de Marie ? Tu as mon autorisation … Pas parce que je suis ta soumise. Parce que cela ne me dérangera pas. Ca m’excitera même. Tu ne veux pas qu’elle me touche… Dans l’euphorie du sexe, j’en serai frustrée. Et ça aussi, m’excitera.
– Et pour ce soir… Si tu avais le choix ?
– Et elle me dit çà avec un air si triste…
– Pas triste non… Dis-moi la vérité par contre.
– Putain Jul… Je n’aurai qu’une envie ! Lui bouffer la chatte pendant qu’elle te bouffe la tienne ! Heu… Mais ensuite vous me boufferez toutes les deux hein !
– Salope !

Elle sait que cette fois mon « salope » n’est pas employé comme je le fais d’habitude.
Elle m’embrasse longuement, et c’est un tendre baiser.

– C’est que j’aimerai Jul… Tu dois faire avec. Je fais la différence entre sexe et sentiments. Comme tu le faisais avec ton mec. Avec moi tu n’y arrives pas apparemment. Je ferai avec moi aussi ma chérie… Et je t’assure que je le vivrai bien. Promis !

Nous sommes restées un long moment au téléphone mais les choses sont maintenant très claires. J’ai été franche et directe et Marie a très vite compris. J’ai eu droit au couplet «  Patrick et une autre femme » et m’en suis expliquée. Nous sommes passées d’un programme de soirée conviviale entre amies à une soirée plus chaude, voire brûlante tant que Chloé et elle ne se toucheraient pas. Marie m’expliquant le « mélangisme » et m’avouant que si nous en éprouvions l’envie, il serait facile de nous exciter sans même nous toucher. Qu’elle aimait beaucoup regarder les autres… Qu’elle avait bien compris mon dilemme avec Chloé et qu’elle ne la toucherait pas si je ne le voulais pas. Et nous tombons d’accord pour ne rien changer de sa tenue pour ce soir. Marie lâchant très vite qu’être ainsi devant nous et de subir ce qui se passerait l’exciterait beaucoup . Et s’il ne se passait rien, ce serait une très agréable soirée pour elle, sachant qu’elle nous exciterait quand même. Ses questions sont directes et je lui réponds très franchement. J’ai envie d’une soirée plus sexy que conviviale. Et ce sera plus que sexy oui. Ce qui est sûr, c’est que Chloé sera exhibée et soumise. Et oui j’ai très envie d’elle. Mais si Chloé lui est interdite, je ne me sens pas de me jeter sur elle. J’ajoute que c’est compliqué pour moi et préfère de rien promettre.
Le reste de la journée est passée vite.

Chloé revenue de ses emplettes, affairée à la confection de ses sandwichs n’a pas décollée de la cuisine. Quant à moi, j’ai lu sans quitter le canapé.
Chloé n’a pas voulu de mon aide et j’ai pourtant insisté.
La cuisine est un champ de bataille. Elle dit qu’elle a terminé et je vole un mini sandwich, la laissant faire semblant de rouspéter. Je ne sais pas ce qu’elle colle dedans mais ces machins sont toujours délicieux. Je suis nulle aux fourneaux et ne comprends même pas l’expression cordon bleu. Chloé aime cuisiner. Mais c’est moi qui lave et m’occupe du désordre.

– Je vais remettre de l’ordre. File à la salle de bain. Tu te fais belle. Toute belle ! Tu m’as compris…
– Oui je sais… Chatte toute lisse et gambettes épilées comme une star de porno. Dis-moi que je suis ta femme chérie ?
– Parfois tu… Oui tu l’es ! Pourquoi ne parles tu pas toujours comme tout à l’heure c’est… Bon je n’ai pas eu droit à « guibolles » au moins. File ! Ce que tu portes ce soir est sur le lit.

Je n’ai pas montré les cadeaux de Marie à ma compagne. Elle est vite sortie de la salle de bain et reste devant moi, un verre de vin à la main.
Elle me tend le vin avec un sourire, dit qu’elle va attendre avant de s’en servir un. Elle est toujours nue évidemment…

– Y a rien sur le lit Jul…
– C’est ce que tu porteras tout à l’heure…
– Et j’te dis qu’y a rien !
– Et je te dis que c’est ce que tu portes ce soir. Rien !

Plus un son et je ne peux m’empêcher de lever les yeux sur elle. On pourrait croire qu’elle joue une comédie mais je la sais sincère. Et surprendre Chloé est très facile. Sa naïveté et sa timidité ne sont jamais feintes. Elle est adorable. Ne dit plus un mot et attend…

– Il y a un paquet sous le lit par contre… File et apporte-le.

Les sous-vêtements lui plaisent et elle m’embrasse gentiment en me remerciant.
Elle manipule un instant la cravache en lâchant un « aie aie aie » surpris.
La paire de menotte la fait sourire.
Collier et laisse rejoignent la cravache et les menottes sur la table de salon et elle reste un moment interdite devant l’objet qu’elle tient en main.

– D’abord va chercher tes pinces à seins… Ensuite je te parle de ça.

Je ne m’attendais pas à cette réaction.
Chloé est d’accord pour porter collier et laisse mais refuse l’autre jouet.
Pas question qu’elle mette le collier à boules et surtout pas comme je tiens à ce qu’elle le porte.

– Pourquoi pas ?
– Parce que c’est tout !
– Dis-le ! Dis-moi ce que tu ressens…

Ses yeux perdent un peu de la colère qu’ils distillent.

– Avec toi peut être je pourrai, mais pas avec Marie…
– Pourquoi ?
– Putain Jul ! C’est trop humiliant… Et moche !

Je l‘attire contre moi pour l’assoie sur le canapé.

– J’ai acheté ce collier avant d’inviter Marie. Mais justement Marie est la cerise sur le gâteau ce soir. Oui c’est vrai, tu as raison et j’ai depuis un moment très envie de çà. De t’humilier… Tu es ma salope ou non ?
– Tu le sais très bien… Mais je n’veux pas là… Ta femme ne veut pas quoi !
– Et moi j’en crève d’envie… J’ai envie que tu aies vraiment honte devant moi. Jusqu’ici je ne t’ai pas humiliée même si je pensais le faire en te faisant lécher mes pieds.
– C’est pas pareil… J’aurai l’air de quoi avec ton truc entre les fesses.
– Et bien… Tu as un cul magnifique… Le mieux serait que tu l’essaies et je te donne mon avis. Ensuite tu le gardes ou pas… Je te le mets ?

Chloé ne répond pas et je répète mais cette fois affirmativement que je vais le lui mettre.
C’est un collier à boules comportant cinq boules espacées et reliées entre elles.
Je pousse doucement ma compagne pour qu’elle bascule sur le canapé fesses tournées vers moi. Chloé se laisse faire sans broncher.
Elle se contracte sur mon doigt que j’ai humecté et qui pénètre son anus mais reste silencieuse.
Mon doigt bouge, je procède doucement attentive à ne pas lui faire mal. D’habitude je la doigte un peu plus brutalement mais je ne tiens pas à ce qu’elle se braque.
Mes deux doigts mouillés fouillent doucement son petit trou sans que Chloé paraisse excitée par ce que je lui fais. Je retire mes doigts et pose la première boule rouge sur son anus.
Je pousse lentement et l’objet le pénètre.
Une crispation du corps et ses fesses se contractent.
La deuxième boule suit le même chemin et je me baisse pour déposer un baiser sur une fesse ferme.

– Lève-toi ma belle !

Chloé et debout, toujours silencieuse, de dos et immobile.

– Déplace-toi… Et marche un peu…

Les deux premières boules enfoncées maintiennent son collier en place.
L’anneau qui termine l’objet se balançant mi cuisses sous la démarche de Chloé. Je lui demande de se baisser les fesses vers moi, et elle obéit sans rechigner.
Puis je lui dis de revenir à mes côtés. Toujours debout, immobile et muette.
Chloé garde ses yeux baissés et ses joues sont d’un joli rouge coquelicot.

– Tu as honte salope ! J’adore te voir comme ça. Dis-le que tu as honte !
– Bien sûr que j’ai honte ! J’ai jamais eu aussi honte. J’ai l’air d’une conne en plus…
– Tu veux mon avis ?

Je dois répéter ma question avant qu’elle me réponde d’une toute petite voix.

– Approche…

Chloé obéit et je baisse mes jeans en me contorsionnant. Je ne porte rien dessous.

– Juste un doigt ma chérie… Tu auras mon avis sur ce que j’ai vu. Et tu le lèche ensuite…

Chloé est toujours bloquée sur sa décision mais je lui laisse le choix.
Elle a constaté que j’avais pris du plaisir à la voir évoluer ainsi mais hésite encore à m’obéir.

– Tu te sens humiliée mais tu m’as obéis pour te promener devant moi avec le visage brûlant de honte. J’adore te voir toute rouge. J’adore te faire avoir honte. Tu peux m’obéir… Ou simplement me faire plaisir
– Oui j’ai honte mais avec toi je m’en fout ! Non je m’en fout pas mais… J’aime çà… C’est… J’ai honte mais ça m’excite…
– Et je te promets que tu aimeras le regard de Marie sur tes fesses.
– C’est moche ! J’ai l’air d’avoir une queue qui pendouille…
– Dit comme çà… Ce n’est pas esthétique c’est vrai. Mais très excitant. Je mouille à te regarder. Tu as l’air d’une vraie salope soumise. Une salope qui aime se faire humilier par sa maîtresse. Et devant une amie en prime.

Elle est moins rouge mais loin d’être à l’aise.

– Allez ma belle… Tu te poses toi-même les pinces et mets ton collier et ta laisse… Je vais me préparer.

Pubis lisse et plus un poil superflu sur le corps. J’apprécie la douche à peine tiède et me retiens de me caresser sous l’eau qui m’inonde en imaginant la soirée qui m’attend.

– Putain Jul ! D’où ça sort çà ?

Je ne vais pas lui avouer la vérité ce soir mais c’est la première fois que je porte un tailleur en dehors de ma vie professionnelle. Et surtout chez moi…
Elle ne m’a jamais vue en tailleur.
Un joli gris anthracite, veste ouverte sur un chemisier décolleté bordeaux, jupe droite dessous genoux et escarpins noirs. Du coup elle fait petite à mes côtés.

– Si tu es sage tu verras ce que je porte dessous…

Chloé tout à coup fait vraiment une drôle de tête. Elle semble d’un coup abattue.
Au point que je m’en inquiète un peu.

– Qu’est-ce que tu as ma belle ? Je ne te plais pas ?
– Si… Tu es top…
– Qu’est-ce qui ne va pas ?

Je reste coite quand la première larme coule et m’affole un peu quand Chloé fond en larmes.
Je suis contre elle en deux enjambées et le serre contre moi en lui répétant plusieurs fois de m’expliquer ce qui lui prenait.
Elle a ses bras autour de mon cou et ça me rassure mais je vais devoir attendre que les sanglots cessent. Presque un petit quart d’heure de grandes eaux avant que ma jolie brune puisse m’expliquer.

– Je vais avoir l’air de quoi moi… J’ai l’air de quoi déjà… A poil avec cet attirail…
– Tu m’excites beaucoup comme çà…
– Tu ne comprends rien… Toi tu la joues reine du bal et moi pute bas de gamme…
– Oh je comprends… Tu m’as fait peur tout à l’heure parce que tu m’as surprise mais j’ai compris… Et tu es assez expressive là. Reine du bal non… Et toi tu n’es pas une pute bas de gamme. Je suis la maîtresse qui exhibe sa soumise. Et qui fait de son mieux pour l’humilier… Tu resterais bien plus belle à poil que moi en robe de soirée d’ailleurs mais je ne peux rien faire sur ce point…
– Putain Jul… Mais Marie… Je vais crever de honte devant elle. Déjà que là… Devant toi c’est terrible…

Je prends le temps de réfléchir pour peser le pour et le contre.
Dois-je révéler à Chloé que Marie qui ne tardera plus, doit déjà être sous les affres de la honte ? Qu’elle s’attend à être la seule à se retrouver nue et cravachée… Je décide de garder le secret tout en préservant ma compagne.

– As-tu confiance en moi ? Je ne parle pas de nos relations maîtresse/soumise… As-tu confiance sur le fait que je ne te ferai jamais de mal ?
– Je t’adore tu le sais…
– Tu aimes que je sois ta maîtresse ?
– Oui j’aime…
– Maîtresse n’est qu’un jeu… Tu es trop importante pour moi pour que je prenne le risque de tout gâcher avec des bêtises même très excitantes. Si je te promets que tout va bien se passer… Tu me fais confiance ?
– J’ai… Jul je vais mourir de honte je t’assure…
– Et si je te promets que oui tu vas crever de honte un bref instant et que tout se passera bien ensuite… Une vraie promesse !

Elle me braque ses yeux noirs en plein visage et c’est Chloé le pitbull qui me fait soudain face.

– Et puis merde…. De toute façon je l’ai cherché… J’en crèverai pas…
– Ce n’est pas ce que je te demande Chloé !
– Tu n’es pas à ma place mais je ne t’en voudrais pas. Promis !
– Chloé… Réponds-moi !
– Oui j’ai confiance en toi bien sûr.
– Alors tu obéis et tu me fais confiance…De plus, il est très possible que rien ne se passe ma belle.
– Ben tiens … Tu parles !

J’ai un peu chaud avec ma veste mais elle fait partie de la panoplie prévue.
On sonne et Chloé qui vient de déposer une assiette sur la table se redresse en me jetant un regard timide.

– Je n’veux pas aller ouvrir…

Un sourire et sans lui répondre je pars vers l’entrée.
Marie est sur le palier et son trench goutte de pluie.
Elle a un joli parapluie vert en main et me sourit en me parlant de ce temps pourri.
Lourd et pourtant si humide depuis deux jours.
C’est la première fois que nous nous voyons chez moi et je l’invite à entrer.

– Entre Marie… Ne fais pas attention au désordre, et aux cartons… Je suis trop rarement chez moi pour m’occuper de mon appartement. Donc nous sommes d’accord… Ce n’est pas forcément sexe ce soir ? Mais exhiber Chloé j’en meurs d’envie.
– Et l’exhibition n’est pas du sexe peut-être ? On s’en fiche Juliette… Quelle que soit le déroulement de la soirée, je suis heureuse d’être avec vous deux. Tu es… Ton tailleur est très joli.

Je remercie Marie d’un sourire et je sais qu’elle a compris le pourquoi de cette tenue. Et ses yeux trahissent son excitation.
Et ce sont les retrouvailles de Chloé et Marie.
Marie ne se gêne pas pour regarder Chloé d’un air gourmand.
Elle embrasse ma chérie sur la joue. Joue d’un rouge flamboyant…

– Je ne sais pas si je dois dire que je suis contente de te voir ou excitée de te voir… Les deux ensembles… Quel accueil Chloé.

Chloé sourit timidement sans répondre, et c’est très excitant de la regarder se tenir bien en face de Marie.

– Tu vas chercher le vin ma belle s’il te plaît… Le temps que Marie s’installe.

Sans sourciller même si je me doute de la tempête qui doit la dévaster, Chloé se détourne et part vers la cuisine. Bien sûr Marie la suit des yeux et ne peut retenir un « Oooh » de surprise.
Je profite de l’absence de ma compagne pour glisser à Marie de garder son trench un petit moment encore.

– Ça va être difficile de ne pas sombrer dans la luxure avec Chloé et toi sous les yeux tu sais…

Elle rit doucement en me prenant la main, ajoutant que cela risque d’être encore plus excitant.
Chloé est revenue et nous sommes toujours debout devant le canapé.

– Tu veux bien poser la bouteille sur la table de salon. Marie n’a pas eu le temps de détailler tes fesses…
Marie… Que penses-tu de mon idée pour les fesses de Chloé ?

Chloé dépose la bouteille sortie du réfrigérateur sans trop se baisser et nous nous régalons du spectacle de son joli cul.

– J’avoue que j’adore… Tu as fait de notre jolie brune une vraie soumise. Ça fait salope au possible mais c’est terriblement excitant.

La pauvre Chloé respire assez fort pour que je comprenne qu’elle se contient. Et ce n’est pas de l’excitation. La bataille entre la honte, l’humiliation et la colère fait rage dans sa jolie tête. Et certainement un peu de chagrin aussi…
C’est surtout pour ça qu’il est temps de lui permettre de se détendre un peu.
Dernière ligne droite… Il faut qu’elle accepte ce que je vais lui demander.

– Chloé ?

Elle se retourne vers nous, ses superbes seins pincés attirant nos regards.
Elle n’a pas dit un mot depuis l’arrivée de Marie. Elle me répondait à peine depuis qu’elle portait son collier mais elle est au bord de l’explosion. Et ce sera pleurs et cris de colère.

– Tu veux bien débarrasser Marie de son parapluie et de son imper s’il te plaît… J’irai les mettre au porte manteau.
Je n’ai pas osé lui ordonner de le faire elle-même.
Marie ne bouge pas. Chloé est immobile… Et ma chérie me surprend encore.

– Bien maîtresse…

Elle a dit ça avec une ironie et s’avance vers Marie. Elle a un instant d’hésitation et déboutonne lentement le trench mouillé.
Le déshabillage a été fait dans le plus grand silence et seul le bruit des boutons qui sautaient animait le salon.
Marie est nue… Ses seins pincés face à ceux de Chloé pincés eux aussi.
Une Chloé qui se détourne de notre invitée et se retrouve face à moi me tendant le parapluie et le vêtement humides.
Elle a ses yeux dans les miens et j’y déchiffre un mélange de soulagement et de gratitude. Sa bouche dessine un inaudible mot que je traduis par « merci ».

– Tu l’as si bien fait… Tu m’appelleras maîtresse toute la soirée.
– Oui maîtresse…

Cette fois aucune trace d’ironie quand elle le dit…