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Un amour d’esclave – Ch 9

Un amour d’esclave – Ch 9



Première fois

La suite ! N’hésitez pas a me dire en commentaire ce que vous en pensez, a laisser une petite note et pourquoi pas des idées pour la suite ?

Bonne lecture !

——–

« Mon petit orgasme m’a permis de reprendre mes esprits et de redescendre sur terre… J’ai retrouvé un semblant de contrôle de mes mouvements, et j’ai senti pleinement la fougue avec laquelle Maitre m’embrassait. Il s’était toujours montré passionné avec moi, mais jamais autant. Je n’ai pas cherché à Le contrôler. Je profitais de chaque seconde de passion qu’Il m’offrait…

Par-dessus son épaule, j’ai vu mademoiselle Amandine qui vaquait à ses occupations comme si de rien n’était. Comme si son amant n’était pas en train de dévorer Son esclave de baisers en la plaquant contre le mur.

Finalement, Lui aussi a repris le contrôle, et sans pour autant nous séparer, nos baisers se sont faits moins gourmands. Nous étions toujours collés l’un à l’autre, Son visage contre le mien, Son nez contre mon nez, Ses mains autour de ma taille et les mienne sur Ses épaules. Nous nous regardions, les yeux mi-clos, lançant parfois un coup de lèvre en espérant trouver celle de l’autre.

Dans un mouvement que j’ai deviné déchirant, Il a reculé et S’est décollé de moi, me libérant de mon coin de mur et m’attirant à Lui. Après un nouveau baiser, Il m’a appuyé sur les épaules, et je me suis instinctivement agenouillée, les yeux levés vers Lui »

J’ai glissé mon index dans sa bouche, et elle l’a sucé délicatement, comme s’il s’était agi de mon sexe. Je me suis retourné, et sans l’en enlever, je l’ai guidée jusqu’au salon en me servant de mon doigt comme d’une laisse. Je me suis assis sur le canapé, et en me retournant, j’ai vu que ma petite esclave s’était débarrassée de ses vêtements, qui trainaient sur le chemin. D’un signe de main, elle s’est dressée dans sa position et m’a regardé, les yeux brulants de désir.

Elle était si belle ainsi offerte, avec uniquement sa pudeur et mes yeux pour couvrir son corps nu…

Je me suis penché vers elle, et je l’ai caressée… Ses hanches, ses cotes, sa poitrine ou ses joues. Toutes ces zones que je savais sensibles chez elle et auxquelles elle me donnait l’accès. Ses joues ont continué de rougir, et quand j’ai embrassé son front, je l’ai entendue ronronner de plaisir.

Mon cœur battait la chamade, et je savais que le sien en faisait tout autant. Nous savions tous les deux comment allait finir la soirée… Tous les trois : Amandine nous regardait depuis la cuisine, curieuse, en train de siroter une tasse de thé. Quand nous étions seuls tout à l’heure, elle avait insisté pour regarder et ne pas prendre part à la première fois où je ferais l’amour à mon esclave. C’était un moment très important pour nous, et puis surtout, Eloïse avait subi la même chose la veille. C’était à son sens la meilleure manière de repartir sur un pied d’égalité avec elle.

J’ai attiré Eloïse à moi en passant ma main derrière sa nuque. Bien dressée, elle s’est laissée entrainer, et ne s’est pas jetée en avant vers mon sexe. Elle a docilement posé la joue sur ma cuisse, le regard certes fixé sur la bosse qui déformait mon pantalon, mais attendant que je lui offre mon sexe tendu moi-même.

Malgré son état d’excitation, elle a fait preuve d’une retenue incroyable quand je lui ai finalement glissé mon membre dans la bouche, et l’a sucé doucement, très doucement. Elle semblait vouloir faire durer les choses le plus longtemps possible pour pouvoir en profiter le plus possible. L’idée m’intéressait !

Elle donnait simplement des petits coups de langue, un peu partout sur mon sexe, essayant de toucher mes testicules de temps en temps. Au bout de quelques minutes de ce petit jeu, elle a posé sa bouche sur ma hampe et ses lèvres ont pris le relais sur sa langue. A part pour me jeter un regard brulant de temps en temps, elle ne quittait pas mon sexe des yeux, comme pour surveiller qu’il ne disparaitrait pas, qu’il resterait là pour elle.

Ma petite esclave me donnait un plaisir fantastique, et je ne voulais pas rester passif. Je lui ai fait signe de monter à quatre pattes sur le canapé, fesses en l’air, sans arrêter ses douceurs. J’ai glissé un doigt dans sa raie pour lui rendre la pareille, passant rapidement sur son anus, m’attardant beaucoup plus à l’entrée de sa grotte, dégoulinante de plaisir depuis que nos jeux avaient débuté au restaurant. Elle semblait être dans un état d’excitation tel, que des filets de mouille avaient coulé de sa fente et s’étaient perdus dans les poils de sa toison.

Je l’ai doigtée lentement avec mon index, passant et repassant entre ses lèvres, à l’entrée de son vagin, en faisant en sorte qu’elle mouille toujours plus. Si j’arrivais à chaque fois à l’exciter et à la faire mouiller, elle n’était plus déconcentrée par mes caresses et poursuivais sa fellation avec tendresse et passion. A peine quelques semaines auparavant, elle ne pouvait pas faire quoi que ce soit si je la caressais en même temps. Désormais, elle était toute heureuse de savoir prendre du plaisir tout en m’en donnant.

Elle commençait également a bien me connaitre, et sentait quand je commençais à monter trop vite. Elle s’arrêtait quelques instants, me laissant redescendre tant bien que mal tant ses regards coquins m’excitaient eux aussi. Ce soir-là, quand elle m’a senti à la limite, elle s’est retournée sur le dos, la tête posée sur mon entrejambe, les yeux levés vers moi. Elle a écarté les jambes pour m’inciter à continuer mes caresses, mais j’ai préféré caresser son ventre pour calmer le jeu pour elle aussi.

« Je sentais le sexe de Maitre rétrécir contre ma nuque à mesure que Son excitation retombait. Pendant tout ce temps, je jouais avec Ses mains qui caressaient mon ventre, puis quand je L’ai senti complètement calmé, j’ai recommencé à jouer, sans attendre Son ordre, mais pour Son plus grand plaisir.

Je me suis à nouveau agenouillée entre Ses jambes ouvertes, et je L’ai sucé un petit moment, mais avant qu’Il ne soit bien dur, ma bouche est remontée le long de Son ventre, jusqu’au bas de Son torse. Je Lui grignotais la peau du bout des dents, et la position faisait que Son sexe se trouvait juste entre mes seins.

Grâce à Maitre, j’avais en grande partie accepté mon corps. Seuls mes petits seins me complexaient toujours un peu, car Maitre –malgré Son imagination débordante, n’avait jamais trouvé de moyen de prendre du plaisir en se servant de ma poitrine. J’aurais aimé avoir une poitrine un peu plus volumineuse, pour avoir le plaisir de pouvoir lLe masturber en serrant Son membre entre mes deux seins, mais non…

Ce soir-là, nous leur avons découvert un usage encore plus sensuel…

En pressant ma poitrine contre Son bas ventre, Son sexe était serré entre nos deux corps. Il me suffisait de frotter mes seins à Son pubis pour que les mouvements décalottent Son gland et le fassent grossir assez rapidement. La première tentative est restée expérimentale, et sans huile pour lubrifier nos peaux, j’ai eu peur que le massage ne soit un peu douloureux pour Lui.

Alors j’ai arrêté, et je me suis contentée de mordiller Son torse. Maitre gémissait de bonheur, et au comble du plaisir, Il a serré Ses bras autour de moi pour me caresser délicatement le dos. J’ai collé ma joue contre Son cœur. Je l’entendais battre à tout rompre… Plus bas, le mien semblait battre au même rythme que les tressautements de Son sexe qui gonflait encore et toujours.

-Je t’aime tellement ma toute belle… ma Câline…
– Je Vous aime aussi Maitre.
– Je veux te faire l’amour ce soir. Encore et encore, jusqu’à ce que tu me supplies à genoux de te laisser respirer.
– Maitre, si je ne Vous redemande pas de me prendre, c’est que je serais tombée d’épuisement !
– Pari tenu… »

Nous avons ri comme des gamins… Elle s’est hissée jusqu’à mon cou et m’a tendrement embrassée, puis a reculé légèrement.

« -J’ai une surprise pour Vous Maitre…
– Une surprise ?
– Installez-Vous confortablement, et laissez-moi faire ! »

Intrigué, j’ai fait ce qu’elle me demandait, les bras pendants à côté de moi. Elle m’a lancé un regard plein d’excitation, puis s’est approchée de mon entrejambe en souriant. Elle a caressé mon sexe un petit moment, puis elle a ouvert la bouche en grand et s’est penchée au-dessus de mon membre tendu. J’ai écarquillé les yeux en la voyant avaler mon sexe de haut en bas, et coller son nez à mon pubis.

Amandine aussi était soudain très intéressée par la démonstration de gorge profonde d’Eloïse. Une fois bien installée, je l’ai sentie faire quelques mouvements de gorge qui ont massé mon gland, confortablement lové au fond de sa bouche. Submergé par le plaisir, je n’ai pas pu m’empêcher de poser ma main sur sa nuque, pour l’encourager, comme je le faisais quand elle me suçait.

Là, brutalement, elle a attrapé ma main et l’a retirée, avant de se dégager de mon sexe en toussant. Quand elle a réalisé sa rébellion, elle a eu un regard désolé, mais j’étais le fautif et je ne l’ai pas réprimandée.

« -Pardon Maitre, je … Je n’y arrive que quand on ne me tient pas la tête…
– Je te demande pardon Eloïse, je n’aurais pas dû… Mais comment tu arrives à faire ça, c’est fantastique !!! »

« J’avais vu dans des vidéos des femmes faire des gorges profondes, et j’avais été impressionné par la taille des membres qu’elles arrivaient à prendre en bouche. Alors avec le gode à ventouse que m’avait acheté Maitre, j’avais essayé…

Et je m’étais impressionnée…

Non seulement j’arrivais relativement facilement à arriver jusqu’à la base du gode, mais en plus je n’avais pas la sensation de m’étrangler comme je l’avais vu dans les films. En gros, tant que je prenais ma respiration, je pouvais tenir le sexe au fond de ma gorge. Une fois cette partie maitrisée, j’avais appris à faire des petits mouvements de gorge, comme si j’avalais ma salive, pour pouvoir stimuler le membre que j’avalais. Je n’avais jamais eu l’occasion de voir ce que ça faisait sur un vrai sexe, mais la réaction de Maitre me montrait que c’était plutôt concluant.

Redoublant d’enthousiasme, j’ai recommencé. Quand j’ai repris mes petits mouvements une fois Son sexe bien planté au fond de ma gorge, j’ai entendu Maitre gémir de plaisir comme jamais. Il m’a même suppliée d’arrêter pour ne pas Le faire jouir trop tôt.

-Mon ange, tes talents cachés me comblent de bonheur !!! Tu en as d’autres en réserve ?
– Je ne sais pas…
– A partir de maintenant, séance tous les soirs pour les chercher !!!
– Vraiment ???
– On y réfléchira !!! Tu y arrives si je suis debout ?
– Normalement oui…
– Tiens mes mains pour te hisser si tu veux.

Il s’est levé, et je me suis faite toute petite entre Ses jambes. J’ai dirigé Son membre vers le bas, sans trop tirer dessus pour ne pas Le blesser, et j’ai attrapé Ses deux mains. J’ai pris une grande respiration, et en me tirant sur Ses mains comme Il l’avait suggéré, je me suis lentement planté Son sexe dans la bouche.

Arrivé au fond, j’avais Ses testicules sur le menton, mon nez contre Son pubis, et surtout je voyais en levant les yeux le feu qui brulait dans les sien ! J’étais tellement fière de Lui donner autant de plaisir !!! Et je sentais que Lui aussi, Il était fier de moi !

Encouragée, j’ai voulu essayer quelque chose de nouveau. Je me suis poussé vers le bas en me servant de Ses mains comme appui, comme pour me dégager de Son sexe. Mais mes poumons étaient encore suffisamment plein, et à mi-chemin j’ai repris le chemin inverse et je suis remontée. A cause de cet enchainement, ou des tremblements de plaisir de Maitre, je ne sais pas, j’ai eu un haut le cœur qui m’a obligé à me libérer la gorge et à prendre ma respiration.

J’ai nettoyé un petit filet de bave qui coulait à la commissure de mes lèvres, et je me suis penchée en arrière, joueuse.

-encore ? »

« – Plus tard gourmande ! »

Je l’ai attrapée et je l’ai soulevée dans mes bras. Je l’ai portée jusque dans ma chambre, lentement, pour pouvoir profiter du romantisme de l’instant. Elle a enroulé ses bras autour de mon cou et a reposé sa tête contre mon torse. Les bras dans son dos et sous ses genoux, je la portais presque sans effort, elle semblait légère comme une plume. J’aurais pu rester dans cette position suffisamment longtemps pour qu’elle s’endorme, en la berçant.

Mais je ne voulais pas qu’elle s’endorme, pas tout de suite…

Je l’ai posée délicatement sur mon lit, et elle a rouvert les yeux. J’y ai vu du désir, mais aussi et surtout de l’inquiétude. En oubliant ses expériences malheureuses avec ses précédents amants, c’était sa première fois… Et c’était notre première fois. Elle avait peur que tout ne recommence, qu’elle ne puisse pas me donner de plaisir, qu’elle ne puisse pas en prendre… Je voyais dans son regard qu’elle ne pensait pas être à la hauteur de mes attentes.

Quelles attentes ? Je la voulais simplement elle…

J’ai posé une main sur chacun de ses genoux et je lui ai ouvert les jambes lentement, avant de me pencher au-dessus d’elle. Elle respirait de plus en plus fort à mesure que l’instant fatidique approchait. Elle regardait mon sexe, le sien puis mon visage, cherchant désespérément quelque chose à faire, puis a ouvert la bouche pour parler, mais j’ai posé ma main dessus pour l’en empêcher.

« – Chhhh…
– Maitre, je…je ne sais pas quoi faire ???
– Tu ne fais rien… tu me laisses… Tu profites
– Mais je…
– Silence ma petite esclave… A partir de maintenant, les seuls sons que je veux entendre sortir de ta bouche, ce sont tes cris de plaisir ! »

Son visage s’est illuminé. D’habitude, je lui donnais pour consigne de retenir son plaisir le plus longtemps possible, là, je lui donnais le droit de jouir autant qu’elle voulait, sans avoir besoin de me demander la permission. Je savais qu’immanquablement, ses cris de plaisir me feraient jouir moi aussi.

« J’étais terrorisée… Jusqu’alors, Maitre avait toujours réussi à me faire surmonter mes blocages, mon manque de considération pour mon corps, la peur d’être regardée… Mais ce soir Il allait devoir affronter quelque chose d’ancré plus profondément encore en moi. Ma vie publique avait connu une amélioration fantastique depuis que j’étais devenue l’esclave de Maitre, mais ma vie privée avait changé plus lentement.

Je savais Lui donner du plaisir et j’en recevais, mais jamais encore nous n’avions fait l’amour. Et à cela, je pensais…non, je savais, que j’étais inutile.

Je me suis pendue à Son cou et je l’ai embrassé pendant qu’il guidait Son sexe sur le mien pour l’humidifier et me prendre facilement. Ça l’a déconcentré un peu, mais j’en avais besoin. Je devais penser à autre chose. Ma plus grande peur était qu’Il me prenne passionnément mais que je ne ressente rien, que je n’aie rien à Lui montrer. Il m’avait autorisée à prendre tout le plaisir que je voulais, ce n’était pas pour rien. Il voulait me voir jouir, savoir que grâce à Lui j’y arrivais.

Et si je ne ressentais rien ? Est-ce que je devrais simuler ?

Ses yeux m’ont demandé si j’étais prête. J’ai hoché de la tête pour Lui répondre que oui… Il est entré en moi doucement, sans me brusquer. Je sentais mon muscle changer de forme, mais rien de plus. Pas la moindre décharge de plaisir. J’ai éclaté en sanglots »

Eloïse pleurait… J’avais tout fait pour ne pas lui faire mal, ce n’était pas de douleur qu’elle pleurait. Malgré toutes nos séances, toute notre préparation, et tous les progrès qu’elle avait faits, elle n’avait donc pas surmonté sa peur absurde de ne pas savoir me satisfaire quand je lui ferais l’amour. J’ai commencé mes mouvements de va et viens sans arrêter de l’embrasser, cherchant à sécher ses larmes du bout des doigts. Quand j’ai trouvé le bon rythme, ma respiration s’est accélérée et j’ai collé ma tête contre la sienne, ma bouche contre son oreille.

Je lui ai fait écouter ma respiration qui s’emballait grâce à elle, et quand j’ai fini par pousser un premier gémissement de plaisir, ses sanglots se sont un peu calmés. Elle a embrassé mon épaule en me caressant la nuque puis sa main est descendue vers mes reins pour accompagner mes mouvements.

J’ai fait monter mes mouvements crescendo, d’abord très lents, pour laisser le temps à son vagin d’adopter la forme de mon sexe, puis plus rapidement. Quand j’ai accéléré encore un peu plus, j’ai collé mon front au sien et nos regards se sont connectés, sans que rien ne puisse nous distraire.

« Les gémissements de Maitre, la flamme qui brulait dans Ses yeux, et Son souffle brulant sur mon visage m’ont mis dans un état second… Je n’y connaissais rien, mais je voyais qu’Il ne simulait pas, Son plaisir était authentique… Il a encore accéléré, et cette fois Ses gémissements se sont transformés en grognements qui m’ont mise dans un état très étrange. Quand Il a poussé un cri, j’ai tremblé de tout mon corps, secouée par Ses coups de rein et cette nouvelle sensation.

Il a passé ses bras autour de mon dos et m’a serré contre Lui tellement fort que je pouvais sentir les battements frénétiques de Son cœur, et j’ai eu l’impression que le mien a accéléré pour pouvoir le suivre. J’ai répondu à Son étreinte en faisant de même, j’ai fermé mes bras autour de Lui et j’ai de nouveau envahi Sa bouche avec ma langue. Ses gémissements étouffés continuaient de me rendre toute chose.

J’ai vu une lueur d’espoir dans notre corps à corps passionné. Pour essayer de l’enflammer encore plus, j’ai dirigé mes mains vers mon sexe pour me masturber pendant que Maitre me limait, mais Il ne l’a pas vu de cet œil et me les a attrapées et immobilisées au-dessus de la tête.

– Oh non ma toute belle, hors de question que tu te donnes du plaisir comme ça !!!

Il m’a maintenue comme ça, incapable de bouger les bras, sans s’arrêter de me prendre, accélérant encore et toujours, semblant inépuisable.

Mais Maitre s’est arrêté à bout de souffle pour ne pas jouir trop tôt. Il s’est redressé et a dégagé Son sexe de mon vagin, en pressant ferment à la base pour bloquer Son plaisir et diminuer la tension. »

Eloïse a pris un air abattu en me voyant m’arrêter. Ses yeux se sont à nouveau remplis de larmes, elle se pensait toujours incapable de jouir. Je me suis penché sur elle pour l’embrasser et reprendre mon souffle un petit moment, tout en la caressant et en la rassurant.

« – j’ai toute la nuit devant moi Eloïse, je ne m’arrêterai pas avant de t’avoir fait jouir ma toute belle…
– je sais Maitre.
– Mets-toi sur le côté, comme ça… Replie la jambe, c’est bon. Tu es installée confortablement ?
– Oui c’est bon. Mais…est ce qu’on pourrait essayer…en levrette ?
– Non. J’ai envie de te regarder jouir droit dans les yeux
– Mais c’est peut être ça qui me bloque ?
– Non, c’est toi qui te bloque ! »

J’ai recommencé, mais en adoptant une nouvelle stratégie cette fois ci. Plus lente, beaucoup plus lente. Je frottais mon sexe le long de sa fente, de son clitoris à l’entrée de son vagin, je la pénétrais, je l’embrassais, puis je recommençais. Son clitoris très sensible lui envoyais des décharges de plaisir, mes baisers tout autant, et seule la pénétration semblait la laisser de marbre.

Le rythme était suffisamment lent pour que je ne me fatigue pas. Amandine par contre avait du mal à suivre notre jeu et je la voyais en train de s’assoupir sur le fauteuil de ma chambre.

« Plaisir. Rien. Passion…

Plaisir. Rien. Passion…

Inlassablement, Maitre répétait les mêmes mouvements. Son sexe me donnait du plaisir en frottant contre le mien, Il me prenait, et me câlinait dans Ses bras. J’avais eu peur que Sa précédente tentative ne le décourage ou le fatigue, mais non. Dès qu’il s’agissait de moi, de mon bonheur, Maitre était inépuisable. Il m’avait dit qu’il essayerait toute la nuit, et je savais qu’Il le pensait.

Plaisir. Rien. Passion…

Dans cette position, je sentais le ventre de Maitre se coller à ma cuisse à chaque fois qu’iIl me pénétrait, les poils de Son pubis chatouillant ma peau sensible, ajoutant quelques sensations à la chose, mais rien de plus.

Plaisir. Rien. Passion…

Il avait une main fermée autour de ma nuque pour me tenir en position, caressant ma joue de Son pouce, et Il se servait de l’autre pour masser ma poitrine ou mon ventre. Quand Il m’embrassait, Il alternait entre mes tétons, mes oreilles ou ma bouche. Il poussait notre passion dans ses ultimes limites, Maitre ne pouvait pas se montrer plus tendre qu’Il ne l’était à ce même instant.

Plaisir. Rien. Passion…

Le corps en chaleur de Maitre faisait monter la température de la pièce, et bientôt j’ai eu chaud moi aussi. Les gouttelettes de sueur qui coulaient le long du front de Maitre se mêlaient aux miennes quand Il m’embrassait, et je cherchais ma respiration plus souvent.

Plaisir. Passion… »

Presque à bout de souffle, j’ai trouvé le courage de continuer ce que je faisais en voyant Eloïse rougir et commencer à transpirer. Quand elle s’est mise à respirer plus fort, son visage a pris un air interrogateur : est ce qu’elle ressentait des sensations inconnues ? Est-ce que mon idée avait payée ?

Répétant inlassablement le même rythme, je voulais que dans son esprit elle assimile la sensation de la pénétration au plaisir qu’elle prenait quand je la caressais, et au bonheur qu’elle ressentait quand je lui montrais toute ma tendresse. En la voyant sourire, j’ai su que ça marchait. Je n’ai rien changé, j’ai continué encore et encore, la faisant monter tout doucement.

Puis progressivement, mes caresses sur sa vulve avant la pénétration se sont faites moins appuyées. Elle n’avait pas l’air de le sentir ou de le remarquer, car son visage continuait de se déformer au rythme de mes pénétrations. Les traits tirés, la bouche ouverte, les yeux mi fermés, je reconnaissais les signes de la jouissance de ma petite esclave.

« Plaisir. Passion…

Je sentais une boule se former dans mon bas ventre, plus grosse chaque fois que le ventre de Maitre frottait ma cuisse. Je ne voulais pas rester passive face à ces nouvelles sensations, mais je savais que Maitre ne me laisserait pas me caresser. J’ai tendu mes mains vers Lui, et Il me les a embrassées, grignotant les doigts un par un, puis me laissant caresser Son torse.

J’attendais impatiemment chacun de ces mouvements, que le frottement de Son pubis contre le mien fasse grossir la boule un peu plus, curieuse de voir la place qu’elle pouvait prendre en moi avant d’exploser. Etait-ce la boule, la fatigue ou la chaleur je ne sais pas, mais désormais je poussais régulièrement des petits soupirs qui avaient l’air de faire le bonheur de Maitre.

Lui à Son tour m’a donné ses doigts à sucer, et je les ai pris goulument dans ma bouche comme si c’était Son sexe qui allait et venait entre mes jambes. Je le sentais presque glisser en moi, au rythme de Ses incessants va et viens. Non, je le sentais vraiment en moi.

A cette révélation, la boule a gonflé d’un seul coup, envahissant non plus mon bas ventre, mais la quasi-totalité de mon corps en me faisant pousser un cri de surprise. Ou de plaisir ? Chaque fois que le membre de Maitre terminait son mouvement en moi je criais, anticipant l’explosion de la boule qui ne venait toujours pas.

Quelques mouvements de plus et elle atteignait ma gorge, bloquant ma bouche ouverte, me laissant incapable de dire quoi que ce soit et m’obligeant à pousser des râles rauques pour pouvoir expirer.

Un de plus et j’ai eu l’impression que la boule explosait, secouant mon corps d’un spasme qui m’a propulsé dans les bras de Maitre en poussant un éclat de rire incontrôlé. Je jouissais de sa pénétration.

Du moins c’est ce que je pensais.

Le coup de rein suivant m’a fait ressentir la même chose, mais en encore plus intense.

Les yeux remplis de larmes et du plaisir que Maitre me donnait, mon regard lui a montré qu’il avait réussi »

Deux mouvements plus tard, Eloïse contractait tous ses muscles en s’accrochant à moi, submergée par un orgasme qui avait l’air pour le moins cyclonique. J’ai arrêté de l’embrasser pour la laisser crier son plaisir à plein poumons : elle l’a hurlé. Tant pis pour les voisins. Elle tremblait comme une feuille morte sur mon lit, cherchant à m’enlacer avec des bras qui ne lui répondaient plus. Elle avait les yeux fixés dans les miens, mais elle semblait ailleurs, dans un endroit encore plus agréable.

Quand finalement elle est redescendue du septième ciel, ses gémissements de plaisir se sont transformés en larmes, et elle a éclaté en sanglot en se serrant contre moi. Je n’ai rien fait pour la consoler car je savais que ce n’était pas de la tristesse, mais du bonheur. Je l’ai laissée se remettre de ses émotions toute seule comme une grande, puis je l’ai embrassée dans le cou en lui chuchotant des mots doux à l’oreille.

« – Tu as aimé ma toute belle ? »

Les yeux embués mais le visage illuminé par un sourire jusqu’aux oreilles, elle a hoché de la tête pour confirmer, et m’a lancé d’une voix faible mais le ton interrogateur :

« -encore ? »

——

Prêts pour la suite ?

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